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LC 2012
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CAP
Liberté de Conscience - liberté de religion- liberté
thérapeutique Communiqué
de Presse : Alain
Chevillat
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Il y avait là des hommes et femmes de la brigade de recherche, brigade financière, Urssaf, inspection du travail avec un spécialiste de linformatique et ce quon découvrira à la fin - un médiateur psychologue. Lambiance fut celle dune véritable opération militaire qui mit tout le monde en situation dhors-la-loi et créa une ambiance de culpabilité traumatisant lensemble du personnel pour plusieurs jours. La perquisition dura de 9h à 18h sans interruption. La moindre pièce et le moindre placard furent visités et fouillés. Des cartons de dossiers furent mis sous scellés et emportés, tous les ordinateurs (sauf un sauvé in extremis) soit 16 appareils furent débranchés et emportés, ainsi que le serveur central, les sauvegardes, les disques durs annexes et tous les logiciels. Chaque membre du personnel était en permanence encadré de 3 personnes et harcelé de questions ou de remarques ironiques : Est-ce quon vous oblige à porter un uniforme ? Est-ce quon vous oblige à faire de la gymnastique ? Les repas sont-ils végétariens ? Sont-ils bons ? Doù viennent les stagiaires ? À lévidence, les gendarmes avaient une idée bien précise derrière la tête : nous nétions pas une entreprise classique et il y avait un « big boss » tout puissant sur les corps et les esprits. Quelques incidents cependant ébranlèrent leur conviction : - dans la bibliothèque, il y avait des livres sur toutes les traditions et sur tous les sujets. Cela les étonna. - ils trouvèrent chez le gérant 2 petites salles de méditation : « Oui, car mon mari et moi, nous ne suivons pas la même voie ». Le gendarme resta très perplexe sur cette réponse. Cela ne cadrait pas avec le monolithisme culturel et intellectuel supposé du lieu. Les années précédentes, nous avions déjà eu 2 contrôles fiscaux, 2 contrôles URSSAF et une visite de linspection du travail. Cétaient des contrôles « civilisés » où lon se quittait sur une poignée de mains. Ce fut, cette fois, une opération militaire. Pourquoi cette différence ? La nature des questions posées et des remarques rend la réponse très claire : les contrôles précédents concernaient une entreprise. Cette fois, il sagissait dune « secte », le grand satan de la société actuelle. Les gendarmes ont cherché partout de la drogue, ouvrant et reniflant tous nos flacons de pilules ayurvédiques et dhuiles essentielles, ils ont cherché des virements à létranger citant lInde à plusieurs reprises, peut-être ont-ils aussi cherché des armes ? Je crois quils ont été impressionnés par le calme et la dignité de lensemble du personnel. Leur psychologue, censé travailler sur ceux qui « pètent les plombs » dans une telle situation, na pas eu à intervenir. Tous ses collègues le blaguèrent à ce sujet à la fin de la visite. On peut penser quune telle opération militaire est parfois nécessaire. Létait-elle en ce qui nous concerne ? Ce présupposé manifeste de « secte dangereuse » est-il justifié par les faits ? Pourrait-on alors comprendre lamitié et la collaboration régulière de tant de personnalités du monde de la culture, des sciences et des arts ? Peut-on comprendre le partenariat officiel que nous accorde la NEF, fondateur de la future « banque éthique européenne » ? Peut-on comprendre lamitié profonde qui nous lie à de si nombreux religieux de tous bords : catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, hindouistes et autres ? Terre du Ciel est au contraire bien connu pour sa large ouverture, son désintéressement et son haut niveau dexigence en terme de qualité de programmes. Lun des hommes de la perquisition sauva peut-être lhonneur du groupe. Sadressant à Evelyne : « Je regrette, Madame, davoir à faire mon travail dans de telles circonstances ». Un fait demeure : la gendarmerie a emporté tous les ordinateurs, tous les fichiers, tous les carnets dadresses, beaucoup de dossiers en cours, et beaucoup dargent provenant du règlement des stages et des abonnements aux revues, et en instance de partir à la banque. Nous sommes pratiquement dans limpossibilité de continuer à travailler. Nos programmes dété doivent être bouclés dans un mois. Si ce nest pas fait nous frôlons la catastrophe, et aujourdhui nous ne pouvons rien faire. Aucune date ne nous a été donnée pour la restitution du matériel : « lenquête prime ». Une requête en restitution a été introduite auprès du procureur et nous sommes dans lattente dune suite. Nous avons proposé que tous les fichiers soient copiés et sommes prêts à collaborer avec la justice sur ce point. Je pose la question : lÉtat français peut-il tuer légalement une entreprise et mettre au chômage 18 salariés avant que celle-ci ne soit jugée ? Est-ce cela lÉtat républicain, démocratique et laïque dont on nous demande dêtre fier ? Est-ce cela la justice de notre pays ? Un état, qui se dit de droit, peut-il bafouer délibérément la présomption dinnocence ? Jen appelle à lopinion publique. Chardenoux,
le 19/01/2010 Sommaire de la revue de presse
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