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thérapeutique
L' affaire Kimbangu
Mundele-Piffer
Article par Laurent Laporte
Décembre 2010
Eric
Molinié, nommé à la tête de la Halde saura-t-il
résoudre à lépineuse affaire « Kimbangu Mundele-Piffer
» avant la liquidation de la Halde ?
Eric
Molinié se retrouve en face dun cas « décole
» de discrimination, et dun dossier vieux de quatre années
où tous les acteurs se dérobent face à un homme dune
détermination hors norme !
Préfecture
de Moselle, Centrale nucléaire de Cattenom (57), France Telecom/Orange,
et même la HALDE se sont tous montrés dune timidité
des plus criantes dans cette affaire ou un homme seul, « Kimbangu Mundele-Piffer
», se retrouve engagé dans un bras de fer permanent et multiple
pour faire valoir ses droits.
Le
nouvel homme fort de la «Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations
et pour lEgalité » devra faire vite avant lexamen
de la loi planifiant labsorption de la HALDE dans le giron du «
défenseur des droits » prévu le 10 janvier à l'Assemblée
nationale.
La
nouvelle institution nommera autant d'adjoints quil existera de domaines
de compétences, ainsi, pour la lutte contre les discriminations (ancienne
« Halde »), il faudra compter sur lavis de neuf membres
contre douze initialement. Pourquoi donc toutes les réformes de notre
époque semblent-elles toujours nivelées vers le bas ? Dans le
même sens, la suppression envisagée de la validation par les
commissions parlementaires au profit de lautorité renforcée
du premier ministre restreindrait la liberté de choix dans la nomination
des adjoints à la nouvelle structure du «défenseur des
droits ».
Acte
1 : Un employé sans histoires, ou presque. ..
Présent
dans lentreprise France Telecom depuis la fin des années 70,
Pierre-Michel Piffer, alias « Kimbangu Mundele » nouveau nom quil
a choisi chez les Raëliens, na jamais caché son appartenance
au mouvement du même nom. Employé modèle, il a toujours
réalisé soigneusement son travail, défendant avec succès
limage et le professionnalisme de son entreprise à de maintes
occasions, comme lors de ses séjours en outre-mer, ou encore auprès
de la mairie de Metz, ou du conseil général de Lorraine (dans
le cadre des présentations de « FTTH »-fibres -optiques-à
la maison).
Avec
ses mêmes qualités, « Kimbangu Mundele » se fait
remarquer au sein du mouvement raëlien (rael.org), et devient tout dabord
responsable de lest, puis national ; extrêmement dynamique, il
opère un réel accroissement de visibilité pour sa cause
!
Parallèlement,
il se voit interdire laccès, à partir de 2005, à
lusine de la centrale nucléaire EDF de Cattenom ( 57 Lorraine)
dans laquelle il oeuvrait régulièrement depuis 2003 Pour lui
le lien semble évident entre son appartenance au Mouvement et cette
sanction, mais il ne peut imaginer à ce moment là, leffort
qui sera nécessaire à la suppression de cette mesure discriminatoire
et à lobtention de la réponse officielle sur le pourquoi
de cette décision !
Acte
2 : « Kimbangu » entame un bras de fer avec ladministration
!
Sa
première action est de se tourner vers sa propre direction, en suit
une réponse lui signifiant sans plus de précision son changement
de niveau daccréditation pour laccès à la
centrale (accordée par la préfecture), le laissant privé
daccès tandis que ses collègues continueront à
y travailler très régulièrement !
Il
décide alors de se tourner logiquement vers le directeur et le chef
de sécurité de la centrale de Cattenom, puis également
dinterpeller la préfecture ainsi que la CNIL (Commission Nationale
Informatique et Libertés). Suite à un mutisme général
sur les raisons officielles de cette interdiction, il va commencer à
manifester seul avec son panneau entre autres devant les locaux de la préfecture
de Metz, mais aussi à constituer fin 2006 un dossier auprès
de la HALDE.
