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CAP
LC 2008
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Lémergence de nouvelles façons de croire, de penser lunivers, de rechercher un bien-être physique et mental a suscité de nombreuses études depuis quelques décennies dans les domaines de la sociologie, de lanthropologie, du droit et même des sciences politiques. La plupart des chercheurs de terrain mettent en relief les similitudes et les différences avec certains phénomènes sociaux des civilisations passées, tout en gardant le recul nécessaire qui sied à une démarche scientifique. Parallèlement, certains journalistes ou commentateurs ont suggéré le terme de « créatifs culturels » pour désigner des regroupements ou tendances à inventer de nouvelles façons de vivre au moyen de nouveaux paradigmes. Périodiquement, côté « statu quo », on voit également paraître des interventions de personnalités qui semblent découvrir ce problème par ouï-dire, qui déclament de grandes théories en caressant lopinion dans le sens du poil (en excluant bien sûr le champ de la politique, des syndicats, de la publicité et des groupements « anti-sectes »), et qui semblent tomber à pic pour cautionner une politique de stigmatisation des minorités de convictions à laide darguments pour le moins primaires et manichéens. Cela aussi, ce nest pas nouveau dans notre histoire, et a fait lobjet détudes. Dans ce registre, lAcadémie des Sciences Morales et Politiques (tout un programme) a cru bon dinviter Philippe Sellier, professeur de lettres à la Sorbonne, pour apporter à ses membres ses lumières sur le thème « Quest-ce quune secte ? Essai de définition méthodique ». Le rappel historique Dans cette allocution prononcée le 22 février 2010, lintervenant débute plutôt bien son « essai » en cessant dopposer les deux étymologies du mot « secte », « sequi » = suivre, et « secare » = couper, en montrant quhistoriquement, la seconde (fantaisiste) a succédé à la première, et que la notion plus péjorative mais pas toujours - de « coupure » fait partie de la rhétorique dune Eglise devenue dominante qui cherche à retenir ses brebis. Lauteur pointe également le traitement radicalement opposé dans limaginaire et les lois réservé aux cinq religions « socialement admises » que sont le catholicisme, le Protestantisme, le Judaïsme, lIslam et le Bouddhisme qui saffichent tous les dimanches sur France 2, avec les autres mouvements à priori suspects. Lauteur aurait pu dailleurs ajouter que lactualité judiciaire, les faits de violence et les faits divers concernent de façon écrasante ces cinq premiers groupes, plutôt que dautres groupes ou minorités de conviction. Il est également rappelé que lon essaye périodiquement de légiférer sur un objet, « la secte » non défini juridiquement. Passé la première impression favorable, le discours glisse vite vers lapproximation et le brouillage des sources. Déjà, laffirmation initiale selon laquelle « La secte apparaît désormais comme un fléau social » a donné le ton de lutilisation au premier degré de lieux communs. Sagit-il ici de limaginaire populaire ou médiatique, ou dune vérité factuelle assénée par ledit « professeur émérite » ? Labsence de réserves parle delle-même. Rappelant avec justesse que les grandes écoles philosophiques grecques étaient considérées en leur temps comme des religions ou des sectes, sans connotation péjorative, lagrégé de lettres classiques tombe tête baissée dans le poncif selon lequel « Pendant longtemps les maîtres des sectes ont été des personnalités dexception, comme Platon, Aristote ou les grandes figures du Portique, sans parler du Christ lui-même. » (Admirons linsertion subreptice de Jésus dans cette illustre cercle, ficelle un peu grosse par laquelle lauteur défend son fond de commerce). On devine que après le Christ, cela se gâte. Puis lauteur introduit lapport de la sociologie en la personne de Weber, qui a décrit la secte de façon plutôt sympathique à nos oreilles modernes émancipées des concepts de lAncien Régime, comme étant une association volontaire, contractuelle, égalitaire, méfiante vis-à-vis des intermédiaires institutionnels, par opposition avec « lEglise » à laquelle on appartient par la naissance. Elle serait volontiers rebelle et critique vis-à-vis du pouvoir et ne prône pas de longues études théologiques. Son contemporain Troeltsch définit le type idéal « Eglise » par une volonté duniversalisme, ladoption du concept stoïcien de loi morale naturelle débouchant sur une éthique minimale conforme à la droite raison. Il passe par contre sous silence les apports sociologiques de son confrère Sorbonnard Durkheïm, dont il aurait pu par contre utiliser la méthode empirique, « méthodologie » annoncée mais qui lui fait tant défaut. Les apports de la sociologie La suite et la fin de lintervention se transforment en une prestation consternante, démontrant une ignorance coupable du sujet et une certaine paresse intellectuelle, peu acceptables de la part dun représentant de lintelligentsia française et dans ce lieu. Par un bel anachronisme, Philippe Sellier reproche tout dabord à Weber un « grave » oubli, celui de navoir point parlé de « victimes » et de « gourou ». Sur lapparition du terme de « gourou », notre érudit se contente daffirmer sans aucun recul que « un maître peut soit aider à lépanouissement dune personnalité libre, soit opprimer, aliéner. Cest cette possibilité menaçante quexprime aujourdhui le terme indien de gourou. » On retrouve ici largument classique des défenseurs inconditionnels de la chrétienté, présentée