|
Il était une fois, l'inquisition médicale
ou
les anti-sectes
à l'assaut des thérapies non-conventionnelles...
Depuis
une vingtaine d'années en France, un certain nombre d'activités et de
groupes, qualifiés péjorativement de 'sectes', ont fait l'objet d'attaques
de la part d'associations militantes, vite relayées par les pouvoirs publics.
Durant
cette période, les médias ont mené des campagnes à sens unique sur le
sujet, qui ne reflétaient que le point de vue fortement biaisé de militants
extrémistes. En conséquence, un nombre croissant d'associations et d'individus
ont expérimenté une situation insoutenable dans laquelle leurs activités
ou leur existence mêmes étaient réduites à néant alors même que leurs
actes n'enfreignent pas la loi. Dans les cinq dernières années, l'accusation
infamante de 'secte' a même été étendue à de nombreuses activités de développement
personnel, de thérapie ou d'éducation, voire à tout comportement non conventionnel.
Une
association née pour réagir et conscients de cet esprit d'inquisition,
la Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de
Conscience ( CAP LC ) est née d'un refus de cet état de fait, conduisant
à la reconquête active du plein droit à l'existence et à la libre expression
pour tous ces groupes et individus attaqués.
Depuis
plusieurs années, et comme la Coordination pour la Liberté de Conscience
s'en fait régulièrement l'écho, je constate que la ligne actuelle de la
chasse aux sorcières est tournée vers les démarches spirituelles non-conventionnelles
du fait qu'elles croisent inévitablement les médecines naturelles. Et
c'est donc naturellement que cette répression touche les médecines douces
dites holistiques.
Solution
alternative = 'hérésie'
C'est
ici que cette nouvelle inquisition trouve les racines nécessaires pour
manifester sa vision réactionnaire. Toutes les solutions alternatives
dans le domaine spirituel comme celui de la santé sont systématiquement
stigmatisées et suspectées de dangerosité, donc de fait, étiquetées comme
'hérétiques'.
De
plus en plus on entend parler de menaces, d'interdiction, de coercition
morale et d'emprisonnement pour tous ceux qui pratiquent des voies que
l'ADFI aura jugé ouvertement 'hors normes'. La brutalité de certaines
interventions contre des médecins et des chercheurs nous autorise à nous
demander si nous ne vivons pas une situation pré-totalitaire. Et ce n'est
pas la volonté délibérée d'empoisonner la population par l'alimentation
et la médecine chimique, voire la sur-vaccination qui est faite pour nous
rassurer.
On
entend d'ailleurs de plus en plus parler de dictature médico-scientifique.
Or cette idéologie ne peut tolérer les foyers de résistance à la pensée
unique. C'est ici que l'ADFI et autres inquisiteurs publics, entrent en
jeu. Ainsi, pour étayer notre thèse, il suffit de lire l'article du Monde
du 19 février 2002 " La MILS attaque les médecines parallèles " pour se
convaincre d'une véritable mise en place d'un plan d'attaque des thérapies
non-conventionnelles.
La
CAP LC, ne compte plus les médecins et thérapeutes victimes de ce climat.
C'est le cas du Dr Philippe Bry dénoncé par un " confrère " pédiatre pour
avoir pratiqué l'iso thérapie des vaccins - traitement pourtant tout à
fait légal -, et condamné à un mois d'interdiction d'exercer par son conseil
départemental sous le prétexte qu'il déstabilise les familles " et que
ses procédés, insuffisamment éprouvés, feraient courir des " risques injustifiés
" à ses très jeunes patients. L'aimable dénonciateur, responsable de l'Association
des Pédiatres de ville de la région, a écrit au Dr Bry pour lui affirmer
que la Commission des gardes ne " partageait pas sa pratique médicale
" et, particulièrement, son " attitude vis à vis des vaccinations "
Plus
dramatique est le cas du Docteur Yves Jullien, médecin généraliste puis
toxicologue, qui animait un centre de réinsertion, accusé d'être un gourou
et fut victime d'un acharnement destructeur tel qu'il finit par mettre
fin à ses jours.
