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Colloque bilan sur les "Liberté de religieuse" en France
Christine Amory

Octobre 2007

  Le juge Bernard Fréry a conclu que tous les édifices religieux du Monastère avaient un permis de construire sauf un : la Statue du Messie Cosmoplanétaire. La présidente de l’Association des Chevaliers du Lotus d’Or qui, en 1990, avait déposé le permis de construire pour la Statue litigieuse, a été renvoyée en correctionnelle, pour construction illégale, le 5 juin 1997.

Le 30 juillet 1998, le Tribunal de Grande Instance de Digne, présidé par le juge Hugue Verita, a déclaré la statue sans permis de construire. La Présidente de l’association des Chevaliers du Lotus d’Or fut condamnée à payer diverses amendes et fut chargée de la destruction de la Statue du Messie Cosmoplanétaire.

Le 15 juin 1999, la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, présidée par le juge Mme Viangalli, a confirmé le jugement de 1ère instance.

Le 20 juin 2000, la Cour de Cassation rejeta le pourvoi. Mais, dans sa précipitation, elle oublia d’analyser l’un des moyens de défense, rendant par conséquent un deuxième arrêt de rejet du pourvoi le 19 septembre 2000.

Le 19 juin 2001, le préfet des Alpes de Haute-Provence, Monsieur Bernard Lemaire, demandait l’autorisation au Tribunal de Grande Instance de Digne d’envahir le Monastère du Mandarom afin de procéder à la démolition de la Statue du Messie Cosmoplanétaire.

Le 6 juillet 2001, le tribunal a donné l’autorisation au Préfet d’envahir le Monastère

Le 17 août 2001, les Aumistes ont demandé un sursis à exécuter auprès du premier Président de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. L’audience a été fixée au 3 septembre 2001. Lors de l’audience l’avocat du Préfet Me Auda a déposé ses conclusions 15 minutes avant le début de la séance. C’est pourquoi la Cour a renvoyé l’affaire au 10 septembre.

Le 5 septembre 2001, le Préfet, sans attendre l’audience prévue le 10 septembre, a fait envahir le Monastère du Mandarom par 200 militaires de l’armée française.

Le 5 septembre, à 6 heures du matin, les militaires arrivèrent escortés par des journalistes du monde entier, conviés au spectacle par le Préfet, qui avait pris la peine de leur donner des badges pour entrer sur le site du Monastère qui rappelons-le est une propriété privée. Par contre, le Préfet n’avait pas pris la peine de prévenir et faire évacuer les maisons proches, bafouant ainsi les règles de sécurité.Pendant 48 heures, le monde entier a suivi en direct la préparation de l’opération de dynamitage de la Statue du Messie Cosmoplanétaire, puis le dynamitage le 6 septembre à 17h20.

Le 24 juillet 2002, après la destruction de la statue du Messie Cosmoplanétaire, une première requête était déposée par l’Association du Vajra Triomphant devant le Tribunal administratif de Marseille, contre le Préfet, pour demander des dommages et intérêts pour destruction abusive d’un édifice religieux ayant un permis de construire. Le Préfet ayant renvoyé l’affaire à la Mairie, une deuxième requête de demande de dommages et intérêts était déposée contre le Maire le 5 février 2003.

Le 22 juin 2006, le Tribunal administratif de Marseille rejetait les deux requêtes, au motif que la Statue du Messie Cosmoplanétaire avait toujours eu un permis de construire.

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1.Analyse des deux jugements du TA du 22 juin 2006

Lors de l’audience du 22 juin 2006, le Commissaire du Gouvernement a conclu en évoquant 3 possibilités :

« - 1° ou bien, et c’est ce qu’a jugé l’autorité judiciaire, la statue a été construite sans permis de construire et alors, en l’absence de décision légale de l’administration, sa responsabilité sans faute ne peut être engagée, (pas de permis = pas d’indemnisation)

- 2° ou bien, les requérantes étaient titulaires d’un permis de construire légalement accordé et alors l’ordre de démolition résulte d’une erreur de l’autorité judiciaire, ce dont il n’appartient pas au juge administratif de connaître ; (permis légal = pas d’indemnisation, c’est la faute à l’autorité judiciaire)

