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CAP
LC 2008
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Dans la chasse aux idées déviantes si chère à la France, revient souvent un argument selon lequel les groupes « déviants » recourraient à la fraude il sagit surtout dun angle dattaque « objectif » masquant le plus souvent une volonté déradiquer certaines pensées originales en évitant le débat. Or, lactualité de ces dernières années, et singulièrement de ces derniers mois, nous apporte une pleine hotte dactes frauduleux concernant le secteur de la pharmacie, un secteur qui a lheur dindisposer certaines minorités de conviction et réciproquement -. Au menu, les études falsifiées par les grands labos, les vertus prétendues des médicaments et leurs dangers cachés , la publicité parfois trompeuse, les médecins VRP et les officines elles-mêmes, comme le prouve un récent scandale français, nous le verront plus loin. Une pandémie de fraudes qui ne semble pas saisonnière, mais plutôt permanente. En fait, cest un secteur qui semble particulièrement touché par le phénomène, au point que le gouvernement français ait cru bon de donner un grand coup de pied dans la fourmilière et bouleverser les institutions officielles pour essayer essayer seulement - de se débarrasser de la maladie chronique. Ce nest pas gagné, nous allons le voir, et dailleurs les observateurs critiques remettent déjà en cause la nouvelle loi française jugée bien trop laxiste ou floue. Fraudes scientifiques sur la rechercheTout dabord, la pire des fraudes peut-être, cest la falsification de données scientifiques. Ce nest pas nouveau, en dépit de tous les récits hagiographiques concernant les « grands savants » historique de la médecine qui ont pu être concoctés à lédification des jeunes générations, particulièrement en France. On a voulu sanctuariser la médecine, à limage de la religion, alors quelle nest quune activité humaine néchappant pas aux défauts de notre espèce, activité qui peut-être a failli davantage, grâce justement à la protection des regards indiscrets dont elle jouissait. Les études présidant à la mise au point de nouveaux médicaments sont particulièrement en cause, soit parce quelles sont souvent en toute légalité occultée par les labos lorsquelles ne sont pas favorables, soit parce quelles sont biaisées (fractionnement des effets secondaires pour ne pas dépasser certains seuils de nuisance, etc.), soit carrément falsifiées, soit, tenez-vous bien, complètement fictives !!! Ainsi, un chercheur travaillant (entre autres) pour Pfizer aurait concocté 21 études entièrement fictives pour des médicaments antidouleur, avec publications scientifiques, etc. et des milliards de dollars de ventes à la clé. Il officiait depuis 1996, y compris pour Merckx. Industrialisation de la recherche, course aux financements, nécessité de « publier », prestige de grandes firmes qui endort la méfiance de « vérificateurs » peu consciencieux, cosignataires darticles qui ont à peine participé aux recherches, absence de déontologie bien claire et énormes enjeux commerciaux poussent à la faute/fraude. La récente affaire du Mediator (mais cest une infime partie du phénomène) illustre bien le phénomène. Ces fraudes sont parfois avalisées par des organismes prestigieux, comme le comité Nobel, qui néchappe pas lui-même aux accusations de collusions avec certains laboratoires (voir laffaire du Prix Nobel allemand concernant le papillovirus en 2008). A lautre bout de la chaîne de linnovation, les instances dapprobation, AFFSAPS, agence européenne du médicament, etc., y compris lOMS. A chaque fois que lon retire un médicament de la vente et cest plutôt souvent on mentionne quil a peu ou pas deffet thérapeutique prouvé. Or donc, pourquoi ou comment a-t-il été autorisé ? On pourrait dailleurs mentionner que le secteur spécialisé de la médecine psychiatrique concentre à lui tout seul un maximum de fraudes scientifiques, ce qui a fait dire au Dr Thomas Dorman, du Collège Royal des médecins du Royaume-Uni et du Canada : « En résumé, toute cette histoire de créer de catégories psychiatriques de maladies, de les formaliser par consensus et de leur attribuer des codes de diagnostic, ce qui mène à leur emploi dans la facturation aux assurances, nest ni plus ni moins quun immense racket donnant à la psychiatrie une aura pseudo-scientifique. Ses auteurs sengraissent, bien entendu, sur le dos du public. » Ici, ce nest plus seulement le médicament, mais la définition de la « maladie » quil est censé soigner qui est un objet de fraude. Il en résulte logiquement que la chaîne toute entière, sans conscience, glisse vers la fraude, jusquà lofficine qui vend ces médicaments inutiles et souvent dangereux, en passant par les praticiens qui facturent de faux soins psychiatriques. Aux États-Unis, les escroqueries pour soins fictifs se chiffrent souvent à plusieurs millions de dollars. Au chapitre des « découvertes » fictives de ce secteur... étonnant, citons quand même la lobotomie, qui réduisait un grand pourcentage de patients à létat végétatif, les théories sur lhérédité du QI qui ont prévalu pendant des décennies, mais émanaient dexpériences falsifiées dun chercheur américain ; les théories de lÉcole psychiatrique dAlger, considérée comme lune des deux écoles françaises de psychiatrie, qui expliquait les comportements de « lindigène » par une infériorité biologique et dont les thèses perdurèrent en France bien après lindépendance de lAlgérie. Quand aux pseudo-médicaments contre ladite maladie dAlzheimer, il sagit dune fraude de A à Z, depuis les études tronquées jusquaux ordonnances hypocrites, en passant par les campagnes de « dépistage précoce », sources de rentes futures (16 milliards de dollars de chiffres daffaires annuel). En 2010, la définition de la maladie a été « élargie » afin de la détecter (et donc de la traiter !) avant quelle ne se manifeste. Certaines mauvaises langues