Il
est temps que l'on mette enfin un terme au financement public de ces associations
que sont l'ADFI et le CCMM.
Une
conception particulière du 'civisme'
Nous
lisons dans Bulle n°50 (revue de l'ADFI) dans un article 'Médecins et
sectes' : " Depuis les temps les plus anciens, la médecine a toujours
traîné dans son sillage des charlatans. (...) Certains praticiens actuels
renient la méthode scientifique elle-même pour se mettre à la remorque
de médecines douces, parallèles, traditionnelles. En de telles circonstances,
le civisme que préconise l'ADFI consiste à porter plainte simultanément,
et auprès du Conseil de l'Ordre Départementale et devant le Procureur
de la république. "
Poursuivons :
Bulles
n°54 de 1997 ajoute : " Le fait que se développent et s'accroissent rapidement
des officines de développement personnel, de psychothérapies ou de médecines
parallèles, cause de graves inquiétudes sur le plan du respect de la légalité
mais surtout en ce qui concerne la mission des ADFI sur celui du respect
des personnes, de leur libre arbitre (sic) et de leur dignité '(sic).
"
Le
n° 55 de la même année nous indique que " le Dr Berliner, fondateur de
l'association des victimes des pratiques illégales de la médecine, constate
que les sectes s'articulent autour de médecines non-conventionnelles et
demande la création d'un numéro d'appel gratuit ; il souhaite également
mettre fin aux écoles de naturopathie qui fabrique des gourous(sic)...
" On y parle également des milliers de dérives irrationnelles de ces 3000
médecins français rabatteurs de sectes en n'hésitant pas à critiquer les
ordonnances d'homéopathes et d'acupuncteurs, qui sont particulièrement
visés.
Pratique
médicale des plus nobles pour lesquelles l'ADFI appelle les patients à
la délation en dénonçant les ordonnances qui ne leur sembleraient pas
conformes !
-
Amis médecins, vous n'avez qu'à bien vous tenir ! Le patient vous juge
et l'Adfi vous contrôle, pour mieux vous sanctionner ! La place nous manque
pour parler du CCMM, mais ce dernier n'est pas en reste en ce domaine,
leur bulletin Regards, diffuse exactement les mêmes thèses que nous fournirons
à ceux qui le souhaitent. Qui a lu ces perles aura compris la menace...
Dans
un autre registre, la revue 'l'Impatient' de juillet 1998 publiait sous
le titre " On est fiché " les documents des RG demandant de ficher tous
les opposants aux vaccinations comme autant de membres actifs des sectes.
Ainsi,
deux ans plus tard, les RG peaufinent leur travail, et intensifient l'amalgame
et le discrédit comme moyen de faire taire les opposants à la pensée unique
gouvernée par 'dieu Profit'...
Le
magazine américain 'Fortune' classe les compagnies pharmaceutiques comme
le secteur le plus rentable aux USA, arrivant en tête des 500 premières
entreprises en 2001.
Une
saine résistance
Face
à ces enjeux, on comprend l'utilité d' ouvrages comme 'La Mafia médicale'
G. Lanctôt ou ceux de S. Simon et autre L. de Brouwer. 'The Gardian' du
13 février 2000 signalait qu'aux USA les dons des laboratoires pharmaceutiques
aux partis politiques pour les élections sont passés de 3 millions de
$ en 90 à 24 millions en 2000. Les labos sont prêts à tout pour vendre
leur marchandise. Le journal anglais 'Scrip' n'a pas hésité à publier
les montants des pots-de-vin généreusement distribués par des laboratoires
pharmaceutiques tels French, Glaxo, Pfizer, Shéring et SmithKline. En
France aucun journal n'a osé évoquer ce scandale !
Comme
le dit Sylvie Simon " On oublie trop souvent que les laboratoires ne sont
pas des entreprises philanthropiques et que pour eux les vaccins ou autres
médicaments ne sont que de vulgaires produits de consommation que l'on
privilégie selon leur rentabilité et non en fonction de la santé publique.
