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CAP
LC 2008
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... Aujourd'hui, les Églises
demeurent inquiètes. D'abord, le texte prévoit un délit
" d'abus de faiblesse ou d'ignorance " qui reste vague. "
Le juge va devoir apprécier les choix de vie des personnes selon
des critères qui peuvent varier. Que pensera le magistrat de la vie
en congrégation et ses contraintes (choix d'une retraite définitive,
voeux d'obéissance et de chasteté, pratique du jeûne)
? La personne ayant fait ce choix paraîtra peut-être manipulée,
et son consentement sans valeur ". s'inquiète Mgr Jean Vernette.
Ensuite, la loi permet
aux juges de dissoudre une secte condamnée par les tribunaux. Motif
: si elle " crée, maintient ou exploite la sujétion psychologique
" d'un individu. " Ces termes sont ceux qui définissaient
le délit de manipulation mentale, finalement écarté",
s'étonne le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de
la Fédération protestante de France. Le flou demeure donc.
Enfin, " cette
loi a des effets pervers insoupçonnés ", poursuit-il.
Depuis la loi de laïcité de 1905, l'État ne " reconnaît,
salarie ou subventionne aucun culte ". Mais il " garantit le libre
exercice des cultes " en accordant certaines facilités matérielles
et peut subventionner les activités culturelles et sociales des Églises.
Or, " des protestants irréprochables font déjà
l'objet de mesures vexatoires. Certaines municipalités ont refusé
de prêter une salle des fêtes ou d'accorder une subvention à
des activités " classiques ".
La raison ? Le mot " Évangile " ou " évangélique
" (2) leur paraît suspect ".
(2)
Auquel fait référence le nom de la communauté.