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CAP
LC 2008
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Une des recommandations de ce rapport serait (entre autres) de contrôler la distribution de compléments alimentaires, mesure on ne peut plus douteuse quand on en connaît le contexte commercial, économique et médical. Lintérêt insistant pour le domaine de la santé, a priori exclu des préoccupations « sectaires », trahit peut-être quelques intérêts et influences au sein de la Miviludes. Si lon résume la philosophie de ce rapport, nous aurions une « médecine décole », sûre, fiable, compétente, qui serait contournée et/ou déstabilisée par des charlatans, des gens sans formation, qui mettent la vie de leurs concitoyens en danger permanent, de façon sournoise, sans foi ni loi, tout à lappât du gain. Et si cétait le contraire ? 1. Les pratiques conventionnelles à risque Si pratique à risques il y a, le rapport ne mentionne pas les pratiques conventionnelles à risques, les statistiques officielles (alarmantes voir même extravagantes) de victimes desdites pratiques officielles, ni le contexte, latmosphère souvent inhumaine et laspect lucratif de ce secteur « au-dessus de tout soupçons ». A. La qualité technique des soins Parmi les risques de ces pratiques conventionnelles, les rapports officiels dénoncent un sérieux problème de qualité. Les produits de notre système de production de la « médecine décole » laissent à désirer. Les morts par erreur médicale Pour partir dun bon pied dans ce duel du pot de fer contre le pot de terre, un petit rappel décapant : chaque année, 10 000 citoyens français meurent dans les hôpitaux français (les meilleurs hôpitaux au monde paraît-il) des suites derreurs médicales (selon les affirmations du secrétaire national de lUMP, chef de service des urgences de lHôpital Beaujon à Paris). Tout cela pour un total de 1 000 000 de personnes hospitalisées, soit 1 % de décès par suite derreurs !!! Soit autant que les scores ravageurs de lhorrible Grippe A (fantasmée) avec laquelle on terrorisait les enfants durant les longues soirées dhiver. Soit lhécatombe de la canicule de 2003 tous les ans ! cela mériterait sûrement un nouvel impôt national « erreurs médicales », et une démission annuelle du ministre de la Santé. A ces 10 000 morts, il faudrait ajouter toujours selon la même source le nombre des accidents graves non mortels, tombant officiellement dans une fourchette de 300 000 à 500 000 par an. Tout cela dans des établissements ayant pignon sur rue, par des praticiens ayant tous les diplômes officiels requis, gages de « qualité », tout du moins dorthodoxie. Ces chiffres nincluent pas ce que lon nomme laléa thérapeutique, le fait légitime - quon ne peut maîtriser et prévoir lévolution dun organisme dans certaines circonstances. Nous parlons ici derreurs constatées et avouées. Nous ne parlons pas non plus des vraies erreurs non décelées, sans compter les traitements (officiels) qui ne guérissent pas ou font empirer la maladie, ni des maladies nocosomiales. Les morts par effets secondaires ou traitements douteux A ces 10 000 morts et centaines de milliers daccidents graves dus à des erreurs, il faut ajouter les effets secondaires connus (« normaux donc »), dont certains, fortement incapacitants, voire mortels à long terme sont presque pires que la maladie originellement soignée. On pourrait y ajouter certains effets actuellement en débat, comme par exemple les accidents neurologiques avec la vaccination contre lHépatite B, les cas dautisme suspects (empoisonnement denfants aux métaux lourds), les polémiques sur les causes « iatrogènes » (causées par la médecine) dAlzheimer. Passons également sur les grandes catastrophes « conventionnelles » telles laffaire du sang contaminé. Les morts légitimes Quand aux morts « légitimes », cest-à-dire les personnes qui meurent légitimement dans les mains de spécialistes et médecins « décole », on sait déjà que 150 000 personnes meurent tous les ans en France du cancer donc malades non guéris, ce qui nempêche pas de faire la chasse aux patients qui cherchent à échapper aux hôpitaux classiques, et qui risquent quasiment larrestation. On a vu comment certains praticiens de médecines complémentaires ont eu maille à partir avec la justice lorsquils osaient collaborer avec ces patients « déserteurs », cest à dire leur prodiguer quelques services complémentaires, ce qui constitue un droit, un devoir et reflète un minimum dhumanité. Facilité oratoire dun tableau manichéen apocalyptique ? Manipulations statistiques aux antipodes des faits ? Une expérience de la Médecine dEcole pas convaincante Pour recentrer le débat sur la vraie vie et éprouver ces grandes tirades à laune des faits, aussi longtemps que je remonte dans mon passé et que je considère mes rapports ou ceux de mes proches et relations avec la « médecine décole », je ne peux que dénombrer environ 50 % dinterventions à risque risque de lincompétence, de la négligence ou de linhumanité, certaines ayant entraîné la mort. Il ne sagit pas dun catalogue de faits extraordinaires glanés dans un dossier à sensation ou une littérature subversive, mais de faits observés directement par lauteur de ces lignes lors de soins « normaux ».