"
Ces
mêmes laboratoires organisaient en septembre 2000 un colloque intitulé
: " Il était une foi... les croyances. Les limites du pathologique " dont
nous parlions en entête.
De
tels colloques font passer les croyances comme une pathologie, donc une
'déviance'. C'est d'ailleurs la thèse que développent abondamment les
'spécialistes' comme le Dr Abgrall, qui plus est expert " es secte " auprès
des tribunaux dans son livre 'les charlatans de la santé'. Dit expert
qui semble avoir mailles à partir avec la justice en ce moment...
A
l'heure où les thérapies et thérapeutes non-conventionnels car non-inféodés
aux lobbies pharmaceutiques et autres Ordre des Médecins sont stigmatisés
par le désormais courant sobriquet de " secte " dans l'unique but de leur
faire perdre tout crédit voire de les condamner, Il est urgent que nous
prenions notre avenir thérapeutique entre nos mains et refusions que ces
lobbies nous retirent ce droit en choisissant ce qu'ils disent être bon
pour nous !
Attaques
sur les psychothérapies
"
Il était une 'foi' les croyances, les limites du pathologique ", tel était
le titre d'un colloque anti-sectes, sponsorisé par la plupart des laboratoires
pharmaceutiques à Remiremont en octobre 2000 où participait Monsieur Vivien.
Colloque recommandé entre autre par la Commission Interrégionale d'Enseignement
du DES de Psychiatrie, dont nous reparlerons plus loin. Il n'est pas trop
fort de parler ici d'inquisition médicale, quand il est de bon ton de
stigmatiser la 'foi'. Aujourd'hui, trois ans plus tard, cette volonté
inquisitoriale est plus que jamais d'actualité avec le vote au Parlement,
le 8 octobre dernier, d'un amendement visant à réglementer les professions
de soins psychiques en exigeant des qualifications émanant exclusivement
du moule universitaire.
Le
seul but est ici de contrôler ces praticiens sous prétexte d'une supposée
" dangerosité ". Dans le journal Libération du 25 octobre, sous la plume
d'Antoine de Gaudemar, nous apprenons que le député UMP Bernard Accoyer
est fier de combler un vide juridique obligeant tous les psychothérapeutes
et autres psychanalystes à obtenir un diplôme de troisième cycle universitaire
sous peine de tomber sous le coup du fameux 'exercice illégal de la médecine'.
Cet amendement précise toutefois que les intéressés pourront poursuivre
leurs activités si elles l'exercent depuis plus de cinq ans à condition
de satisfaire à une évaluation de leur pratique par un 'jury' dans un
délai de trois ans... Jury qui, issu du milieu universitaire, ne sera
à l'évidence constitué que de membres opposés à ces pratiques car étant
à la source même de leur réglementation.
Déjà,
dans le 'quotidien du médecin' n°6643 de Février 2000, sous le titre 'sectes
et psychothérapie : une proposition de loi du Dr Accoyer' on pouvait lire
: " A l'heure où la Mils signale que certaines techniques de psychothérapies
sont des outils au service de l'infiltration sectaire, cette proposition
de loi prend tout son sens. " Nous y apprenons également que ce député
organisait avec la participation du Dr. Vasseur secrétaire général de
l'association française de psychiatrie un colloque sur 'les psychothérapies
et la loi' le 23 mars 2000 au Palais Bourbon.
Le
'Généraliste' n°2012 du 7 Mars 2000, lui-même, dans un article intitulé
'Sectes et médecine : les liaisons dangereuses' reprenait les propos de
Patricia Casano, compagne de Mr Vivien et ex-responsable du Centre Ikor
alias CCMM : " Tout ce qui touche à la psy. est une manne pour les mouvements
sectaires... "
On
le voit, tout cela ne date pas d'aujourd'hui.
Les
psychanalystes sont donc contraints en ce mois d'octobre 2003, de rentrer
dans le rang. Pour eux, dorénavant hormis la formation de médecin ou psychologue
point de salut.