comme une école de la liberté absolue, opposant Jésus-Christ aux maîtres spirituels des autres traditions qui seraient mal intentionnés et spoliateurs de liberté par essence. Lutilisation péjorative sans aucune réserve du terme « gourou », terme éminemment respectable dans la tradition orientale, dans la bouche dun soi-disant érudit nest donc pas forcément innocente. Evoquant les conflits entre époux naissant de léducation conforme ou pas à la doctrine de la « secte », le très catholicisant Philippe Sellier feint doublier également que, pour pouvoir se marier dans une église catholique, ou se marier tout court, un époux(se) non pratiquant(e) doit sengager solennellement à éduquer ses enfants dans la foi catholique. Quant aux victimes, Weber na effectivement pas eu la chance de profiter des lumières de lUnadfi et de sa vision manichéiste du monde, qui jette lanathème sur plus de 600 écoles de pensées, refusant ouvertement tout dialogue avec elles et traquant le mal jusque dans les régimes à base de soupe ou les manipulations kinésiologiques. Dernier reproche adressé à Weber et Troeltsch, ces protestants sont souvent trop durs à légard de lEglise Catholique ! Quand à Durkheim, sa judéité lui vaut sûrement un black out étonnant. La définition moderne de la secte selon Philippe Sellier La définition de « la secte » aurait viré (dans le bon sens selon lauteur) à la suite du drame du Guyana, qui, lauteur le croit, aurait été le théâtre dun suicide collectif. Lauteur aurait pu se renseigner et découvrir que, lorsque les documents « top secret » (39 000 pages !) de la CIA ont été déclassifiés, il est apparu clairement que : 1 / Le Temple du Peuple avait été infiltré et faisait partie dune expérience de lavage de cerveau de la CIA à laide de drogues intitulée MK-ULTRA(1). Les allégations de suicide collectif volontaire par auto-empoisonnement ne tiennent pas face au fait que la plupart des victimes sont mortes dune balle dans la tête par derrière. Il ressort également quune équipe de la CIA était sur place ce jour-là, de même que le principal opposant à la CIA, le député Ryan qui est mort opportunément dans la tragédie. 2/ Les enquêtes sérieuses sur les drames similaires de Waco (Etats-Unis) et de lOrdre du Temple Solaire fournissent de multiples preuves quil ne sagit pas de suicides mais dopérations clandestines de services secrets pour éliminer des témoins gênants. De même, lorsque lauteur confirme et approuve le « dictionnaire » moderne selon lequel que « les religions luttent contre les sectes », et que les Eglises et les laïcs (entendre les athées) luttent main dans la main contre les sectes, cest un contresens total, car les « Eglises » ont vite compris que les militants athées qui ont mené le combat en France fustigeaient en réalité des attitudes et pratiques propres aux Eglises elles-mêmes, et elles ont arrêté de se tirer une balle dans le pied en se désolidarisant de cette lutte. Cest bien ce quavait compris feu Mgr Vernette, cité à contre emploi, qui avait réalisé son erreur initiale et essayé à la fin de sa vie de réhabiliter bien au contraire les croyances extérieures à lEglise Catholique. Pour preuve, la mainmise récente des courants athées francs-maçons sur lUnadfi, ce que déplorait lancienne présidente Jeannine Tavernier. Ces courants athées trustent désormais lUnadfi, le Ccmm et la Miviludes. Puis on croit rêver quand, pour tracer la nouvelle frontière entre les « vraies religions » et les « sectes », (activité bien révélatrice de la préoccupation obsessionnelle de lauteur), notre professeur émérite de la Sorbonne, en mal de références intellectuelles, propose « sur ce point de suivre une institution hautement respectable, le Conseil cuménique des Églises, fondé en 1948 et qui réunit actuellement 342 dénominations différentes, mais toutes foncièrement chrétiennes. Sont reçues comme Églises les communautés qui reconnaissent comme Parole de Dieu la Bible, sans retranchement ni adjonction, qui professent la foi énoncée dans le symbole de Nicée-Constantinople (Personne divine du Christ incarné et mystère trinitaire du Dieu unique), qui font la preuve dune autonomie permanente de vie et dorganisation, qui sont ouvertes au dialogue avec les autres communautés et avec le monde. » On le voit, des critères ouverts et éclairés. Merci pour les Juifs, le Bouddha et Mahommet, pas « foncièrement chrétiens ». Effectivement, Weber avait aussi oublié de faire référence au symbole de Nicée-Constantinople dans sa définition. Pour bien enfoncer le clou et « vendre » le concept dEglise, la pertinence de la structure de celle-ci serait démontrée par le « prodigieux concert de penseurs et de mystiques dans les Églises catholique et orthodoxe depuis deux millénaires (et les protestants ? ), leur ouverture aux plus nobles philosophies de la planète ». Réécriture originale de lhistoire, quand on se rappelle la prodigieuse ouverture desprit de la Papauté au XIXè siècle et les exactions de la Noble Inquisition ! Pas avare de contradictions, ce spécialiste de Pascal qui a rédigé son doctorat de troisième cycle sur « Pascal et la Liturgie », examinant avec le plus grand sérieux et par le menu les habitudes liturgiques des moines à cette époque et de Pascal en particulier, propose de ne pas donner du mot secte une « définition de nom » (précise), mais une « définition de chose, qui laisse le terme dans le flou et lindistinction ». Merci au spécialiste en lettres. Ceci ne lempêche
pas, après avoir encensé lEglise chrétienne, de
faire appel à lennemi pour justement préciser les choses.