* - Personne opérée dune simple fracture de la jambe, estropiée à vie. - Jeune étudiant traité pour surmenage, sous traitement lui donnant des hallucinations psychédéliques permanentes. - Patient aux urgences non traité pendant 5 heures, servant de cobaye pour les stagiaires. - Patient âgé soumis à un nouveau traitement pour la fluidité du sang, souffle au coeur, au bord du décès, sauvé par ses proches qui interrompent le traitement. - Erreurs de médicaments par les infirmières dans de grands hôpitaux parisiens. Malade du cancer non diagnostiqué (alors que preuves daprès un interne), mort car diagnostic effectif trop tard. - Un spécialiste qui propose une opération non vitale qui, on le sait, peut endommager laudition (sans informer le patient). - Dentiste affolé par létat de son patient (lui, pas affolé). - Inaptitude évidente à prendre en charge les problèmes psychiques (par psychiatres, psychologues, etc.), se terminant parfois par le suicide ou une dégradation profonde. - Emploi de kinésithérapie au lieu de traitements pour rhumatismes - Insistance erronée pour donner un traitement formellement contre-indiqué, très douloureux et destructif Refus de relever le lit dun patient affaibli qui sétrangle toute la nuit - Prescriptions systématiques de tranquillisants à des personnes âgées sans problèmes danxiété (renouvellement automatique de lordonnance sans examen) - Bénéfices douteux (pour le patient et ses proches) de séances répétées délectrochocs sur une personne âgée, administrés « pour recharger les batteries ». - Incapacité de grands « spécialistes » de formuler une phrase intelligente sur les influences de la nutrition sur telle ou telle affection. - Absence totale de soins palliatifs pour atténuer les effets dune radiothérapie, alors que ceux-ci existent et sont connus. - Insistance sur une opération susceptible de graves séquelles sur une verrue plantaire, finalement disparue à 100% après automédication au calcium. - Patient hémiplégique en route pour la mort après nouveau traitement, qui se remet lorsquon arrête le traitement (sur conseils damis). - Mutilation des fonctions de reproduction dune jeune femme (sans autorisation) par un chirurgien sentant lalcool. Certes il existe aussi des cas où les soins se sont bien passés, quelle que soit la discipline, mais le pourcentage des défaillances observées est extrêmement élevé, pour des faits souvent inacceptables. B. La qualité humaine A ces défaillances plutôt techniques, on peut ajouter les défaillances humaines encore que les secondes peuvent être la source des premières. Cest un truisme que dinsister sur le rôle important que peut revêtir lattitude du soignant lors du diagnostic et pendant le traitement, tant le côté psychique de cette relation peut agir sur la maladie elle-même. Par exemple, quand on voit un médecin (« Grand » hôpital) annoncer son cancer au patient de façon expéditive entre deux portes, en 5 mn, avec laspirateur dans les oreilles (cest lheure du ménage dans la pièce), on peut douter de la qualité de la formation du « spécialiste » en question. Constat malheureusement répété de linaptitude pathologique de grands médecins à communiquer normalement en face dun « vrai » patient en chair et en os. Parfois, cest de la négligence coupable : arrivé aux urgences suite à une affection aiguë, mais, de plus en plus inquiet de cette apparente indifférence, vous servez de cobaye pendant des heures interminables à du personnel content dobserver un « cas » alors que linfection évolue et vous perdez de précieuses heures. Un patient gravement atteint attend sur une civière dans le froid dans un couloir pendant 5 heures, sans manger. Parfois même cest la pure méchanceté qui sexprime : insultes grossières dun médecin des urgences à un vieillard en proie à des démangeaisons insoutenables, refus daccéder à une demande de changement de position pendant