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CAP LC 2008
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Remarques sur le dernier rapport de la Miviludes
 


CAP LC a envoyé le texte ci-dessous à l'ensemble des membres du Parlement ainsi qu'à de nombreuses personnalités politiques le 13 février 2004.

Texte complet a Remarques_miviludes_2003.rtf

Résumé :
Quand la MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes) s'est auto-dissoute suite à un scandale financier interne et a été remplacée par la MIVILUDES (
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) , la question se posait alors de savoir si cette nouvelle organisation gouvernementale allait persister dans les excès partisans de la Mils, ou bien évoluer vers davantage de sérénité et de neutralité équilibrée. Une première réponse est apportée par le rapport d'activité annuel 2003 de la Miviludes.

L'association CAP pour la Liberté de Conscience, s'est donné pour mission de lutter contre le climat détestable de chasse aux sorcières qui prévaut en France depuis des dizaines d'années, et de promouvoir le droit à la liberté de pensée et d'agir. Elle regrette le soutien sans nuance que la Miviludes apporte dans son rapport à l'Unadfi, cette association d'utilité publique qui collectionne les procès et les condamnations par la justice française.
CAP pour la Liberté de Conscience tient à la disposition de qui le souhaite, les nombreux témoignages de tous ceux et celles qui ont eu à subir les exactions de l'Unadfi. En réponse à ces victimes, nombreuses, la Miviludes fait l'éloge de l'action de l'Unadfi et veut proroger les nombreuses subventions dont celle-ci bénéficie.

L'influence qu'exerce l'Unadfi sur la Miviludes apparaît clairement à la lecture de son communiqué de presse suite à la sortie de ce rapport. "L'Unadfi se félicite des dix propositions d'action contenues dans ce rapport qui viennent relayer des demandes qu'elle formait pour sa part depuis plusieurs années". En particulier elle cite "l'amélioration des structures de repérage et diffusion des BONNES PRATIQUES DE SOINS." Les médecins qui voudraient guérir sans référer à ces "bonnes pratiques" sont donc avertis, l'inquisition veille.

Sans doute ragaillardie par ces appuis, l'Unadfi s'en prend ensuite au Ministère des Affaires Etrangères. Elle lui donne des leçons de bonne gouvernance et fustige "le désir d'OUVERTURE, de DIALOGUE avec les sectes, naïvement souhaité par ce Ministère". CAP pour la Liberté de Conscience s'inquiète, une fois de plus, de l'influence exorbitante de l'Unadfi au sein de la Miviludes et de l'Administration en général. Cette influence est le fruit de l'entrisme de longue date de l'Unadfi au sein de l'Administration au plus haut niveau et des appuis qu'elle y a trouvés. L'Unadfi ne pourrait subsister sans ces appuis et les substantielles subventions de l'Etat.

Cap Liberté de Conscience a longuement lu et analysé le rapport 2003 de la Miviludes, et n'y a trouvé aucun motif de satisfaction.

Elle déplore en particulier les points suivants :

- Au pays de Descartes et de la raison, il n'est toujours pas possible d'avoir une définition claire d'expressions telles que: secte, sectaire, manipulation mentale, état de faiblesse, etc... La définition de ces expressions est un tabou impossible à lever. Il est permis de penser que cette absence de définition sert surtout les intérêts des anti-sectes qui peuvent ainsi dévoyer le sens des mots et procéder à tous les amalgames. Ainsi d'inoffensifs groupes spirituels ont été classés comme sectes dangereuses. Ainsi des pratiques de soin qui ne participent pas aux bénéfices faramineux de l'industrie pharmaceutique sont décrits comme dérives sectaires.

- Au pays des Droits de l'Homme, la Miviludes met en place des structures pour réprimer des délits sectaires, mais s'abstient de dire clairement de quels délits il s'agit. Une telle structure est mise en place en dehors de tout pouvoir législatif et juridique. Ni l'Assemblée Nationale ni le Sénat ne sont consultés pour définir ces fameux délits sectaires. Non plus, le pouvoir juridique n'aura son mot à dire pour constater leur réalité. Tout ceci est laissé à la discrétion de quelques fonctionnaires, nommés on ne sait par qui, formés par qui et comment, nous n'osons y penser, fonctionnaires qui auront le pouvoir discrétionnaire de définir, juger et réprimer de soi-disant délits. Il n'est prévu aucun droit à la défense pour les accusés.

CAP pour la Liberté de Conscience estime que le rapport de la Miviludes est la manifestation, après d'autres, d'un totalitarisme rampant qui vise d'une part à réprimer toute forme de pensée novatrice, qu'elle soit spirituelle ou philosophique, et d'autre part à combattre toute thérapie qui ne participerait pas à remplir les caisses déjà bien pleines des lobbies pharmaceutiques.

CAP Liberté de Conscience appelle toutes les personnes soucieuses de liberté, à oeuvrer pour ce droit élémentaire qui consiste à penser et d'agir librement.

Le rapport de la Miviludes est disponible à l'adresse http://www.miviludes.gouv.fr

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