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TYPE DE DISCRIMINATIONS :

CAMPAGNES DE RUMEURS

page 2/5

TEMOIGNAGE N° 20

Marseille, 29 mars 2000

La peur est omniprésente dans cette atmosphère de chasse aux sorcières. J’ai essayé de discuter avec les membres du conseil d’administration sans succès. J’ai décidé de donner ma démission.

Robert : "je travaille en tant que technicien de laboratoire en centre hospitalier. Scientologue depuis neuf ans, je m'occupe depuis à peu près quatre ans d'une association de lutte contre la toxicomanie où nous faisons pas mal d'actions sur le terrain dans Marseille. Principalement des stands d'information dans les quartiers nord de Marseille, là où la drogue est omniprésente et le problème quasi permanent. Nous distribuons des prospectus expliquant les sept bonnes raisons de ne pas se droguer. Nous distribuons des livrets d'information sur le cannabis, l'ecstasy, l'héroïne. Je fais partie aussi d'une coopérative en produits biologiques. Ma femme et moi avons adhéré à cette coopérative il y a six ou sept ans à peu près. Elle était déficitaire. On a retroussé nos manches pour remonter la situation et j'ai été élu président du conseil d'administration de la coopérative. Je ne fais jamais de prosélytisme, ce sont mes opinions personnelles

En septembre dernier, la chaîne de TV M6 est venu nous filmer sur notre stand d'information sur la drogue dans les quartiers nord de Marseille. Lors de l'émission, ils ont mis en gros plan “GALIBERT Robert, scientologue” et non pas responsable de l'association NON à la drogue, OUI à la vie, puisque c'est son nom. Dès le lendemain, j'ai reçu des coups de téléphone et en particulier de la gérante de la coopérative, complètement affolée. On a réuni en catastrophe un conseil d'administration où, de façon unanime, ils m'ont demandé de démissionner. J'ai demandé pourquoi, dans la mesure où tous reconnaissaient en plus que j'avais toujours fait un travail bénévole et, qui plus est, très apprécié. Les cinq employés de la coopérative ont eu peur de perdre leur emploi. Déjà en tant que coopérative biologique on est un petit peu marginal, alors si on se met à dire que la coopérative est dirigée par un scientologue... c'est l'effondrement total. Donc ils pensaient que la coopérative allait disparaître si je restais au conseil d'administration ! Je connaissais personnellement beaucoup de coopérateurs. Honnêtement je ne pense pas que cela aurait fait beaucoup de remous. Cela dit, la peur est omniprésente dans cette atmosphère de chasse aux sorcières. J’ai essayé de discuter avec les membres du conseil d'administration sans succès, j’ai décidé de donner ma démission."

TEMOIGNAGE N° 22

Marseille, 29 mars 2000

La Gazette nous réserve la surprise d’un article de 2 grandes pages, avec pour titre : «Secte : un si joli restaurant ». Cet article expliquait que le restaurant est en fait le quartier général d’une « secte dangereuse ». Nous sommes végétariens, c’est le comble de l’horreur.

ASSANI et PAULE : "nous appartenons toutes les deux au Centre Sri Chinmoy. Nous existons en France depuis à peu près 25 ans et nous subissons les pressions et les attaques de l'ADFI dans toute la France et du GEMPPI (Groupe d’étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l’individu) à Marseille. Le centre sur Marseille existe depuis deux ans. Nous organisons souvent des activités culturelles, donc des concerts, des activités sportives, des courses, toujours sur le thème de la paix, où nous ne faisons jamais de prosélytisme. En octobre 97, notre association se voit refuser l'organisation d'un concert à l'Institut culturel italien. Nous avions pris des contacts. L'accord avait été donné. Deux jours avant la manifestation, je reçois un courrier dans lequel on me dit : “Mademoiselle, en accord avec le Consulat général d'Italie, je vous informe que la salle ne pourra pas être à votre disposition, faute de personnel disponible pour l'ouverture. C'est pourquoi, nous vous retournons le chèque etc.”. J'appelle l'Institut culturel, je demande un rendez-vous avec le consul et lors de notre entretien, il me dit qu'effectivement il a reçu un coup de fil qui l'informe que notre association est sur la liste des "sectes", et que donc il ne peut pas nous recevoir. Nous avons dû en toute hâte trouver une autre salle.

