Coordination
des Associations & Particuliers
pour la Liberté de Conscience CAP pour la
Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté
de Conviction
CAP
Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté
thérapeutique
La
Miviludes veut l´impunité (suite)
Jean-Luc
Martin Lagardette
décembre 2011
Les
sénateurs inventent des crimes pour protéger leur désir
d´entraver la liberté de croyance.
La
Miviludes, lorganisme chargé par lEtat, avec lUnadfi,
de discriminer les minorités spirituelles et thérapeutiques,
est régulièrement vilipendée par les personnes et les
groupes quelle attaque. Et ce, dautant plus fermement que ces
personnes et ces groupes nont jamais le droit à la parole. Cela,
M. Fenech, le président de cet organisme moderne de chasse aux sorcières,
ainsi que ses quelques acolytes députés inquisiteurs, le supportent
mal. Ils ont alors eu lidée de demander limpunité.
Ils pourraient ainsi continuer à calomnier en toute tranquillité,
sans être obligés de rendre des comptes.
L´Assemblée
nationale avait donc adopté, dans la nuit de mercredi 12 à jeudi
13 octobre 2011, la proposition de loi UMP de "simplification du droit
des entreprises", dans lequel figure une disposition visant à
protéger judiciairement les membres de la mission interministérielle
de lutte et de vigilance contre les sectes (Miviludes) en raison des "opinions
qu´ils émettent dans leur rapport annuel".
Mais,
dans un Etat de droit, il faut quand même se justifier pour être
ainsi exonéré des principes contradictoires qui font la base
et lhonneur des démocraties.Quà cela ne tienne
: on invente des crimes commis par ceux que lon veut combattre.
Quand
le Sénat examine à son tour la proposition dexonération
de la Miviludes, il sinterroge d´abord sur la « régularité
juridique » de limmunité demandée pour les acteurs
de la Miviludes, alors que « lexistence de la mission ne relève
pas aujourdhui de la loi », qu « une telle immunité
nexiste à ce jour que pour deux autorités administratives
indépendantes ( ) alors que cette mission interministérielle
nest pas une autorité indépendante » et relèvent
quune « réflexion plus large ( ) sur le rôle
et les conditions de lactivité de la Miviludes » serait
souhaitable.
C´est
heureux que les sénateurs aient saisi le caractère excessif
de la demande. En revanche, ils n´hésitent pas à charger
le chien qu´ils veulent noyer en toute bonne conscience. Pour convaincre
ses collègues de la légitimité dune telle protection
juridique, le rapporteur du texte Jean-Pierre Michel soutient que : «
Larticle 94 A est un cavalier, mais un bon cavalier : il prévoit
limmunité pour les membres de la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes),
qui sont attaqués quotidiennement, y compris physiquement (nous soulignons).
»
Premièrement,
quand ils sont attaqués, ces membres de la Miviludes, cest essentiellement
sur le Net (et jamais par la « grande presse » qui se garderait
bien de faire son travail sur ce thème), par des blogueurs et des associations
de défense de la liberté de conscience, quelques rares fois
devant les tribunaux. Cest la liberté dexpression qui est
en jeu et elle est saine en démocratie.
Ensuite,
lallégation d« agression physique » est "acabradantesque"
! En effet, si une seule agression de ce type avait eu effectivement lieu,
lauteur dun tel acte aurait immédiatement été
jeté en prison et le mouvement auquel il aurait appartenu aurait été
dissout Cela aurait fait un scandale bien utile pour tous les adversaires
de la liberté de croire qui peinent à trouver des éléments
concrets pour justifier leur intolérance. Une aubaine que, malheureusement
pour tous les pourfendeurs de "sectes", celles-ci, bien plus respectueuses
des lois que ce que l´on en dit dans les médias, sont bien loin
de leur offrir...
Et,
pour notre amusement, dans un communiqué du 31 décembre 2011,
le CICNS relève pour sa part « le commentaire ahurissant de M.
Anziani, favorable à cet article, qui trouve que les plaintes de personnes
diffamées par la Miviludes créent des « pressions désagréables
» qui font « perdre du temps (à la Miviludes) ».
Bref,
ce souhait d´impunité dénote une incapacité à
affronter la contradiction et une nostalgie de totalitarisme bien sinistres.