Coordination
des Associations & Particuliers
pour la Liberté de Conscience CAP pour la
Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté
de Conviction
CAP
Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté
thérapeutique
Osce
conférence 2010 Varsovie
Contribution
du Mouvement Raëlien Européen
octobre 2010
Les
libertes fondamentales :
la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de croyance
Je
vous remercie monsieur le président. Lorsque nous quittions l'année
passée ici même l'enceinte de l'OSCE nous espérions que
les gouvernements français et belges auraient à coeur de revoir
leurs politiques de lutte contre les minorités religieuses. Devant
le nombre important de plaintes de diverses ONG, nous avions la naïveté
» de penser qu'il y aurait un changement.
En
effet nous espérions que ces deux pays suivraient enfin les recommandations
de l'OSCE et arrêteraient de promotionner la haine et la peur pour les
remplacer par le respect de la diversité. Ils disent le contraire mais
dans les faits continuent à lutter contre les minorités religieuses
comme nous allons encore le démontrer.
Plusieurs
titres de circulaires et de documents d'états mentionnent encore aujourd'hui
les termes « lutte contre les sectes » et comme vous le savez
cette liste reprend toutes les minorités religieuses. Comme vous le
savez tous pour l'avoir entendu des centaines de fois dans cette même
salle il n'existe en droit aucune distinction reposant sur une disposition
légale entre un « culte » ou une « religion »
et une « secte» et que toute tentative en ce sens serait nécessairement
discriminatoire et incompatible tant avec la Constitution qu'avec la Convention
européenne des droits de l'homme.
En
Belgique le CIAOSN
(Centre d'information belge et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles)
explique sur son site que pour identifier un organisme sectaire nuisible,
il se base son travail sur la liste des sectes fait dans le passé.
On croit rêver. De plus il met à disposition du lecteur une brochure
intitulée « Est-ce une secte» ce qui ajoute encore plus
de la confusion car l'objet de son étude est strictement et uniquement
les « organisations sectaires nuisibles». il ne fait pas s'étonner
dès lors que plusieurs villes
belges nous refusent le droit de réunion ou de pratique de notre culte
en se basant eux aussi sur la liste des sectes du parlement belge.
En
France la masse de documents d'états diffamants incitant à la
peur et la méfiance est astronomique. Quelques exemples suffisent à
le démontrer :
-
L'association de lutte contre les sectes ADFI-Nord exprime dans la bouche
de sa présidente locale Charline Delporte que « Son critère,
c'est le rapport parlementaire de 1999 ».
-
Le 27 novembre 2009 faisant référence à la liste de 173
sectes publiée en 1995 en annexe d'un rapport parlementaire sur les
sectes, Mme Picard, (ancienne député socialiste et présidente
de l'Unadfi, L'association nationale de lutte contre les sectes) a estimé
qu'elle était "bien sur obsolète parce que maintenant elle
en compterait au moins 600". La création d'une liste de sectes
reste donc bien une méthode de travail pour des élus français.
-
la presse nationale s'est empressé de faire paraître un article
juste deux jours avant l'ouverture des session de l'OSCE qui présente
un sondage inqualifiable et totalement anticonstitutionnel qui annonce que
2/3 de la population française pense que les Minorités Religieuses
sont dangereuses pour les familles et la démocratie.
Dès
le 23 septembre 2009 le Sénat français dote la formation professionnelle
d'un "arsenal antisecte"3. On voit que la lutte continue toujours
malgré les beaux discours.
-
En octobre 2009 on pouvait lire que Le secrétaire d'Etat à l'Emploi,
Laurent Wauquiez, a insisté sur la formation professionnelle sur la
lutte contre les sectes indiquant "qu'un dispositif de sanction pénale
est prévu pour interdire aux membres des sectes de créer des
officines de formation".
-
On ne s'étonnera pas que cette année le congrès de Strasbourg
refuse dans son règlement d'ordre intérieur les raêliens.
Il y a 60 ans on disait les juifs.
Cette
année dans la commune de Avesnes en France le droit se réunir
dans une salle de la commune est aussi interdit aux raêliens, le maire
justifiant sa position dans le journal sur le fait que nous sommes repris
sur la liste des sectes.
Sans
doute aveuglé par les organismes de lutte contre les sectes qu'elle
supporte et finance toujours, ainsi que le confirmait cette année à
Londres monsieur Fenech le président de la MIVILUDES
la France ne se pose pas une seule fois la question de la présomption
d'innocence ni ne fait confiance en sa justice pour lutter contre les délits
des groupes religieux.
Sa
volonté comme la Belgique de vouloir punir un crime potentiel qui n'est
pas encore commis, et ne le sera peut être jamais, mène à
toutes les dérives.
Derrière
ces quelques exemples que le temps nous interdit de multiplier il y a de la
souffrance bien réelle du mépris et de la discrimination sociale.
Bien sur nous sommes loin des horreurs et violences que l'on peut entendre
ici même concernant d'autres affaires plus graves mais monsieur le président
il est je pense compréhensible que de la part de ces deux pays connus
pour leur attachement à la démocratie l'on s'attende à
autre chose qu'une politique de discrimination qui ressemble à s'y
méprendre à une politique fasciste en ce qui concerne les minorités
religieuses.
Nous
espérons que l'OSCE et que chaque pays ici présent fera pression
sur ces deux pays pour que cesse cette situation lamentable.
Nos
recommandations sont toujours les suivantes :
L'Arrêt
du financement français des mouvements Anti-sectes, par les contribuables.
La
dissolution de la MIVILUDES et du CIAOSN.
La
suppression de l'arsenal législatif antisecte dont la loi about picard.
L'interdiction
de l'usage des termes « sectes » et « sectaires »
dans tous les nouveaux documents officiels et administratifs, pour être
remplacés par des locutions non ambigües.
L'arrêt
de la formation spécifique de tout fonctionnaire (magistrat, policier,
gendarme, enseignant, éducateur etc.) pour lutter contre les prétendues
sectes.
Un
vote de nouvelles lois, faisant bénéficier les membres de minorités
religieuses des mêmes protections que les juifs ou les musulmans.
Une
modification de la Halde en France et du « centre de l'égalité
des chances » en Belgique pour qu'ils deviennent des organismes qui
promeuvent aussi la tolérance et le respect des membres des minorités
religieuses.
Une
destruction officielle des fameux rapports parlementaires belges et français
établissant une liste de « sectes », en présentant
les excuses des parlements.