En 95, nous invitons un groupe vocal et instrumental suisse dans l'église de la Sainte-Trinité, à Marseille. Le concert est prévu pour le 19 mars. Le 14, nous recevons le courrier suivant du prêtre qui annule la manifestation : “Madame, suite à notre coup de téléphone, je suis dans l'obligation d'annuler l'autorisation concernant le concert dans notre église, le 19 mars. Malheureusement, vous m'avez caché que vous êtes catalogués comme secte et qu'on vous a refusés à beaucoup d'endroits. Ceci dit, je ne me permets absolument pas de vous prendre pour une secte, mais vous comprenez que je n'ai pas le droit de scandaliser les chrétiens qui ne peuvent pas toujours faire la différence entre une spiritualité et une secte”. Ca c'est à Marseille, mais en France, il y a des dizaines et des centaines de cas comme ça, de refus de nous accueillir.

Nous organisons un événement culturel tous les ans, qui s'appelle "Peace Run International", qui s'adresse à tout le monde. C'est une initiative à laquelle participent chaque année des centaines de milliers de personnes dans le monde, et la France est le seul pays qui a refusé à plusieurs reprises le passage des coureurs. Alors des individus "anti-sectes" suivent le passage de la course. Ils nous suivent et nous pistent. Cette année ils étaient en voiture et prenaient des photos. Dans toutes les manifestations publiques, ils interviennent très habilement la veille de l'événement, le plus tard possible, pour que nous ne puissions pas changer.

A Montpellier, j'ai un restaurant végétarien depuis dix ans, qui marche bien. Nous étions parfaitement acceptés. Il y a cinq ans, La Gazette nous réserve la surprise d'un article de deux grandes pages, avec pour titre : “Secte, un si joli petit restaurant.” Cet article expliquait que le restaurant est en fait le quartier général d'une "secte dangereuse" : nous sommes végétariens, nous courons, nous sommes chastes, nous prenons des douches tous les jours avant de méditer, nous sourions au restaurant, et nous avons un gourou, ça c'est le comble de l'horreur...

Lorsque nous sommes arrivés à Montpellier, il y a dix ans, il n'y avait aucun problème. Nous avions droit aux salles municipales. Nous avons organisé en 1991 un concert de Sri Chinmoy au Parc des expositions, soumis à l'autorisation de la mairie. En 1995, lorsque j'ai demandé ce même Parc des expositions pour un concert, il m'a été refusé. Je suis allé voir les personnes qui gèrent le Parc des expositions et qui m'ont dit : “Il n'y a aucun problème, nous on vous accepte, vous vous êtes très bien comportés la dernière fois, vous payez, bon, mais nous n'avons pas obtenu et nous n'obtiendrons pas l'autorisation de la mairie parce que vous faites partie de cette liste. ”. L'année dernière, nous avons organisé un concert à Paris. Un ami m’a appelé et m’a dit : “Tu sais, la mairie d’arrondissement m'a appelé. Ils ont essayé de me convaincre que vous étiez des gens épouvantables, mais ça n'a pas marché, t'inquiète pas.”

Pour d'autres manifestations, nous avions quand même obtenu un stade municipal. Le chargé des sports à la mairie est vraiment un ami, nous courons avec lui. Il nous connaît tellement bien qu'il a oublié que nous étions une “secte dangereuse” et il nous a donc donné un accord pour des courses régulières, une fois par mois. Nous avons commencé à distribuer notre publicité pour inviter les gens à cette course. Le lendemain, dans le journal, on lit un article titré : “La secte coursée”. Autrefois lorsqu'on demandait des informations aux Renseignements Généraux, ils répondaient : “Nous n'avons rien de dangereux à signaler à propos de ce mouvement.” Depuis cette liste, ils répètent mot pour mot, la définition du dossier de l'ADFI, qui ne veut absolument rien dire. J'ai retrouvé la liste noire dans le QUID, qui a repris la définition rocambolesque et absurde de l'ADFI."

TEMOIGNAGE N° 29

Lille, 19 avril 2000

A partir de là, l’Eglise me déclare la guerre absolue. Entre en scène, un abbé « chasseur de sectes ». Il fait un témoignage de 14 pages au tribunal pour détruire mon foyer. Il a employé toutes les diffamations possibles et imaginables.

Albert : "j'ai commencé à enseigner le yoga à Saint-Quentin, en 1968. Rapidement j’ai eu beaucoup d’élèves. Des francs-maçons voulaient que je participe à leurs activités. Moi, je voulais rester complètement neutre. Immédiatement on s’est mis à me supprimer les salles où j’enseignais. Tout de suite j’ai eu un contrôle fiscal avec taxation d’office complètement démesurée.

