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CAP
LC 2008
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Points de vue |
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Laïcité
et Liberté
Thierry
Bécourt, Toulouse le 7 Juin 2003 En regard de déclarations
du gouvernement français issu de Mai 2002 se voulant rassurantes en
ce qui concerne une vision décrispée de la laïcité, qu'en est-il réellement
pour ce qui concerne les minorités philosophiques ou spirituelles en
France ?
Dans l'impossibilité
de définir ce qu'est une secte, l'Etat a en effet fait dresser une liste
de mouvements, ce qui évite le débat. Le "Concile d'inquisition",
aujourd'hui la MIVILUDES, est là pour rappeler que, sous l'aiguillon
des mouvements anti-sectes, très présents dans les rouages d'Etat, l'intolérance
s'est institutionnalisée.
L'application de la
loi de 1905, qui devait garantir la neutralité de l'Etat, est aujourd'hui
un vœu pieux.
Et pourtant, des penseurs
tels Régis Debray soulignent que la laïcité n'est pas une option spirituelle
parmi d'autres, mais qu'elle rend possible leur coexistence, à l'opposé
dune " laïcité ombrageuse qui a pu être la maladie infantile du libre
examen ". De fait, ce sont les laïques de combat qui tentent de définir
la secte, retournant ainsi à la position du Concordat de Napoléon Ier
qui reconnaissait trois religions en France.
Ainsi, l'Etat laïque
a subventionné des groupes de délateurs qui ignorent souvent tout de
la réalité spirituelle et religieuse. L'Etat lui-même, influencé, en
vient à prôner l'apartheid jusqu'au sein de l'Education Nationale. En
fait, il n'arrive pas à penser la nouvelle réalité de la recherche spirituelle,
qui est fort éloignée des " Eglises " traditionnelles.
Une petite ouverture
s'est manifestée dans les déclaration récentes du gouvernement et de
la Miviludes, en phase avec certaines déclarations récentes des institutions
européennes ; souhaitons qu'elle se concrétise.
Le texte complet à
télécharger : Laïcité
et liberté.rtf
(6 pages)
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