Coordination
des Associations & Particuliers
pour la Liberté de Conscience CAP pour la
Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté
de Conviction
CAP
Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté
thérapeutique
La France condamnée dans le rapport
dEtat américain 2009
PAr
CAP Liberté de Conscience
novembre
2009
Au
mois doctobre dernier, le rapport dEtat américain
pointait encore une fois la position de la France vis-à-vis des
nouveaux mouvements religieux.
La
loi de 2001 et la nomination de M. Fenech inquiètent le département
dEtat qui écrit que les rapports de la Miviludes peuvent
être une source de discrimination pour les nouveaux mouvements
religieux.
CAP
LC, à la suite du rapport de M. Fenech, « la justice face
aux dérives sectaire », avait publié et fait parvenir
au département dEtat un dossier sur les dangers des propositions
de M. Fenech.
En
effet, dans ce rapport, on pouvait trouver des déclarations inquiétantes
pour les libertés individuelles. Ainsi, les membres de minorités
sont qualifiés de personnes qui : « commencent à
sattacher à des idées véhiculées,
différentes des idées habituellement partagées
par le consensus social ».
Alors
que la République est supposée garantir la liberté
de conscience, de tels propos, ainsi que les autres propositions de
M. Fenech, remettent en cause celle-ci.
Le
rapport du département dEtat site le document de CAP LC
:
«
Le conseil juridique de CAP LC, coordination dassociations pour
la liberté de conscience liée aux minorités religieuses,
a appelé la nomination de M. Fenech « Un pas en arrière
pour la liberté de religion et la tolérance en France
». Avant sa nomination à la tête de la Miviludes,
le Premier ministre François Fillon avait demandé à
Georges Fenech de faire des recherches sur les dérives sectaires
et de lui fournir un rapport. Le rapport Fenech, « La Justice
face aux dérives sectaires » a été publié
par le bureau du Premier ministre en juin 2008 et il décrit 12
recommandations pour renforcer les efforts judiciaires dans la lutte
contre les dérives sectaires dans le cadre dun effort pour
harmoniser les normes de lUnion Européenne dans ce domaine.
Le conseil juridique de CAP LC, en désaccord avec le rapport,
a mis en doute lobjectivité et la neutralité de
M. Fenech sur la question de la tolérance religieuse. »
CAP
LC avait aussi dénoncé dans son document le risque que
des associations, financées à 98 % par des fonds publics,
initient des poursuites en tant que partie civile. Le rapport dEtat
tient compte de cet argument en mentionnant le document de lassociation
:
«
Le conseil juridique de CAP LC a allégué qu'une application
plus agressive de la loi About-Picard donnerait pouvoir à des
groupes hostiles aux minorités religieuses, dinitier des
poursuites en tant que partie civile contre elles, de représenter
les plaignants en utilisant leurs propres avocats et, en tant que représentants
du gouvernement, de mener des attaques injustifiées contre des
minorités religieuses. Le conseil juridique de CAP LC a soutenu
quaccorder le statut de partie civile à une organisation
considérée comme ayant des préjugés, afin
de déterminer lissue dune plainte criminelle, violerait
limpartialité du tribunal. Il a aussi trouvé fautive,
une loi qui confère à toute association dutilité
publique ayant plus de 5 ans, le droit dagir en tant que partie
civile dans des plaintes pour « sujétion psychique ou physique
» à lencontre des groupes. De façon spécifique,
le conseil juridique de CAP LC a expliqué quaccorder ce
statut implique une prédétermination niant la présomption
dinnocence. »
Les
dernières déclarations du président de la Miviludes
et la façon dont certaines communautés ont fait lobjet
de « descente » de la part de la Miviludes, en dehors de
tout cadre légal, incitent lassociation CAP LC a continué
de dénoncer cette « chasse aux sorcières »
aux instances européennes et internationales.