Dans le même temps, je découvre les apparitions christiques de Dozulé dont certains ici ont peut-être entendu parler… Hé bien s’ils en ont entendu parler, c’est parce que je les ai diffusées. Entre 72 et 78, une mère de famille de 5 enfants a vu apparaître une gigantesque croix en ouvrant les volets. Cela s’est reproduit six fois. Elle trouvait ça fou et n'a pas voulu y croire. A une cinquantaine de reprises, elle a reçu des paroles en latin et un message qui se complétait à chaque fois. Des pratiques absolument œcuméniques qui appartiennent à toutes les religions de la terre ont été transmises à cette mère dont le niveau intellectuel est celui du certificat d’études. Toutes les communications reçues étaient enregistrées par les sœurs de l’école religieuse où elle travaillait. L'Eglise voulait garder le secret absolu jusqu'à ce que cela arrive aux oreilles de M. Gérard Cordonnier qui a mené une enquête approfondie. Il était persuadé que ce message était fondamental pour l’humanité. Les spécialistes disent que c’est aussi important que Fatima ou plus important que Fatima. Malheureusement, il se tue dans un accident de voiture. L’Eglise récupère tous les documents chez la veuve et l’affaire est complètement enterrée.

Jusqu'à ce que je découvre certains documents relatifs à cette histoire. A cette époque, pendant 6 mois, tous les week-ends je vais à Dozulé… Cette femme me confie les enregistrements de cette révélation et avec mes amis nous décodons tous ces cahiers. Nous avons le message intégral malgré l’Eglise qui a tout fait pour garder le secret sur cette affaire. A partir de là, l’Eglise me déclare la guerre absolue. Alors que j’ai envoyé le texte de ces apparitions à Monseigneur Lustiger en premier ainsi qu'à tous les évêques. Entre en scène un abbé “chasseur de sectes”. Il fait un témoignages de quatorze pages au tribunal pour détruire mon foyer. Ma pauvre femme disait : “C’est toi ou eux. Je n'en peux plus, ils sont tous sur moi.” D’après lui, j’avais même fait mourir une femme... Il a employé toutes les diffamations possibles et imaginables avec, par exemple, une page entière dans Le Courrier picard avec des montages de photos et des titres comme : " Le Gourou fou” ou bien “Une femme dans l’anxiété”. Il y avait des articles, chaque année, dans beaucoup de journaux sur : “La secte de Dozulé”, “La croix glorieuse de Dozulé” etc. Comble de l'humour, le journal communiste L’Humanité dénonce les visions de Dozulé comme n’étant pas orthodoxes. Nous avons l'article."


TEMOIGNAGE N° 30

Lille, 19 avril 2000

Un abbé « chasseur de sectes » s’est introduit en disant qu’il venait sauver mon âme. Ma mère lui a dit qu’elle préférait que je sois présente, mais il a refusé. Sept heures durant, il est resté chez mes parents. Il a calomnié et raconté des histoires horribles, et mes parents ont eu du mal à s’en remettre. 

Marie-Christine : "J'ai connu les apparitions christiques de Dozulé en 1982. Cela m'avait enthousiasmée et j'ai adhéré à cette association. Je faisais du yoga depuis longtemps et je connaissais Albert. Un abbé "chasseur de sectes" s'est dit qu'il lui fallait des témoignages contre lui. Donc fin 84 il est allé trouver mes parents pour essayer de leur extorquer un témoignage. Il s'est introduit en disant qu’il venait sauver mon âme. Ma mère lui a dit qu'elle préférait que je sois présente, mais il a refusé. Sept heures durant il est resté chez mes parents, il a calomnié, il a raconté des histoires horribles. Il l'a présenté comme un homme à femmes, pervers sexuel et paranoïaque. Cela a eu comme conséquence de déclencher une zizanie et des disputes terribles qui ont gâché le Noël. Ensuite mes parents ont eu du mal à s'en remettre. Ils avaient l'impression d'avoir été salis. Mon père a été malade pendant des mois. Les relations entre mes parents et moi n'ont plus jamais été les mêmes. Il y a eu une cassure irrémédiable ; je n'ai pas réussi à redresser les calomnies. Pendant ces mêmes vacances de Noël, l’abbé avait donné l'ordre au vieux prêtre de mon village de me faire venir. Je connaissais ce vieux prêtre et je le respectais alors je suis allée le voir au presbytère et il m'a interrogé sur mes activités, mes engagements auprès d’Albert et sur l'affaire de Dozulé.