- 3° ou bien, enfin les requérantes étaient titulaires d’un permis de construire illégalement accordé et alors seule la responsabilité administrative pour faute peut être recherché (permis de construire illégal = indemnisation . »

Dans le jugement concernant la requête contre le Maire n° 03638, l’indemnisation a été refusée au motif que le permis avait été délivré par le Préfet. Dans le jugement il est écrit :

Sur la responsabilité :

Considérant que la responsabilité de la commune de Castellane ne saurait être engagée à raison de fautes commises lors de l’instruction de la demande de permis de construire présentée par l’association des Chevaliers du Lotus d’Or, le permis de construire ayant été délivré le 11 juillet 1990 par le préfet des Alpes de Haute-Provence ; que par suite, les conclusions d’indemnités présentées par les requérantes ne peuvent être accueillies. »

Les Juges reconnaissent l’existence d’un permis pour refuser l’indemnisation, mais ils ne se prononcent pas explicitement sur sa validité. Il n’a pas été fait appel de ce jugement, ce qui implique que l’administration admet donc aujourd’hui que la Statue du Messie Cosmoplanétaire a un permis de construire. Rappelons que ce dernier a été accordé par les services de la Préfecture de Digne, et que c’est le Préfet de Digne, Bernard Lemaire avec le procureur de Digne Jean-Martin Jaéglé, qui a suivi les opérations de destruction. Ceci illustre une absence de continuité dans les décisions préfectorales.

Dans le jugement n° 23571, concernant la seconde requête contre le Préfet, les juges refusent l’indemnisation au motif qu’il y a un permis et qu’il n’y a pas eu de faute de l’autorité administrative => permis légal.

Voici le texte du jugement en italique avec certains commentaires en caractères gras.

Sur la responsabilité :

Considérant qu’il résulte de l’instruction, d’une part que les requérantes ne sauraient se prévaloir de l’obtention d’un permis tacite accordé le 24 mars 1990, la lettre adressée à l’association pétitionnaire et portant cette date étant la lettre de notification des délais d’instruction l’informant qu’en l’absence de réponse avant le 12 juillet 1990, elle aurait été titulaire d’un permis de construire tacite »*

Il y a eu une réponse le 11 juillet 1990 => pas de permis tacite car il y a eu un permis délivré le 11/07/1990 ;

1.Analyse des deux jugements du TA du 22 juin 2006

Lors de l’audience du 22 juin 2006, le Commissaire du Gouvernement a conclu en évoquant 3 possibilités :

« - 1° ou bien, et c’est ce qu’a jugé l’autorité judiciaire, la statue a été construite sans permis de construire et alors, en l’absence de décision légale de l’administration, sa responsabilité sans faute ne peut être engagée, (pas de permis = pas d’indemnisation)

- 2° ou bien, les requérantes étaient titulaires d’un permis de construire légalement accordé et alors l’ordre de démolition résulte d’une erreur de l’autorité judiciaire, ce dont il n’appartient pas au juge administratif de connaître ; (permis légal = pas d’indemnisation, c’est la faute à l’autorité judiciaire)

- 3° ou bien, enfin les requérantes étaient titulaires d’un permis de construire illégalement accordé et alors seule la responsabilité administrative pour faute peut être recherché (permis de construire illégal = indemnisation . »

Dans le jugement concernant la requête contre le Maire n° 03638, l’indemnisation a été refusée au motif que le permis avait été délivré par le Préfet. Dans le jugement il est écrit :

Sur la responsabilité :

Considérant que la responsabilité de la commune de Castellane ne saurait être engagée à raison de fautes commises lors de l’instruction de la demande de permis de construire présentée par l’association des Chevaliers du Lotus d’Or, le permis de construire ayant été délivré le 11 juillet 1990 par le préfet des Alpes de Haute-Provence ; que par suite, les conclusions d’indemnités présentées par les requérantes ne peuvent être accueillies. »

Les Juges reconnaissent l’existence d’un permis pour refuser l’indemnisation, mais ils ne se prononcent pas explicitement sur sa validité. Il n’a pas été fait appel de ce jugement, ce qui implique que l’administration admet donc aujourd’hui que la Statue du Messie Cosmoplanétaire a un permis de construire. Rappelons que ce dernier a été accordé par les services de la Préfecture de Digne, et que c’est le Préfet de Digne, Bernard Lemaire avec le procureur de Digne Jean-Martin Jaéglé, qui a suivi les opérations de destruction. Ceci illustre une absence de continuité dans les décisions préfectorales.