Les
professionnels se rebiffent
Heureusement,
des voix s'élèvent déjà comme celle de Jacques Sédat fondateur d'une association
de psychanalyste qui parle dans cet article de Libération, " d'un amendement
extrêmement fâcheux idéologiquement " ou celle de Jacques-Alain Miller
directeur du département de psychanalyse de Paris-8, qui parle " d'un
asservissement général à l'évaluation et d'une volonté de satisfaire tout
en les encadrant les prétentions des lobbies psychothérapeutiques, impatients
de voir légitimés les procédés du 'psy-business'. " Déjà en 1998, dans
le numéro 159 de la revue Psychologie, nous pouvions lire sous la plume
de C. Allais, Dr en psychologie, président de l'Indip de Paris sous le
titre :'Dangereux amalgames' " Nous sommes préoccupés par l'amalgame qui
se fait entre sectes, développement personnel et psychothérapie. De par
sa fonction, le psychothérapeute se retrouve souvent au centre de dissensions
familiales ou conjugales. (...) confronté à ce climat, l'entourage tend
aujourd'hui à invoquer la manipulation mentale. (...) des malades iront
jusqu'à accuser leurs thérapeutes de faire partie de sectes... "
Christian
Cotten, auteur de 'mafia ou démocratie' chez Louise Courteau et Président
de Politique de Vie, vient de publier un article évocateur " Nous sommes
tous des non psychothérapeutes " où il démontre que la chasse à la liberté
de conscience et au libre choix thérapeutique est ouverte.
Précisant
plus loin que c'est en réalité une chasse aux créateurs d'emplois, de
services et de relations et un massacre des intelligences vives de notre
pays.
Mais,
allez-vous dire, que viennent faire l'ADFI et autres groupes de pression
anti-sectes dans cette recherche du médicalement correcte ? Dans ce climat
de rumeur ?
Observons
donc les yeux grands ouverts...
Toujours
dans Libération, un article intitulé un 'fourre-tout de pratiques' dénonce
la psychothérapie au rang desquelles on trouverait, le rebirth, la sophrologie,
les thérapies de groupes, la PNL, ... comme sources de " catastrophes,
qui dissimulent une autres visées comme un intérêt purement économique
ou des bricolages d'initiation au nouvel âge. " Ainsi Guy Rouquet, président
de l'association 'Psychothérapie vigilance' précise dans cet article :
" Des gens peuvent être déstabilisés en 24 heures par des pseudo thérapeutes
(sic) employant des techniques extrêmement dangereuses. "
Cette
association récemment créée par cet enseignant, s'est lancée dans une
activité militante aux côtés de l'ADFI rejoignant par là même le lobby
anti-sectes.
Pour
preuve ?
Nous
lisons dans 'Bulle', bulletin national de l'Unadfi du 3ème trimestre 2003
p.35 : " L'association 'Psychothérapie vigilance', entend participer à
l'information du public sur les différentes pratiques psychothérapeutiques
(...) et dénoncer les abus et dérives de types sectaires (...) quelque
soient leur formation ou secteurs d'activité. (...) Cette association
oeuvrera avec les services de l'Etat et associations d'utilité publique
et ceux qui luttent au quotidien contre les thérapeutes recourant à des
méthodes dites de manipulation mentale ou de sujétion psychologique destinées
à instaurer pour leur propre profit ou celui du groupement auquel ils
appartiennent une mise sous dépendance morale, matérielle, financière,
intellectuelle ou spirituelle du client ou du patient... "
Est-ce
là encore une association qui déterminera quelles sont les bonnes ou mauvaises
thérapies et qui bénéficiera de la manne de l'argent public ?
Que
dis-je, de nos impôts ? Les psychothérapeutes et psychanalystes n'ont
plus qu'à bien se tenir, les anti-sectes se diversifient et adoptent toutes
les façades pour poursuivre par tous les moyens la chasse aux sorcières.
Sommaire
CAPLC
- CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion
- Liberté de Conviction
|