la nuit, exigence cruelle quun cancéreux des os se débrouille tout seul pour faire ses besoins, au prix de douleurs insoutenables. Nous parlons toujours de grands hôpitaux réputés ou de centres de mutuelles « nobles », les « fleurons du meilleur système de soins au monde », vitrines de la supériorité française. C. Le facteur économique, talon dAchille de la « Médecine dEcole » Enfin, on arrive au sordide, à savoir le facteur commercial, à grande ou petite échelle. A grande échelle, cest cette recherche incessante des « blockbusters » par les labos internationaux, cest-à-dire des médicaments qui dépassent le milliard de dollars. Le couperet des fameux dix ans de royalties engrangées avant que ledit blockbuster soit généricable provoque la ruée actuelle sur la prescription et linvention tous azimuts des vaccins, car ceux-ci savèrent facilement « blockbusterisables » et surtout non généricables. Avec toutes les menaces pour le système immunitaire et nerveux que lon sait. Cest aussi ces 300 visites par an que reçoit chaque médecin par des « visiteurs médicaux » qui lui vantent leurs produits et peut-être certains avantages palpables. Ce qui est facile à vérifier, ce sont ces logiciels informatiques installés chez les distributeurs qui prennent soin de répertorier, outre leurs clients, leurs « prescripteurs », les médecins, avec une case pour inscrire leur « chiffre » sur tel ou tel médicament ou marque. On verra aisément que les « factures dhonoraires de conseils » régulières que touchent ces « prescripteurs » sont directement proportionnelles à leur « chiffre ». Les prescriptions de prothèses en particulier sont un facteur « sensible ». Passons sur les campagnes officielles de santé douteuses à la radio ou sur Internet, dont on aimerait connaître les auteurs et leurs liens avec les labos. Dans certaines régions plus « cow-boy » - un peu style Françafrique à la réflexion -, on exerce un chantage sur la famille de lopéré pour verser un « supplément », parce que vous comprenez, cest pas facile, on manque de personnel, il pourrait attendre, etc. tandis que le patient est déjà à lhôpital, prêt à recevoir son intervention. Dans le secteur dit « public » (dont nombre de praticiens officient également dans des cliniques privées), on peut regretter un coût souvent démesuré pour des pratiques au bénéfice discutable au mieux. Ainsi, selon une étude exhaustive officielle(1)1 menée sur plus de dix ans aux Etats-Unis et en Australie sur lensemble des patients atteints de 22 affections cancéreuses différentes, le bénéfice de la chimiothérapie serait de seulement 2,3 %, tous autres facteurs égaux, pour la survie des patients sur 5 ans. (En dautres termes, 97,7 % des patients nont pas bénéficié damélioration significative, pour sexprimer pudiquement). En outre, les enquêtes sur les liens de lOMS avec les grands labos, déclenchées en plusieurs points de la planète après les campagnes de vaccination contestées contre la grippe A, ont déjà montré quelques bizarreries. A plus petite échelle, cest la vénalité de tel ou tel praticien, qui sarrange pour pratiquer deux actes en 15 minutes grâce à son assistante qui vous fourgue une radio (non nécessaire) pendant les 5 minutes où le dentiste se prépare. Quand le praticien ninscrit pas carrément deux actes pour 1, cest pas grave, cest remboursé, soit 80 ou 90 euros en 5 ou 6 minutes chrono. « Lavement des oreilles à leau » = 1 acte, « séchage des oreilles à lair chaud » = deuxième acte.Nous parlons donc aussi bien de la médecine libérale que de la médecine ambulatoire dhôpital. Les deux passent dailleurs par les mêmes écoles, la fameuse « médecine décole ». On peut se demander si le fait dexiger des futurs médecins dingurgiter des montagnes de données pendant 5 ou 6 ans est bien productif, ou si cela contribue activement à certaines carences des praticiens. La pauvreté du cursus concernant le facteur émotionnel, psychique, tout comme le silence sidéral sur nombre de pratiques médicales très répandues est dailleurs éloquent. Constatant labîme des informations manquant dans le bagage que lon pourrait attendre dun médecin, on pourrait supposer que ce qui nest pas enseigné nest pas connu... des enseignants. 