Dans le jugement n° 23571, concernant la seconde requête contre le Préfet, les juges refusent l’indemnisation au motif qu’il y a un permis et qu’il n’y a pas eu de faute de l’autorité administrative => permis légal.

Voici le texte du jugement en italique avec certains commentaires en caractères gras.Sur la responsabilité :

Considérant qu’il résulte de l’instruction, d’une part que les requérantes ne sauraient se prévaloir de l’obtention d’un permis tacite accordé le 24 mars 1990, la lettre adressée à l’association pétitionnaire et portant cette date étant la lettre de notification des délais d’instruction l’informant qu’en l’absence de réponse avant le 12 juillet 1990, elle aurait été titulaire d’un permis de construire tacite »*

Il y a eu une réponse le 11 juillet 1990 => pas de permis tacite car il y a eu un permis délivré le 11/07/1990 ;

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« D’autre part, que les trois demandes de permis de construire présentées par l’Association des Chevaliers du Lotus d’Or ne pouvant être regardées comme des permis modificatifs, le service instructeur a à juste titre considéré qu’il s’agissait de nouvelles demandes de permis de construire ; qu’enfin il appartenait à l’association pétitionnaire de définir précisément l’objet de la demande de permis de construire afin de permettre l’instruction en toute connaissance de cause » Le service instructeur a modifié les formulaires, il a eu raison, l’Association aurait dû directement demander des nouveaux permis de construire et non des modifications, le service instructeur a agi correctement, il n’y a pas de faute d’instruction de permis.

« Qu’ainsi les associations requérantes ne sauraient invoquer ni la violation du principe d’égalité des citoyens devant les charges publiques, ni l’existence d’agissements fautifs à la charge de l’administration de nature à porter atteinte à la liberté religieuse ». L’administration n’a pas commis de faute en instruisant comme des nouveaux permis et en raturant les formulaires sans contacter les personnes concernées, ce qui est contraire au fonctionnement habituel. Rappelons que ces ratures ont conduit le juge du judiciaire à considérer que le document n’était pas un permis valable => pas d’indemnisation de l’administration ;

« Qu’en outre la faute alléguée résultant de la dénaturation du dossier par le juge répressif ne relève que du seul judiciaire » (faute judiciaire); « que par suite, les conclusions à fin d’indemnité présentées par les requérantes à l’encontre de l’Etat ne peuvent être accueillies. »

(voir la bibliographie sur les jugements concernant la Statue du Messie Cosmoplanétaire)

Epilogue :

Le juge Hugues Verita, du tribunal de grande instance de Digne les Bains, qui a pris la décision de la destruction de la Statue du Messie Cosmoplanétaire, le 30 juillet 1998, s’est avéré être un bandit. Il a été révoqué de la magistrature le 13 mai 2003. Au cours des 3 dernières années, il a été condamné par trois tribunaux différents :

1) par le tribunal correctionnel d’Avignon, en mars 2004, pour fraude fiscale (condamnation à 18 mois de prison avec sursis).

2) par la Cour d’Appel de Paris, en mars 2005, pour prise illégale d’intérêt en 1998/1999 alors qu’il était président du tribunal de grande instance de Digne les Bains, (condamnation à 18 mois de prison avec sursis).

3) par le tribunal correctionnel de Paris, le 25 janvier 2006, pour avoir tenté d’obtenir l’abandon de son contrôle fiscal contre la relaxe d’un prévenu (condamnation à 30 mois de prison avec sursis).

