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CAP
LC 2008
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CAP
Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté
thérapeutique France
: Les minorités religieuses stigmatisées comme
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Créée il y a plus de dix ans pour lutter contre la discrimination des minorités de religion ou de conviction en France, la Coordination européenne pour la Liberté de Conscience que je représente, tient à manifester sa plus vive désapprobation devant les propos tenus le 26 novembre 2009, par le Secrétaire dEtat à la Justice, M. Jean-Marie Bockel, concernant les minorités de religion ou de conviction qualifiés péjorativement de « sectaires ». Selon ses propos la quête croissante dépanouissement personnel et lémergence de syncrétismes religieux singuliers sont significatifs du phénomène sectaire qui « s'analyse comme une pathologie de la croyance sur fond d'individualisation et de dérégulation de la croyance ». Cette
déclaration publique faite en 2009 lors du premier colloque national
de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Dérives
Sectaires (Miviludes) est visible encore aujourdhui sur le site officiel
du Ministère de la Justice. Ainsi pour les autorités françaises,
il sagit de réprimer les minorités de conviction quelles
considèrent comme déviantes et de tenter de réguler les
croyances. Le Secrétaire dEtat a ajouté que les « dérives sectaires » sont « comparables aux virus mutants, qui diffusent sous des formes souvent insidieuses le poison de la manipulation des conduites humaines et des esprits ». Nous comprenons que les virus en tant que tels doivent être éliminés. Contrairement à laffirmation du gouvernement français à lOsce et aux Nations Unies selon laquelle la Miviludes ne sintéresse pas au contenu des croyances force est de constater que le critère principal retenu par la Miviludes dans son rapport 2008 pour définir les dérives sectaires est qu« une ou des personnes commencent à sattacher à des idées véhiculées », qui sont « différentes des idées habituellement partagées par le consensus social ». Or, il nappartient pas aux Etats dapprécier la légitimité des croyances. La France sest engagée en ratifiant les Accords dHelsinki et la Convention européenne des Droits de lHomme à faire respecter le droit à la liberté de pensée et rester neutre devant toutes les convictions. Bien que la France ait été montrée du doigt en 2005 par la Rapporteuse spéciale des Nations Unies pour la liberté religieuse pour avoir établi une liste noire des « sectes », la Miviludes a maintenant mis en place un « référentiel » denviron 600 mouvements minoritaires sur la base de signalements, daccusations et de délations. Les mouvements visés ne peuvent avoir accès à ces dossiers pourtant mis à la disposition des professionnels de la justice et des pouvoirs publics. Notre association reçoit régulièrement des témoignages concernant la liste noire des sectes de 1995 qui est toujours utilisée pour justifier des mesures discriminatoires contre les groupes y figurant. Cette pratique aujourdhui amplifiée avec le référentiel de la Miviludes, résultant pour ces minorités à des refus douverture de comptes bancaires ou dutilisation de salles de conférence et des discriminations pour leurs membres dans leur vie professionnelle et familiale. Sous limpulsion de M. Fenech, Président de la Miviludes, magistrats, policiers et travailleurs sociaux reçoivent des séances de « formation » concernant les groupes minoritaires fichés dans son référentiel. Des cellules spéciales anti-sectes ont été créées pour intervenir lors des opérations de police contre ces mouvements et sassurer que des poursuites soient engagées. Lindépendance de la justice nest plus assurée en France dès lors que sont mises en cause les minorités de religion ou de conviction. En outre, Mr Fenech a inauguré un nouveau mode dintervention en organisant des visites surprises dans les communautés, usant de son titre officiel pour forcer leur porte et leur imposer la présence des médias afin de les stigmatiser par une avalanche daccusations calomnieuses dans les médias. Une lettre de protestation envoyée par les membres du Monastère cuménique Le Moulin des Vallées en Bretagne victime de cette méthode résume le problème : « Monsieur Le Préfet, nous sollicitons votre aide, pour comprendre comment Monsieur Fenech peut légalement sintroduire dans un monastère, sous couvert dune enquête ministérielle, pour en réalité, aider des journalistes à réaliser un reportage non autorisé ? » Ainsi, nous sollicitons laide des représentants de lOsce pour intervenir auprès des autorités françaises et mettre fin à cette politique dintolérance et de harcèlement des minorités de religion ou de conviction. Merci
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