2. Le Culte de la Structure Une philosophie implicite envahissante Quand nous cherchons un point commun à cette qualité (trop) souvent défaillante des soins divulgués par la « médecine décole », on peut identifier un penchant matérialiste très présent, dans tous les sens du terme, mais tout spécialement un certain Culte de la Structure. La primauté entre la Fonction et la Structure a fait lobjet dun long débat : est-ce lapparition de la corde vocale qui permet la parole, ou le désir de parler qui crée la corde vocale, est-ce un dommage à lorgane qui crée la maladie, ou un dérèglement du système (ou du psychisme) qui endommage lorgane, est-ce le système politique qui crée un homme nouveau ou lhomme nouveau qui modifie le système politique ? Disons que la médecine décole a une propension quasi exclusive à pencher du côté de la structure reine, héritière didéologies scientifiques ou politiques passablement remises en question actuellement. Et par-dessus tout, dans tout cela, on sent quune variable essentielle a été oubliée dans léquation de la guérison : lêtre lui-même. Née en filiation directe avec le positivisme scientifique du XIXe siècle, dont le bastion était la France, la médecine moderne « décole » sest spécialisée dans les équations de la matière, les schémas mécaniques de molécules, les mécanos dADN, tandis que les autres connaissances cliniques et expérimentales étaient rejetées dans un statut semi barbare avec lequel on ne saurait se compromettre ni compromettre sa carrière, même si on y croit. Cette extrême fixation sur un schéma classique de fonctionnement des organes et des cellules semble tout à fait idéologique, de par son excès même, son insistance et son exclusivisme et le refus du débat (ça vous rappelle quelque chose ?). On peut prolonger la réflexion sur cette imprégnation matérialiste en observant lutilisation de machines coûteuses, souvent au détriment dautres approches souvent plus efficaces et moins chères. On dépense également des fortunes en médicaments ou actes de prévention, dont lutilité est contestée ou qui pourraient même créer plus de problèmes pour la santé quil nen résolvent. On peut constater également les sommes colossales engouffrées dans les recherches génétiques, pour des bénéfices incertains, et pour des affections qui ont peut-être déjà des remèdes dans les médecines alternatives. Pour certains extrémistes, « lADN » a remplacé Dieu. Larchétype du médecin-mécano Or, au lieu de traiter le patient ou plutôt le corps du patient comme une sorte de bâtiment à réparer, ou à amputer, ne peut-on voir dans le patient larchitecte, le réparateur, le nettoyeur, lenjoliveur de cet organisme vivant ? Cela change bien des points de vues, stratégies et pratiques. En effet, on reproche souvent à ces médecines alternatives labsence dun « schéma » bien « scientifique », cest-à-dire labsence de « données-mécano ». Or, des dizaines, voire des centaines de médicaments ayant reçu lAMM ont été retirés de la circulation et interdits par la suite, alors que leur dossier dautorisation avait été truffé de tous les « schémas scientifiques » possibles. Quant au schéma de fonctionnement de lélectrochoc sur le cerveau, on lattend toujours après 60 ans de pratique (paraît-il que les praticiens et chercheurs « sérieux » affirment que cest toujours un grand « mystère » pour la science) ! Tout cela relève le plus souvent de la mauvaise foi ou de lidéologie, quand ce nest pas de lobscurantisme. Un médicament ou une thérapie guérissent ou ne guérissent pas, ils préviennent les maladies ou renforcent lorganisme ou pas, et les données cliniques le montreront dans tous les cas. 3. Les pratiques alternatives Un aspect économique plutôt sympathique Dans la bouche des tenants de lorthodoxie (y compris certaines remarques bien senties dans les rapports de la Miviludes), les pratiques alternatives seraient motivées bien souvent par lappât du gain, recourant pour cela à une manipulation des patients (rebaptisés « victimes »), et seraient fondées sur des connaissances rudimentaires, voire de véritables impostures volontaires. Sur le plan économique, on pourra cependant rappeler que ces médecines ne coûtent pas grand chose à la collectivité, car : 1) limmense majorité des recherches ont été effectuées par des chercheurs indépendants, hors des grands circuits financiers de subvention. 2) La plupart de ces pratiques ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale, leur coût étant supporté en majeure partie par les patients eux-mêmes, sinon facilitées par des honoraires peu élevés (à durée équivalente). 