Le juge Yves Bonnet qui, en 1994, avait ouvert l’instruction concernant les constructions soi-disant illégales du Monastère du Mandarom, a été condamné en 2002 à 6 mois de prison avec sursis pour avoir détourné 61 000€. Il a été, lui aussi, révoqué de la magistrature, le 28 mars 2002. Après avoir démissionné de la fonction de juge d’instruction, le 30 juin 1995, Yves Bonnet était devenu avocat au barreau de Toulouse. A la suite de sa condamnation, il a été lui aussi radié du barreau.

Rappelons qu’en tant que juge, Yves Bonnet a fait arrêter le 12 juin 1995 l’Instructeur spirituel du Monastère du Mandarom ainsi que 26 de ses disciples sur la base de l’accusation de soi-disant viol d’une ancienne adepte du Mandarom. Il a fait libérer l’Instructeur du Mandarom le 30 juin et a démissionné le même jour.

Les médias connaissent toutes ces informations et ont refusé de les diffuser.

A la suite de toutes ces épreuves, les Aumistes ont combattu pour leurs droits. La dernière partie de cet article relate ce combat.

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1.Le Combat pour s’en sortir

Le cas du Mandarom est singulier par la soudaineté et la virulence des attaques menées contre les Aumistes, par de nombreux adversaires.

Tout a commencé en mai 1991 par la venue au Mandarom de Mme Jeanine Tavernier( à l’époque présidente de l’UNADFI) et du père Trousslard, lors d’une journée portes ouvertes au Mandarom, pour la Révélation du Messie Cosmoplanétaire. Mme Jeanine Tavernier s’est présentée sous une fausse identité, en tant que journaliste de l’équipe Envoyé spécial. Le père Trousslard accompagnait l’équipe du Figaro magazine.

Le 24 octobre 1991 dans le cadre d’une émission d’Envoyé spécial « Mamies contre Gourou » le Mandarom était qualifié de « secte » par la présidente de l’UNADFI.

En décembre 1995 : le Mandarom était classé comme « secte dangereuse » dans le rapport de l’Assemblée nationale : « Les sectes en France » (rapporteurs les députés Alain Gest et Jean-Pierre Brard).

En juin 1999 : le Mandarom était classé comme secte blanchissant de l’argent dans le deuxième rapport de l’Assemblée nationale : « Les sectes et l’argent » (rapporteurs les députés Jean-Pierre Brard et Jacques Guyard).

Le Mandarom rendu très visible par les médias, et visuellement reconnaissable, est devenu la cible privilégiée des groupes antisectes, des médias, d’hommes politiques, et aussi de certains fonctionnaires ayant oublié les règles de déontologie du service public. De nombreux scientifiques en sociologie des religions, droit, ethnologie sont alors venus au Mandarom, afin d’étudier ce groupe, objet de tant de rumeurs et de scandales.

Pour sortir de cette situation, les Aumistes ont :

1) fait une revue de presse détaillée (journaux, radios, télévisions) et noté tous les propos tenus sur le Mandarom (diffamatoires ou pas) ;
2) répondu à tous les propos tenus par des conférences de presse, des communiqués de presse, des interviews, des lettres ouvertes, des droits de réponse ;
3) informé par courriers les médias, les médecins, les députés, les sénateurs ou les magistrats etc… lorsque l’un des leurs ne respectait pas les règles de déontologie de leur corporation, exemple : respect du contradictoire pour les médias ou impartialité pour les juges.
4) fait signer des pétitions ;
5) alerté les autorités internationales ;
6) travaillé avec les autorités chargées de l’ordre public dans le dialogue et la transparence ;
7) mené des actions en justice [lorsque c’était devenu nécessaire] contre des médias, des députés ou des ministères, afin de faire respecter leurs droits ;
8) diffusé les jugements prouvant leur innocence aux autorités, aux médias et aux détracteurs ;
9) travaillé avec les scientifiques en fournissant les documents nécessaires à leurs études.
10) etc…

De nombreux éléments concernant ce combat sont sur le site de l’Aumisme : www.aumisme.org dans la rubrique actualités. Dans cette partie nous analyserons les trois points suivants :

1) le travail avec les médias,
2) le dialogue et la transparence avec les autorités de police,
3) les études des scientifiques sur le Mandarom.

