|
CAP
LC 2008
www.coordiap.com |
|
![]() |
|||
|
Sil est bien un domaine propre à lHumain, cest celui de sa pensée, donc de ses facultés et partant de son intelligence, situation qui, de fait, se présuppose comme une réalité découlant précisément du principe humain.Lintelligence est donc lune des caractéristiques majeures de létat humain. On pourrait, sans grand risque qualifier lintelligence comme étant un principe avant tout instinctif. Dès lors, cest un fait, une réalité et il nappartient à personne den juger. Que certains systèmes, méthodes ou travaux dexperts permettant dapprocher une estimation de ce que daucuns appellent un niveau dintelligence ou encore un quotient intellectuel, puissent exister ou se développer, notamment à raison détudes générales ou particulières, nempêche pas cette réalité, ce fait : lhomme est par essence même intelligent et tout jugement réducteur de cette réalité est une atteinte à la présomption dintelligence et donc une atteinte à lintégrité de la personne. Tout raisonnement généralisant, globalisant ou amalgamant, du style les électeurs sont tous des ânes ou tous les français sont des veaux, constitue donc un a priori qui viole de manière collective le principe se la présomption dintelligence qui doit ou devrait dominer. Daucuns affirmeront, études, rapports ou constats à lappui, quil existe à la fois différentes formes dintelligence et quune personne peut être sur certains domaines plus douée ou encore que des études poussées favorisent le développement de lintelligence et génèrent donc une différence en faveur de tel ou tel sujet, ce raisonnement est tronqué puisquil ne tient pas compte de linstinct qui pourrait tout à fait favoriser tel sujet non érudit et défavoriser tel autre, théoriquement plus érudit. La présomption d'intelligence peut donc, dune certaine manière, être considérée comme une forme de variante de la présomption d'innocence, domaine dans lequel, sans preuve, on n'a pas le droit d'accuser quelqu'un de délit et généraliser le reproche est un crime, de même, sans preuve, on n'a pas le droit d'accuser quelqu'un de bêtise. Généraliser est insultant et engendre des abus.Cest insultant autant pour lintelligence en elle-même qui est un principe inhérent à lhumain et non détachable de lui, que pour lHumanité dans son entièreté et cela ouvre la voie dune possible violation de lun des aspects de lintégrité de la personne. Jean-Georges DANCOISNE Pour le Conseil Consultatif du CNDHC-FRANCE
CAPLC - CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction |
|||