Car, grâce à Dieu, cette définition incomplète
a été enrichie par lapport de limmense talent intellectuel
dAlain Vivien, président de la défunte MILS (Mission Interministérielle
de Lutte contre les Sectes) infatigable globe-trotter planétaire
par ailleurs(2) . Ce digne représentant de la mouvance maçonnique
athée a enfin donné une « définition de nom »
satisfaisante (comprenne qui pourra), « La secte est une association
de structure totalitaire, déclarant ou non des objectifs religieux,
dont le comportement porte atteinte aux droits de lhomme et à
léquilibre social. » Disons-le clairement, ces affirmations au premier degré dont lauteur ne dit pas sil sagit dun fait, dune opinion personnelle, de lopinion de la Miviludes ou dun copié coller sur Paris-Match (nous penchons pour la dernière hypothèse) sont tout simplement nauséabondes et déshonorent la Sorbonne dont il est issu ; dautant plus nauséabondes que, alors quil vient de montrer les dangers de la logique de liste, il se presse de référer ses auditeurs en conclusion à la liste de 600 mouvements établies par lUnadfi(3), mouvements qui selon lui « prolifèrent » et qui répondraient aux charmants critères ci-dessus : un véritable appel au meurtre, et une référence Ô combien révélatrice. « Cest dire lurgence de réagir » conclut-il, comme pour lever toute ambiguïté sur ses motivations. Origine et destination dun tel discours Les sociologues des religions, qui sintéressent aujourdhui à toutes de sortes de groupes et de croyances, ont bien mis en évidence lhistoire même de la sociologie des religions. Il ny a guère, la théologie chrétienne faisait en effet office de cadre de référence pour la description des différents mouvements religieux : les groupes sortant du cadre juif, chrétien ou musulman étaient affublés de létiquette de « païens », et la sociologie des religions avait tendance à établir une hiérarchie des croyances, supposée refléter le degré dévolution des sociétés, le christianisme représentant bien entendu un sommet indépassable. La démarche moderne qui a encore du mal à simposer dans quelques poches de résistance - adopte une attitude de neutralité et prend acte de la diversité des conceptions, ainsi que de leur nécessaire pluralité et non-hiérarchie. On voit bien en revanche que lauteur se place dans un cadre danalyse catholique traditionnel, tout en faisant appel aux groupements « anti-sectes » pour combler les lacunes les plus criantes de ce genre dapproche. En effet, lauteur fait ici référence au modèle quasi idéal de « lEglise » chrétienne et se réfère aux définitions du Conseil des Eglises pour tracer la limite entre secte et religion, oubliant dailleurs au passage les autres religions de la planète. Nous assistons donc ici à une entreprise de légitimation des Eglises Chrétiennes « mainstream », présentées comme exemptes de défauts et pourvoyeuses de liberté, à lopposé de groupes mal intentionnés qui cumuleraient les plus graves tares. Il faut savoir que lauteur est un spécialiste de Pascal et du jansénisme, et quil a consacré une bonne partie de ses recherches à la pensée religieuse et aux pratiques de ce grand homme (et non à son travail scientifique sur la méthode expérimentale qui lui aurait bien servi). Lun de ses ouvrages, « la Bible expliquée à ceux qui ne lont pas encore lue », figure en bonne place à la librairie de la Procure Catholique, qui commente ainsi louvrage : « Si certains des soixante-treize livres bibliques peuvent, par leur éloignement dans le temps, donner l'impression d'une forêt, leur message devient de plus en plus lumineux à mesure qu'on s'élève vers les sommets. Ce sont des cimes couronnées de neiges éternelles qui sont proposées ici au cheminement du lecteur. » Dans la même veine, Philippe Sellier aurait pu intituler son intervention « les sectes expliquées à ceux qui nen ont jamais rencontrées », à supposer quil ait rencontré lui-même lun de leurs membres pardon de leurs victimes -, ce dont on peut douter. Il ne peut ignorer également que nombre des reproches et critères épouvantables quil attribue auxdites sectes sont précisément les reproches adressés à lEglise Catholique lors de la Réforme ou lors de la Révolution Française. Quant à lAcadémie des Sciences Morales et Politiques, qui accepte et diffuse sans