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Travail avec les médias :

Face à l’ampleur de la cabbale médiatique, nous avons dans un premier temps développé la communication avec les médias par des conférences de presse et des dossiers de presse bien documentés. De 1994 à 2002, nous avons organisé 32 conférences de presse. Nos avocats ont participé à certaines conférences de presse filmées et diffusées aux autorités sous forme de cassettes vidéos. A partir de 2002, nous n’avons plus fait de conférences de presse.

De 1995 à 2006, nous avons systématiquement diffusé des communiqués de presse pour répondre à toutes les rumeurs et informer sur nos actions, en tout 184 communiqués.

A partir de 1997, les communiqués de presse ont été publiés sur notre site internet (166 communiqués). Nos communiqués de presse relatent uniquement les faits et ne comportent aucun jugement sur les personnes citées. Nous n’avons par conséquent jamais été poursuivis pour diffamation.

Exemple de communiqué de presse relatant uniquement des évènements

A partir de 1997 sur les conseils de notre avocat Me Philippe Gast, nous avons publié sur notre site internet les droits de réponse envoyés aux médias dans la rubrique « Ces journalistes qui nous mentent ». Le nombre de diffamations a baissé très rapidement, car les journalistes n’aiment pas que le grand public connaissent leurs mensonges.

Dès 1998, nous avons mené des actions en justice pour obtenir la publication de certains droits de réponse dans les médias, pour les diffamations les plus graves.

Après quelques condamnations de médias (le journal l’Humanité en 1999, Radio France en 2000 et France 3 en 2002), l’effet a été immédiat, nos droits de réponse ont été publiés sans qu’il soit nécessaire d’agir en justice. La table I, ci-dessous, rassemble les droits de réponse publiés par les médias de 1998 à 2003.

TABLE I : DROITS DE REPONSE PUBLIES ANNEE 1998 à 2003 - mise à jour - DECEMBRE 2003-

Aujourd’hui, lorsqu’un journaliste nous contacte, nous lui envoyons la copie des jugements concernant les médias condamnés. Avant de conclure cette partie, signalons que le député J-P. Brard a été condamné pour diffamation pour des propos tenus sur la télévision LCI le 5 septembre 2001, le média LCI n’a pas été condamné, car le contradictoire a été assuré, nous avons pu répondre au député J-P. Brard en direct. (voir dans la bibliographie la liste des jugements concernant cette partie).

Travail avec les autorités de police

Depuis la création du Mandarom en 1969, nous avons toujours vécu en bonne entente avec les autorités régionales et avons eu des articles de presse positifs au cours des années 70 et 80. C’est peu de temps après les Révélations du Messie Cosmoplanétaire 1990-1991 que les hostilités contre le Mandarom ont commencé. La campagne de désinformation médiatique sans précédent qui a duré de 1991 à 2001 a complètement changé la situation. En effet, la diffamation excessive envers une minorité religieuse, conduit à sa marginalisation et à des discriminations en tout genre.

A la suite des rumeurs invraisemblables diffusées au sujet du Mandarom, les Aumistes ont eu des difficultés à faire reconnaître leurs droits. Il est donc devenu indispensable de travailler dans le dialogue et la transparence avec les services de police (gendarmerie et renseignements généraux) dont le rôle est de faire respecter l’ordre public.

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Pour reprendre le dialogue, nous avons remis aux autorités deux ouvrages de notre Maître Spirituel Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH : « L’Aumisme, la Doctrine de l’Age d’Or » et « le Livre des Sacrements de l’Aumisme ». Dans le premier ouvrage figurent nos positions, sur la famille, l’éducation des enfants, la protection de la nature, la science etc… Dans le deuxième ouvrage, la description des Sacrements religieux que les prêtres et prêtresses de l’Aumisme confèrent dans le monde. Ainsi les autorités ont pu se faire une opinion précise sur notre conception de la vie en société et sur nos pratiques religieuses. Ceci est très important, car il est concevable que les autorités s’inquiètent de la sécurité des populations si un groupe prône les sévices corporels, la pédophilie, le suicide etc...

