Coordination
des Associations & Particuliers
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thérapeutique
Quelques réflexions sur les déboires de la presse
écrite par CAP Droits de l'Homme
fevrier 2010
Il est
des professions d'une suffisance telle qu'elles ne voient jamais venir
le danger ! Par exemple, certaines marques célèbres, qui
longtemps fournirent l'aristocratie anglaise, ne se donnèrent
jamais la peine de convoquer les Etats généraux*. Leur
confiance aveugle finit tout de même par les anéantir !
Il semble
que la presse écrite suive le même chemin. En lisant la
Monographie de la presse parisienne (1842) de Balzac, on réalise
combien elle était déjà la proie d'intérêts
privés, de journalistes et de directeurs ignorants.
Lorsque
le terme débat voulait encore dire quelque chose, les quotidiens
attiraient encore des lecteurs. Mais aujourd'hui, à l'heure du
consensus et de la cohabitation, il semble que les feuilles d'opinion
n'existent plus, alimentées comme elles le sont par un seul et
unique robinet d'eau tiède !
Coup dur,
depuis qu'Internet est entré dans la danse, l'intérêt
chancelant de la presse écrite va s'amenuisant sans cesse.
Au lieu
de découvrir ce qui pourrait vraiment intéresser son public,
elle s'est lancée dans la diffusion de journaux gratuits, dans
l'espoir de renflouer son déficit.
La mayonnaise
n'a pas pris parce que ces feuilles s'avèrent pratiquement inintelligibles.
Si le style SMS a ses adeptes, il semble qu'il soit fatal à ceux
dont la communication est le métier. Ainsi, sans contenu de qualité
pas de lecteurs, sans lecteurs pas de publicité, et sans publicité
pas d'argent !
Et comme
si ce n'était pas déjà assez, la presse écrite
s'obstine à nous rapporter ce que la télévision
et d'autres médias nous ont appris plusieurs heures auparavant
!
Au-delà
de ces points techniques, il semble que sa pire erreur soit de vouloir
faire du divertissement avec tout, au lieu d'informer véritablement.
Le processus a été lent, mais la fin semble inexorable.
Pourquoi
ce propos dans sur le site du CAP Suisse ?
Parce que
sans les dégâts que certains éditorialistes ont
causé aux minorités spirituelles en général,
la nécessité de leur défense n'aurait pas eu lieu
d'être.
D'aucuns
nous disent que si les journaux ne colportent que des mauvaises nouvelles,
c'est parce que personne ne s'intéresse aux trains qui arrivent
à l'heure !
De même,
nous devrions croire que si les manchettes nous agressent avec des meurtres,
du sang, du sexe et des catastrophes, c'est que le public le réclame
!
Et si c'était
le contraire après tout ? Si le fait de mettre quotidiennement
l'attention du public sur des éléments criminels et négatifs
le faisait dégringoler ? D'autant que, pour amplifiés
qu'ils soient par le média, ces événements ne concernent
qu'une infime proportion de ce qui fait tourner le monde !
L'aubaine
des sectes
Mais que
ferait la presse sans les "sectes" ! Là se trouve le
scoop en or massif du mauvais journaliste. Que saurait-on vraiment des
stars du monde "antisecte" si les minorités spirituelles
n'existaient pas ?
Un petit
nombre d'êtres ne vit qu'en attaquant les autres. Sans production
réelle et sans véritables accomplissements culturels ou
artistiques personnels, ils perçoivent de telles impulsions chez
les autres comme une menace personnelle.
Ainsi la
presse, en faisant la part trop belle à ces antisociaux, a fini
par se saborder elle-même. Bien sûr, la communication empruntera
d'autres voies. Une grande différence cependant : si, en s'imposant
bruyamment, la presse écrite extorquait l'attention des lecteurs,
l'alternative du WEB elle, propose une approche moins directe.
Certes,
elle a ses dangers et non des moindres. Mais au moins, elle exige un
choix de la part du consommateur et un effort de recherche qui limite
quelque peu ses dégâts potentiels !
Editeurs
CAP Droits de l'Homme
* Etats
généraux : enquête réalisée par un
souverain dans le but d'introduire des réformes sociales. Par
ext. sondage d'opinion en général.