Lorganisme
ne semble pas vouloir se prononcer rapidement et il devient coutumier de réponses
de type « langue de bois », digne dune administration de
lex. URSS : « dossier en cours dinstruction .
le délai de traitement dun dossier peut varier selon sa difficulté
et sa complexité » .Deux ans après, sans avancement réel
de ce dossier, le 7 juin 2010, il décide de manifester à Paris
devant les bureaux de cette même HALDE.
Peu
avant, en novembre 2009, il avait également interpellé la présidence
de la république, pour revendiquer «son droit à être
traité comme nimporte quel citoyen . "
Acte
3 : 2010, Une première reconnaissance du préfet de lorraine
après 5 années !
Le
22 juillet 2010, un courrier du Préfet de la région Lorraine,
Bernard Niquet, lui confirme enfin la délivrance dune nouvelle
accréditation pour accéder à la centrale nucléaire
EDF de Cattenom.
Piffer
salue le geste du préfet, mais demande des excuses et un dédommagement
financier de la part du gouvernement français pour la discrimination
professionnelle subie durant ces années
Il
demande dans le cadre de la loi, à avoir accès à lavis
de la HALDE cité dans cette même lettre du préfet, la
CADA (commission daccès aux documents administratifs) ayant confirmé
la validité de sa demande.
A
ce jour, cette simple demande du document officiel de la HALDE étant
toujours en attente, Kimbangu a eu lidée un « Free HUG
Non stop » face à la préfecture de Metz, le lundi 29 Novembre
2010 à partir de 14 heures jusquà obtention dune
réponse .
Et
il en profite pour faire la promotion, deux conférences gratuites sur
le thème : " Ovni" et "si c'était vrai...",
le Mercredi 1 décembre 2010 (18h00 ou 19h30.), au Grand Hôtel
de Metz, 3 rue des Clercs (57000 Metz).
Aujourdhui,
il continue son combat pour obtenir une reconnaissance officielle de ce quil
a vécu pendant ces cinq années parsemées de remarques
désobligeantes, d'interrogatoires, d'arrestations, de multiples contrôles
de la police, des RG,; des confiscations de documents personnels, ainsi que
la réponse officielle à cette simple question : « pourquoi
cette interdiction ? »
Il
souhaite également obtenir un dédommagement financier pour les
frais de transports (à lONU à Genève, à
la Présidence de la République et à lAssemblée
Nationale ainsi quau siège de la HALDE à Paris, à
la centrale de Cattenom), ainsi que pour des dizaines de journées de
congés pris dans le cadre de ces actions.
A
venir : un combat plus large pour la fin « dun deux poids deux
mesures ».
«
Kimbangu Mundele-Piffer » cite souvent cette réponse officielle
(1) du Ministère de l'Intérieur, à une raëlienne
ayant interpellé les services du ministère au sujet de son inquiétude
à voir le mouvement raëlien qualifié de secte : «
En régime de laïcité, il n'appartient pas à l'Etat
de définir ce que serait « une secte » ou « une religion
». Cette absence de définition résulte de la conception
française de la laïcité, qui trouve son fondement dans
l'article 10 des Droits de l'homme et du citoyen (2) »
«
Pourtant, une organisation comme la MIVILUDES crée des listes dorganisations
minoritaires considérées comme "sectes dangereuses "
engendrant son lot de discriminations professionnelles et familiales et cela
avec lapprobation de létat et à laide des
deniers public », sinsurge « Kimbangu Mundele-Piffer »,
bien décidé à dénoncer cet bipolarité officielle
!
(1)
(Lettre du 29 juin 2009, Ministère de lIntérieur, de lOutre
Mer et des Collectivités territoriales, Direction des libertés
publiques et des affaires juridiques, bureau central des cultes, référence
S 865AL-PC43.01.01)
(2)
« nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même
religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public institué
par la loi» et qui pose ainsi clairement le principe de la neutralité
de l'Etat à l'égard des opinions religieuses. C'est pourquoi
tout courant de pensée peut librement s'exprimer, tant qu'il agit dans
le cadre de la loi. »