disent que, au sommet de ceux qui gouvernent notre beau pays, il y a de forts liens damitié ou familiaux avec le « business Alzheimer », doù des campagnes de « sensibilisation » omniprésentes et percutantes. Les autorités de santé ont récemment conclu que tous ces traitements namélioraient pas létat du patient, mais que la prise de médicaments sur ordonnance avait un « effet structurant sur la prise en charge ». Parallèlement, de nombreuses études indépendantes incriminent certains « médicaments » psychotropes comme source des symptômes dAlzheimer, larrêt de la prise desdits médicaments faisant cesser les symptômes. Campagnes de marketing et indications de traitementsUne fois le nouveau produit approuvé, il faut le vendre ; le marketing des produits pharmaceutiques est (trop) souvent mensonger, et là encore les condamnations pleuvent sur les labos peu honnêtes. Soit le médicament est carrément inefficace mais dangereux, soit son usage (son « indication ») est étendu à dautres domaines. Une simple « extension » de lindication peut parfois générer plus d1 milliard de $ ; ainsi, Astor Zeneca a obtenu détendre lindication dun anticholestérol, le Crestor, à la prévention du cholestérol chez les individus sains, ce qui pourrait faire bondir le chiffre daffaires de ce seul médicament de 4,5 à 7,9 milliards de $. De même tout un lobby visant à étendre les indications des médicaments contre lostéoporose aux personnes qui ne lont pas encore. Tout cela évidemment peut attiser les convoitises. On peut citer encore lantidiabétique Médiator utilisé comme coupe-faim (ou linverse), mais aussi la Gabapentine, médicament anti-épilepsie, dont lindication a été étendue aux douleurs, troubles psychiatriques, migraine et bien dautres. Le laboratoire Pfizer a ainsi dû débourser 430 millions de dollars pour publicité mensongère concernant ce seul médicament. De même le Cymbalta, un antidépresseur dEly Lily, obtenant une indication pour le mal de dos. Citons également certains anticoagulants dont lutilisation a été étendue à la mort aux rats (à moins que ce ne soit linverse). Une variante consiste à changer la définition dune maladie, par exemple de lhypertension : il y a une trentaine dannées, on soignait les gens à plus de 17, et aujourdhui à 12,5. Aux États-Unis, sous leffet dune loi qui permet aux « donneurs dalerte » de toucher une partie des dommages et intérêts, les laboratoires ont dû débourser des milliards de dollars dans les dernières années pour publicité mensongère ou dissimulation deffets secondaires dangereux. Autre perfidie, afin de donner un visage plus sérieux au marketing, on peut carrément créer une fausse revue médicale « dinformation » qui est en réalité une émanation dun laboratoire destinée à promouvoir ses produits. Ainsi, le site Pharmacritique rapporte que le laboratoire Merckx aurait créé de toutes pièces une fausse revue médicale supposément contrôlée par un comité de lecture « scientifique ». Dans le numéro 2, pas moins de 9 articles élogieux écrits par des « ghost writers » (prête noms) sur le Vioxx, un médicament depuis retiré de la vente. Étape suivante, si lon veut humaniser la campagne, on crée une « association de malades » qui passe le plus clair de son temps à vanter les louanges de tel ou tel médicament et à réclamer à cor et à cri la mise sur le marché de nouveaux produits pour des raisons humanitaires bien sûr, influençant ainsi les politiques et raccourcissant les délais dautorisation. Ensuite, les fraudes sur la qualitéQuand bien même le diagnostic et le remède sont pertinents, encore faut-il que les remèdes soient de qualité acceptable. Or, nul besoin daller en Afrique pour trouver des médicaments périmés. Ainsi, les laboratoires français Genopharm et Alkopharm sont depuis novembre denier sur la sellette pour avoir falsifié les dates de péremption de médicaments anti-cancer. Déjà, en 2005 et en 2009, les mêmes laboratoires avaient été épinglés pour avoir grossièrement modifié les dates de péremption de traitements anti cancer, jusquà 4 ans. Enfin, last but not least, les fraudes fiscalesLe système des remboursements dassurances sociales, publiques ou privées, peut donner également quelques idées à certains. Par exemple, fait peu connu, Sanofi-Aventis est actuellement sous le coup dune amende de 95,5 millions de dollars aux États-Unis, faisant suite à près de 190 millions de dollars damende passées, concernant des fraudes à lassurance maladie des handicapés, des malades chroniques et des personnes âgées, ainsi que celles des enfants pauvres et des adultes pauvres. Et puis, cest arrivé près de chez nous, une enquête de 2008 a révélé lutilisation par près de 4000 officines de pharmacie (soit 20% du total en France) de logiciels permissifs permettant de dissimuler des gains dans la comptabilité, tout cela visant à frauder le fisc. Deux sociétés informatiques auraient mis au point des logiciels, qui grâce à lutilisation dun code spécial, permettraient de dissimuler environ 5000 euros /mois. En conclusion, ce domaine de la pharmacie semble le théâtre de fraudes omniprésentes et persistantes, signe de dégénérescence morale, la fraude la plus importante portant sur la vocation même de la discipline qui semble souvent oubliée. Rappelons que la Miviludes a, plus particulièrement en 2010, entrepris une véritable croisade contre les « dérives sectaires thérapeutiques », qui selon elle, engloberaient pratiquement tout ce qui se développe en dehors de la médecine décole. Ainsi on déplorerait que les malades et les non malades puissent être « un jour » (sic) à la merci de thérapies sapparentant au « charlatanisme », et lon glose sur « le patient, proie facile ». Bon diagnostic, il sagit maintenant de regarder dans la bonne direction et de sattaquer courageusement au problème. Gilles Carat CAPLC - CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction |
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