broncher ce genre de « communications », il nest pas anodin de savoir quelle compte parmi ses membres un cardinal français, lactuel directeur de la Banque Centrale européenne et le pape en personne, Joseph Ratzinger ! A lheure où lEglise avec un grand « E » croule sous les procès en pédophilie, y compris en Allemagne, cela dénote tout de même une certaine cécité de la part de nos « sages » en morale et politique.Il semble donc que nous ne soyons pas en terrain neutre. Et pourtant, notre professeur émérite, au lieu de puiser dans les clichés des tabloïdes pour évoquer la situation contemporaine, aurait pu se renseigner sur les travaux de ses collègues de lEphe (Ecole Pratique des Hautes Etudes) à la Sorbonne, qui a vu la collaboration de noms prestigieux tels Emile Benveniste, Claude Bernard, Marcellin Berthelot, Jean-Baptiste Charcot, Claude Lévi-Strauss, Teilhard de Chardin et bien dautres. Les chercheurs actuels de cette institution ont produit de nombreuses études de terrain non manichéennes, et lon pourrait mentionner dautres centres détude des phénomènes de croyance contemporains existant à Lille, à Montpellier et à létranger, et ce serait bien la moindre des choses quun universitaire « émérite » consulte les contributions de ses pairs. Citons également des chercheurs comme Jean-Paul Willaime, Anne Morelli(4) ou Danièle Hervieu-Léger qui élèvent le débat au-dessus dune recherche malsaine et fort suspecte de boucs émissaires. Lauteur ne devrait pas ignorer (mais ignore probablement) que la présidente de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess), a critiqué la Miviludes en soutenant la démission Nathalie Lucas(5) et en suspendant un accord de coopération entre l'Ehess et la Miviludes, suite à des orientations jugées incompatibles avec un sain débat dans une démocratie. Si le lecteur a le moindre doute quant à limpression consternante que laisse cette intervention, le site internet de Canalacadémie, « première radio académique francophone sur Internet » met les points sur les « i » et croit bon dillustrer le propos de notre professeur émérite par une couverture de Paris-Match ! Un site Internet « académique », qui, « dans un univers sans boussole, offre la garantie de la rigueur en se plaçant au-delà dune logique dactualité », et dont lobjectif est de « rechercher ensemble une information en vérité. Servir ensemble la démocratie et lhumanisme avec Canal Académie. » Tout est dans le « ensemble ». Ce site ne peut sempêcher de faire léloge de la Miviludes par la même occasion, qui « se contente dinventorier ce que lopinion appelle secte » (au moins, cest clair) et vante léquilibre de ses propos (sic) ! Un timing opportun Au final, on ne peut sempêcher de penser au timing dune intervention qui semble tomber à point juste avant le fameux rapport annuel de la Miviludes, à laquelle lauteur rend un hommage appuyé. Philippe Sellier affirme lui-même que la Miviludes offre la parole aux groupes incriminés, nous aimerions quil nous fasse savoir dans quels documents, car nous avions plutôt compris que toute communication discordante était non grata dans cette institution et dans ses rapports. On se rappelle dune récente commission parlementaire présidée à lépoque par lactuel président de la Miviludes, et dans laquelle non seulement les groupes mis en cause navaient pas droit à la parole, mais les déclarations des hauts fonctionnaires venus témoigner dun non problème étaient systématiquement déformées pour gommer toute opinion contraire, et parfois dénaturées jusquà leur faire dire le contraire ! En conclusion et à titre déducation politique, nous conseillons à tous les honorables membres de lAcadémie des Sciences Morales et Politiques dassister à lintervention le 3 mai, en leurs locaux, de Pierre Rosanvallon sur le thème : la myopie démocratique. (1) Dick Anthony,
Massimo Introvigne, Le lavage de cerveau : mythe ou réalité
? (2) http://www.viviengate.0catch.com/ (3) Liste établie
par lUnadfi et financé par le conseil régional dIle
de France (4) Anne Morelli (5) http://veille-education.org/post/2009/04/27/La-Miviludes-joue-au-Grand-Inquisiteur-pour-la-scolarisation-a-domicile CAPLC - CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction |
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