Il est important avant de rencontrer les autorités de police, de bien connaître le droit et de s’assurer que les statuts de l’Association que vous représentez sont conformes aux lois françaises (Loi 1901, 1905). En effet les services de police sont là pour faire respecter l’Ordre, ils ne sont pas là pour vous donner des conseils juridiques. Nous avons donc travaillé avec un avocat spécialiste du droit associatif et créé des associations conformes à la loi française (association Loi 1901, association cultuelle loi 1905).

« Les paroles s’envolent, les écrits restent ».

Dans un premier temps, de 2001 à 2004, nous avons rencontré des membres des forces de l’ordre (gendarmerie et renseignements généraux) tous les 2 mois. Nous avons pris le temps d’expliquer chaque dossier aux cours d’entretiens d’environ 1 heure. Pour chaque point abordé nous avons remis des preuves écrites, car les preuves écrites peuvent être transmises.

« Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ».

Depuis 2005, deux rendez-vous annuels avec les autorités de police suffisent. A tout moment, les autorités de police peuvent contacter un responsable de l’Aumisme si nécessaire. Ainsi, nous avons construit des liens de respect mutuel, permettant aux services de police de jouer un rôle de médiateur dans nos dossiers et d’éviter la multiplication les actions en justice car les procès prennent du temps et coûtent chers. Cependant, il n’est pas toujours possible de les éviter, notamment lorsque l’action en justice est initiée par un adversaire.

L’utilisation de la main courante peut solutionner des situations difficiles. Dans les gendarmeries et les commissariats, il existe la main courante, c’est un cahier dans lequel sont notés des événements que vous souhaitez porter à la connaissance de l’autorité de police et ainsi prendre date. Par exemple si des grands-parents se plaignent aux médias de ne pas rencontrer leur petite fille soi-disant prisonnière dans une secte, vous avez intérêt à leur donner rendez-vous à la gendarmerie avec la petite fille, vous faites noter la date et l’heure dans la main courante, ainsi vous prenez à témoin les gendarmes que la petite fille rencontre bien ses grands-parents. Cette simple action a mis fin aux rumeurs médiatiques.

Un coup de fil des gendarmes peut éviter un procès

Autre exemple, très récent, des jeunes mettent sur internet des photos du Mandarom avec des commentaires injurieux voir diffamatoires, et révèlent qu’ils ont pris ces photos en s’introduisant secrètement dans le Monastère. Ces jeunes peuvent être poursuivis pour violation de la propriété privée. Nous avons sollicité la médiation des gendarmes. Un seul coup de téléphone d’un gendarme a suffi, les photos et commentaires ont été retirés, sans procès. Avant de solliciter les gendarmes, nous avions pris la précaution de faire faire un constat d’huissier pour une éventuelle action en justice.

De l’importance de communiquer avec les services de police.

Lors de la parution du rapport parlementaire « les sectes et l’argent » en 1999, les parlementaires ont introduit leur rapport en signalant qu’ils s’appuyaient sur les informations données par les renseignements généraux. Les renseignements généraux locaux ont démenti cette information.

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Dans ce rapport de l’assemblée nationale, la Présidente de l’Association du Vajra Triomphant (qui travaille au CNRS) est accusée d’utiliser les fonds et les moyens du CNRS en faveur du Mandarom, et l’association du Vajra Triomphant est accusée de blanchissement d’argent. La présidente a demandé à la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) l’accès à son dossier, ce qui lui a été tout d’abord refusé. La présidente a intenté une action en justice devant le Tribunal administratif de Paris pour avoir accès à son dossier. Le Tribunal administratif de Paris lui a donné raison et a annulé le refus du Ministère de l’Intérieur par une décision du 25 mars 2004 (requête N° 0017708/7). La présidente a consulté son dossier et a pu contrôler qu’à aucun moment il n’y était question de détournement de fonds du CNRS ou de blanchiment d’argent. Dans deux communiqués de presse en date du 2 mars 2005 (consultables sur internet), la Présidente explique les mensonges des parlementaires.

