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CAP
LC 2008
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Selon ce guide, un enfant qui naît dans une famille dont les parents sont des adeptes dune minorité religieuse, se trouve immergé dans le « bain » de leurs croyances, ce que la Miviludes qualifie denfermement symbolique au sein du cercle familial. Pour la Miviludes, le monde des adultes simpose à lenfant comme une référence en termes de comportement, de valeurs, didées, de croyances. En perpétuelle construction, lidentité à venir de lenfant sera donc profondément marquée selon la Miviludes par les croyances de ses parents. Pour les enfants dont les parents appartiennent à des minorités religieuses quelle qualifie péjorativement de « mouvements sectaires », elle recommande donc quils fassent lobjet dun signalement aux autorités qui diligenteront une enquête, et ce simplement sur la base de lexistence dun risque et non plus seulement en présence dun danger avéré pour lenfant. Elle recommande également que les parents non adeptes soient privilégiés lors de lattribution de droits de garde en matière de divorce. Elle recommande que le Ministère Public délivre une ordonnance de placement provisoire pour faire hospitaliser les mineurs sans le consentement de leurs parents afin dévaluer la situation de danger potentiel et les risques éventuels pour leur intégrité physique et psychologique. Pour la Miviludes, les adeptes des minorités religieuses sont sous emprise mentale mais nont pas conscience de lêtre. Elle considère que les situations demprise sur la famille, sur lun des parents et incidemment sur les mineurs dont ils ont la charge, sont un phénomène délicat à cerner car un individu sous emprise affirmera que son adhésion est totalement volontaire et quil ny a là aucune forme de soumission. Pour la Miviludes le phénomène demprise mentale est avéré lorsquune ou des personnes commencent à sattacher à des idées véhiculées, différentes des idées habituellement partagées par le consensus social. Toute conversion à des croyances nouvelles ou minoritaires est donc considérée par la Miviludes comme le résultat dune emprise mentale dont il faudrait protéger les enfants de parents adeptes. Cette position et les recommandations faites par la Miviludes constituent une violation du droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs propres convictions, garanti par le Protocole n°1 à la Convention européenne des droits de lhomme et des libertés fondamentales, par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et par les Accords dHelsinki. La Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction des Nations Unies avait pourtant indiqué dans son rapport sur la France en mars 2006 que la politique suivie et les mesures adoptées par les autorités françaises avaient provoqué des situations où le droit à la liberté de religion ou de conviction des membres des groupes qualifiés de « sectaires » avait été indûment restreint. Elle avait ajouté que la stigmatisation de leurs membres avait résulté en discrimination, notamment à légard de leurs enfants, et avait émis lespoir que les futures initiatives de la Miviludes seraient conformes au droit à la liberté de religion ou de conviction et quelles éviteraient les erreurs du passé. Loin de suivre ces recommandations, la Miviludes a franchi une étape supplémentaire dans sa politique de discrimination en publiant un guide pour les professionnels de lenfance les incitant à dénoncer les enfants dont les parents appartiendraient à un mouvement qualifié de « sectaire ». Aussi, nous sollicitons laide des représentants de lOSCE pour intervenir auprès des autorités françaises et mettre fin à cette politique dintolérance et de harcèlement des minorités de religion ou de conviction. Merci. |
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