A la même époque, courant 85, quelqu’un a téléphoné à une de mes meilleures amies, professeur à Laon en lui disant qu'il fallait absolument qu'elle intervienne, qu'il fallait faire le vide autour d’Albert car tout le monde l’avait lâché, il ne restait plus que moi. Si on me déboulonnait, on avait des chances de l'avoir. Et cela alors qu'elle n'était pas chrétienne. J'avais demandé une année de congé personnel en 83 pour me mettre au service de Dozulé. Je suis professeur à l'Education nationale. L’abbé a contacté mon patron et j'ai été convoquée au rectorat d'Amiens par le recteur lui-même. Il voulait des renseignements sur ce que je pensais et si je faisais partie de ce groupe de Picards qui s'intéressaient à Dozulé et partaient vivre dans la région du Mont Saint-Michel. Il essayait de me dissuader de prendre ce congé.

Il m'a dit que si je prenais ce congé, je serais considérée comme démissionnaire. J'ai donc été considérée comme démissionnaire pendant un an puis j'ai été réintégrée. L’abbé a donc fait pression sur moi, via l'Education nationale, pour que je ne prenne pas ce congé et que je ne puisse pas m'investir dans mes activités. Il y avait déjà une collusion entre les autorités et l’abbé puisque ce groupe de Picards qui s'intéressait à Dozulé était déjà repéré, déjà censuré, déjà étiqueté en tant que “secte”"


TEMOIGNAGE N° 31

Lille, 19 avril 2000

Dans le dossier, il est dit que je fais partie d’une "secte" et que je ne consacrais pas de temps à ma famille. Tout cela, parce que je prenais six heures par mois pour les activités associatives et l’aide aux défavorisés. 

Frédéric : "je suis père de cinq enfants. Je fais partie de deux mouvements spirituels dont l'organisation du sage indien Sai Baba depuis 1998. En 1988 j'ai vécu une expérience hors corps que je n'ai pas provoquée et à partir de ce moment, je commence à travailler en silence, sans rien dire, au sein de ma famille. Je lis, je prends des notes, je travaille sur la prière. Cela va durer sept ou huit ans jusqu'en 1995 où je suis en contact avec les enseignements de l'Amorc. Trois années plus tard, je prends contact avec l'organisation de Sai Baba. Dans cette organisation il y a trois activités : le service d'abord, par exemple on donne à manger aux SDF le samedi midi au parvis Saint-Maurice. Ensuite, les chants sacrés, une heure par semaine, puis tous les quinze jours un cercle d'étude d'une heure. Donc cela me prenait 6 heures par mois. Mon ex-épouse va venir une fois à un cercle d'étude pour discuter de spiritualité. J'ai trois enfants à ce moment-là. Et puis en juin 1998 je projette d'aller en Inde au mois de juillet. A ce moment-là, ma femme commence à envisager le divorce.

Je sais qu’elle a contacté l'ADFI parce que je suis tombé sur des papiers d'inscription pour une somme de 250 F. L'ADFI considère le groupe de Sai Baba comme une "secte dangereuse" qui enrôle les enfants. Je m'en vais en Inde et, quand je reviens, je suis convoqué pour une conciliation. Dans le dossier, il est dit que je fais partie d'une “secte” et que je ne consacrais pas de temps à ma famille. Tout cela parce que je prenais alors six heures par mois pour les activités associatives et l'aide aux défavorisés. Moi personnellement, je vivais une dimension spirituelle mais je n'avais pas l'impression d'avoir gêné quiconque. Ma méditation ne pouvait nuire à quiconque. Il n'y avait aucun signe extérieur de mon appartenance à un groupe spirituel.

Ce qui n'empêche pas ma femme de demander le divorce, la garde des enfants, l'autorité parentale, l'aide judiciaire... la totale. Le magistrat me dit : “Qu'avez-vous à vous reprocher ?” Je lui réponds : “Moi, je n'ai rien fait. J’appartiens à un mouvement spirituel. Je me développe, j'essaie de comprendre les choses de la vie”. Il me demande si je veux divorcer et je lui réponds que non. Mais comme ma femme veut divorcer, on continue la procédure."

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