Travail avec les scientifiques

L’ampleur des actions médiatiques menées contre le Monastère du Mandarom a intrigué de nombreux scientifiques d’horizons divers : sociologie des religions, théologie, ethnologie, droit, et de différents pays : France, Italie, Canada, Suisse, Espagne, USA. Ces scientifiques ont étudié le Mandarom et publié dans des revues scientifiques ou des livres leurs travaux sur la question (voir bibliographie).

La plupart des scientifiques qui ont étudié le Mandarom ont visité le Monastère une fois, et travaillé ensuite sur la base de documents écrits. Les théologiens ont travaillé sur les 22 livres de l’Enseignement de l’Instructeur Spirituel du Mandarom, les juristes ont travaillé principalement sur les jugements, les sociologues des religions ont utilisé pour leurs études les livres, certains jugements et les articles de presse. Très peu de scientifiques ont procédé à des interviews, et un seul d’entre eux, M. Duval, ethnologue, a vécu au Mandarom avec les moines et moniales, quelques jours par semaine, pendant plusieurs années.

Les 20 scientifiques qui ont écrit sur le Mandarom sont unanimes, il n’y a pas de dangerosité dans l’Aumisme et leurs études rigoureuses ne confirment pas les rumeurs médiatiques. Mais leurs travaux ne sont pas encore très connus du grand public.

Certains journalistes ont attaqué ces scientifiques et tenté de les discréditer. Maurice Duval a été qualifié de « naïf » par Xavier Ternisien, journaliste au Monde (article du 20/02/2002). Il a été accusé « de s’être fait piéger par le Mandarom » par François Koch, journaliste à l’Express (article du 4/04/2002). Xavier Ternisien est venu au Mandarom, le 9 août 2000, pour une interview de 2 heures. Le 24 août 2000, il publiait dans le monde 3 articles comportant de nombreuses erreurs. Deux de ces articles ont fait l’objet de droits de réponse publiés par le directeur de la publication sans action en justice (voir table I). François Koch, lui, n’est jamais venu au Mandarom et pourtant il se permet de juger le travail d’un scientifique, alors qu’il n’y connaît rien.

Les études des scientifiques ne sont pas encore bien connues du grand public, mais elles sont connues des autorités françaises à qui nous les avons transmises. Les avis des scientifiques sont importants car ils proviennent de personnes extérieures à l’Aumisme. Il s’agit de scientifiques ne travaillant pas ensemble, appartenant à des disciplines différentes et issus de différents pays, et qui concluent tous que l’Aumisme n’est pas une religion dangereuse.

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Conclusion :*

Dans cet article nous avons présenté la chronique des événements qui ont conduit à la destruction de la Statue du Messie Cosmoplanétaire soi-disant construite sans permis de construire, l’analyse de deux jugements récents qui au contraire établissent que l’édifice religieux a un permis de construire légal, et certaines actions menées par les Aumistes pour faire respecter leurs droits.

Nous pensons que ce qui est arrivé aux Aumistes peut arriver à chacun d’entre nous. Parfois lorsque nous passons en revue la presse, nous constatons qu’une personne devient brutalement la cible de nombreuses attaques, qui sont souvent identiques : accusation de viols, manipulation mentale, blanchiment d’argent etc… Cette personne dérange certains intérêts et tout est mis en œuvre pour détruire sa réputation, lui voler son patrimoine, briser sa vie. Ce qui est encore plus grave c’est lorsque les services de l’Etat sont instrumentalisés pour ce genre de machination.

Par l’observation et l’analyse des événements, les Aumistes ont documenté l’ensemble du scénario conçu pour faire disparaître la Religion Aumiste. Ceci fera l’objet d’un prochain ouvrage.

« Pardonner est la voie qui mène à l’Amour Universel »
Sa Sainteté le Seigneur HAMSAH MANARAH
Loi d’Evolution des Ames, p. 511

Bibliographie et jugement voir annexe

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