3) La pratique préventive en particulier de celles-ci économise beaucoup de frais au système conventionnel de santé. On pourrait ajouter que les recommandations dhygiène de vie qui les entourent accentuent encore ce phénomène de prévention et déconomie. Un certain nombre de médications curatives ou préventives, voire de pratiques de santé non « médicamentées » coûtent dailleurs moins cher et peuvent être préparées ou achetées à un coût défiant toute concurrence. Voir lexemple du chlorure de magnésium qui peut sauver rapidement des situations quasi désespérées et éviter « lartillerie lourde » pour un coût ridicule. Certains remèdes homéopathiques ou préparations naturelles sont également dun coût très modeste. Il en est de même pour certaines pratiques mentales, émotionnelles ou spirituelles, voire énergétiques que la personne ou son entourage peuvent accomplir par eux-mêmes et qui nimpliquent pas le recours à un système de santé lourd ni aucun coût. De plus, la plupart des remèdes proposés par les médecines alternatives quand il ne sagit pas simplement dune discipline corporelle ou mentale -, présentent des contre-indications et effets secondaires en général rares et faibles. Relations humaines et confiance Quant à la relation praticien-consultant, lexpérience montre que les praticiens alternatifs, pour rester dans le cadre dune relation daide, sont dans la grande majorité animés dun désir sincère dapporter le meilleur de leur connaissance, et sont peu animés par lenrichissement, souvent au détriment de leur propre confort dailleurs. En général, ce type de praticien na pas loeil rivé sur sa montre, calculant mentalement sa rentabilité horaire, mais prend le temps de parler, de répondre et de laisser le consultant sexprimer. Quant aux pratiques réellement douteuses visant plus ou moins la crédulité de gens peu éclairés, vous les verrez fleurir dans certaines publicités sétalant dans la littérature ad hoc, sans que les pouvoirs publics ne sémeuvent le moins du monde pas de « pensée » revendiquées ici - révélant par là la nature foncièrement idéologique des actions de « vigilance » quant aux « pratiques sectaires ». Le danger, cest la pensée. Côté relationnel, le praticien alternatif sait le plus souvent créer une relation de confiance et un climat émotionnel eux-mêmes facteur de guérison ou de meilleure santé et dépanouissement. Et cela, ce nest pas facile de le trouver dans le système conventionnel, quelles quen soient les raisons. Enfin, contrairement aux allégations de certains, nulle part mieux que dans ces pratiques lexpression « consentement éclairé » trouve pleinement son sens. Non seulement les usagers sont souvent des personnes instruites sur les phénomènes de santé et denvironnement, mais bien souvent lassociation « praticiens usagers » poursuit ensemble son éducation, les connaissances étant souvent dispensées sans ce langage ésotérique de la médecin « scientifique » qui semble sinterposer comme pour confirmer la supériorité des « Clercs ». Conclusion Si lon examine le rapport « bénéfices/risques », les pratiques non-conventionnelles comprennent bien des avantages, ne serait-ce quun parti pris déducation et de compréhension. Quant aux avantages supposés de la médecine conventionnelle, il faut les soumettre à lépreuve de la réalité, car ils ressemblent bien souvent à une publicité mensongère. Je dis cela dautant plus librement que, malgré le portrait épouvantable dressé plus haut, je suis plutôt adepte dune médecine dite « intégrée », prenant ici ou là selon la gravité, le domaine, la proximité, le coût, la disponibilité et lhumeur du moment. Je ne peux donc accepter, au nom de quelques cas épinglés, souvent déformés sinon carrément faux, cette diffamation diffuse permanente de la Miviludes vis-à-vis de dizaines ou centaines de méthodes tout à fait utiles, honnêtes et méritant recherches et encouragements et non répression. Sur ce point, le sectarisme est sans conteste du côté de la Miviludes. On ne peut accepter les dénégations de la Miviludes et ses protestations de « respect absolu des convictions » quand on voit des descentes de police dans des centres sans aucune plainte, sur le seul nom du centre ou de telle ou telle technique/pratique. Comme le disait Schopenhauer, « Toute vérité passe par trois stades : en premier lieu on la ridiculise ; en deuxième lieu on s'y oppose violemment ; enfin on l'accepte comme si elle allait de soi. » Gageons que ces pratiques détestables de chasse aux sorcières tomberont delles-mêmes par la volonté populaire même, qui déclassera ce genre dattitudes en les ignorant. A condition de ne pas être submergée ou trop choquée émotionnellement par une propagande et une désinformation insistante au plus haut niveau. Doù lintérêt de la défense de la liberté de conscience « sur le terrain ». Gilles Carat
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