|
CAP
LC 2008
www.coordiap.com |
|
![]() |
|||
|
CAP
Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté
thérapeutique La
récupération des mouvements avril 2010 |
|||
|
Tous les mouvements de contestation, aussi spontanés et authentiques soient-ils, sont tôt ou tard confrontés au problème de la récupération politicienne et idéologique. Tant quil sagit de créer un front de refus, de dire Non ? à linjustice, à la restriction des libertés, à loppression?, tout le monde est daccord, mais tout se complique dès que sont proposés des essais de réflexion autour de questions de fond : Quelle société voulons-nous construire ? Quelle école pour demain ? Quel mode dorganisation sociale ? Le formatage dune éducation colonisatrice enlève la possibilité de réfléchir par soi-même ou de se référer à sa raison et à son intuition profonde. Participer au débat, se positionner sans avoir recours à des maîtres à penser devient vite une lourde charge et les problèmes paraissent alors insurmontables. La solution de facilité est de se rallier à des courants de pensée partisans et collectivistes. Cest ce renoncement à sa responsabilité individuelle qui est la cause des divisions parmi les contestataires. Certains baissent les bras, dautres deviennent fanatiques et rejettent ceux qui nadhèrent pas à leurs convictions politiques. Là où il y a scission, la récupération des forces vives par des partis ou des organismes sexerce sans obstacle. Pour les rebelles qui refusent de se laisser embrigader dans les syndicats, les partis politiques ou les sociétés secrètes, reste encore le mirage des grands rassemblements citoyens qui ratissent large à léchelle nationale ou internationale. Ces rassemblements, qui arrivent à point nommé, très fédérateurs au départ et fortement médiatisés, ces manifestations aux allures humanistes qui se présentent comme des « espaces » et des « processus » se révèlent vite être des stratégies de récupération qui visent non pas le changement, mais la prise de pouvoir. In fine, tous les mouvements qui dénoncent le capitalisme -parfois avec force talent- sans dénoncer la globalisation et le mondialisme, travaillent en réalité à linstauration du communisme à léchelle planétaire. On a vu les « anti-mondialistes » du premier Forum social mondial de 2001 à Porto Alegre être rapidement rebaptisés « altermondialistes », cest-à-dire, mondialistes autrement ! « ORDO AB CHAO », la devise maçonnique chère à Marx, annonce linstauration du Nouvel Ordre Mondial à partir de la création du désordre. Quel plus beau désordre que celui engendré par le libéralisme économique ? Karl Marx avait prévu que la révolution ne pourrait advenir que comme le dépassement dun capitalisme devenu planétaire. Cest pourquoi le 9 janvier 1848, à Bruxelles, devant lAssociation démocratique, il se déclara favorable au libre-échange : « La situation la plus favorable pour le travailleur est celle de la croissance du capital, il faut ladmettre [?]. En général, le système protectionniste daujourdhui est conservateur, alors que le libre-échange est destructeur. Il rompt les vieilles nations et pousse à lextrême lantagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie. En un mot, le libre-échange accélère la révolution, et cest dans une direction révolutionnaire, Messieurs, que je vote en faveur du libre-échange. » Aujourdhui au niveau mondial, comme hier en Europe, il sagit de se placer au coeur du réseau révolutionnaire et den prendre le contrôle. Le 4 janvier 2010, Bernard CASSEN, secrétaire général de Mémoire des luttes, dans un article intitulé : « Vers un tournant « post-altermondialiste » des Forums sociaux » explique la nécessité de jeter des passerelles avec les forces politiques et avec les gouvernements progressistes?, cest-à-dire ceux de l« Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique (ALBA) ». Dans la même période, à la Rencontre Internationale des Partis de Gauche qui sest tenue à Caracas en novembre 2009, le président du Venezuela Hugo CHAVEZ, a appelé à la constitution de la 5ème Internationale Socialiste, ce « parti-monde » (nommé ainsi par J. Attali) qui a pour vocation de renverser le capitalisme par le socialisme. On assiste en France à une campagne de réhabilitation du terme : communisme. Il faut le dissocier de lidée du despotisme bureaucratique et de toutes ses applications totalitaires qui ont conduit aux massacres sanglants que lhistoire ne peut cacher. Il faut le « moderniser » -formule magique pour faire passer la pilule-, le rendre synonyme de justice, dégalité, de solidarité, dhumanisme et démancipation. Pure propagande ! Communisme contre capitalisme, capitalisme contre communisme, on nen finit pas de ce conflit mondial permanent réduit à la simplicité monstrueuse dun jeu manichéen : lhumanité coupée en deux, le bien dun côté, le mal de lautre, là où il est clair que le capitalisme et le communisme sont la main droite et la main gauche de lesprit matérialiste qui vise la domination planétaire. On ne résoudra rien tant que lon cherchera à gagner contre lautre, tant que lon aura quelquun ou quelque chose à combattre. En étant divisés, on nourrit le jeu des mondialistes qui cherchent à tenir le monde en mains entre lidéologie de droite et celle de gauche. Diviser pour régner ! Cest en lhomme que se trouve la racine du problème, la source de toutes les divisions, rapports de force et contradictions qui déchirent le tissu social. Cest donc en chacun de nous que se trouve la solution comme en témoigne notre aspiration naturelle à la paix tant intérieure que sociale. En cessant de considérer lhomme comme un animal à domestiquer par la tyrannie dune prétendue élite autoproclamée, en léveillant à sa dimension intérieure, profonde et universelle, cest-à-dire à lIdentité commune qui le relie à tous du dedans, en tissant un lien conscient entre la dimension temporelle du moi-je et la dimension atemporelle du Soi profond, on marie, en tout désintéressement, le pouvoir que lon peut exercer sur le monde à lAutorité de la vie qui nous dicte ce qui est à faire pour le bien commun. Cest en opérant sa « révolution intérieure » que, par voie de conséquence, on changera la société. « Si tu veux changer le monde, commence par toi-même ! » En quittant les rapports de force et le désir de domination, on quitte le terrain du conflit pour découvrir comment vivre la richesse de la diversité humaine dans la complémentarité et à la lumière de notre HUMANITE, autrement dit de notre identité profonde, fondement de notre dignité. La question de lexercice du pouvoir au niveau des gouvernements et de lorganisation sociale se résout en sortant des sentiers battus de la gauche et de la droite pour emprunter la voie du juste milieu où le pouvoir nest plus une fin en soi, mais un moyen pour exécuter la volonté souveraine du peuple qui sexprime en âme et conscience sur toutes les questions importantes le concernant. Cest la voie de la démocratie directe où le respect de la liberté de conscience et la responsabilité individuelle priment sur toute volonté de domination et dhégémonie. Synthèse dun travail collectif du R.I.R.E. (Réseau Informel de Réflexion sur lEducation) http://reseaueducation.blogspot.com
CAPLC - CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction |
|||