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Sommaire
des actualités
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Lettre ouverte à tous les
thérapeutes,
Par Roselyne Morel
Thérapeute en biopsychogénéalogie
Dans l’Express du 03 août 2006,
un article fait référence à la Nouvelle commission d’enquête parlementaire
pour les enfants (« Les maux d’enfant » par François Koch). De quoi nous
rappeler qu’il est temps d’unir et de conjoindre nos forces !
Cet article s’appuie sur un entretien avec Jean-Michel Roulet, président
de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre
les dérives sectaires), par lequel nous sommes tous concernés en tant
que thérapeutes.
C’est dorénavant au nom de la protection des mineurs que se poursuivent
les attaques contre les thérapies non conventionnelles, et notamment contre
la kinésiologie et la communication facilitée. Cette nouvelle commission
d’enquête parlementaire sur la nocivité des sectes à l’égard de la santé
mentale et physique de l’enfant a été créée, dans l’espoir de mettre sous
surveillance les milliers d’enfants qui seraient « mis sous influence
» par leurs parents et éducateurs…
Selon JM Roulet, qui se réjouit de cette création, il y a danger car «
les gourous abandonnent leurs chapeaux à plumes pour revêtir de simples
blouses blanches. » Il ne faut pas se leurrer : d’un côté, Catherine PICARD,
présidente de l’UNADFI – et consultante auprès de la MIVILUDES – se lamente
du manque de plaintes déposées contre les sectes ; de l’autre, l’engouement
des citoyens pour des thérapies non conventionnelles est certain, légitime
recherche de réponses à des problématiques où les thérapies conventionnelles
ont fait la preuve de leurs limites.
En mettant ainsi en place la surveillance des mineurs, on cherche à culpabiliser
les parents qui osent consulter des thérapeutes catalogués de charlatans,
que l’on pourrait ainsi poursuivre « preuves en mains ».
Dans la liste des mouvements sectaires mis ainsi à jour par la MIVILUDES
et l’UNADFI, se trouvent nommées la kinésiologie et la communication facilitée
« en tant que techniques ».
Voilà encore une fois un mélange étonnant, détonant même: ces deux associations
s’octroient le droit de devenir juges de ce que des techniques (dont elles
ignorent le fondement, mais pour lesquelles leur parti pris est définitif)
ne peuvent qu’être des supports de sectes.
Selon J.M Roulet, la kinésiologie n’est pas, bien sûr, une secte. Mais
l’outil est celui d’une secte. La finesse est grande…
Thérapeutes, prenez garde ! Vous faites de la « secte » sans le savoir….
Roselyne Morel
Vice-Présidente de Cap-LC
Je rappelle que CAP-LC a mis en place une recherche juridique dans le
but de faire le point, sur les droits et l’utilisation des thératpies
non conventionnelles (voir site).
Tous vos soutiens et dons sont les bienvenus.
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LA MORT PAR
LA MÉDECINE
Tiré de Life
Extension Magazine Mars 2004. Traduit de l’américain par Jean-Jacques
Petit, DC
www.silvergen.com/Death%20by%20Medicine.htm
« La médecine
conventionnelle est la première cause de mortalité aux USA », telle est
l’affirmation de 4 chercheurs scientifiques et médecins américains, à
travers un travail de compilation et de synthèse de publications américaines,
françaises et anglaises. Les auteurs insistent sur les pressions faites
par les laboratoires pharmaceutiques pour maintenir les consommations
médicamenteuses, et leur participation à la mise en accusation de la médecine
naturelle, soutenue par la FDA, en publiant notamment les études tendant
à en limiter les effets, et en maintenant confidentiel les études prouvant
leurs avantages. Leur bilan :
Nombre de décès
« par soins » supérieur à celui des décès par maladie cardiovasculaire
Pollution par
rejet dans les toilettes de tonnes de médicaments et hormones
Guerre malhonnête
contre les médecines naturelles
Non contrôle
du devenir des mélanges de médicaments, qui augmentent notablement les
maladies iatrogènes, sous-évaluées aujourd’hui
Connaissance
insuffisante par les médecins de l’utilisation et des effets secondaires
des médicaments
Absence de preuve par les cancérologues que la chimiothérapie prolonge
la survie des patients
Probable induction
de cancers secondaires par la chimiothérapie elle-même.
Il est évident
pour eux que modèle d’infaillibilité proposé par la médecine mène à une
malhonnêteté intellectuelle, et à la nécessité de dissimuler les erreurs
plutôt que de les admettre.
La traduction
de cet article est accessible à l’adresse :
http://adcp33.websanslimit.net/FPDF/mortmedecine.pdf
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15 août
2006
L’affaire
Néo-phare un procès pour l’exemple.
Mme Susan J.
Palmer, du Département des Etudes religieuses de l’université Concordia
de Montréal, à réalisé une étude sur la première application de la loi
« About-Picard » et le l’ « abus de faiblesse ». Cette étude s’inscrit
dans un plus vaste projet de recherche mandaté par le centre de recherche
Canadien des Sciences Humaines et Sociales sur le sujet de la gestion
publique des minorités religieuses en France.
Selon Susan
J. Palmer, ce procès a permis de tester la « nouvelle loi destinée à opprimer
les mouvements spirituels et religieux en poursuivant les dirigeants charismatiques
qui trompent leur fidèles, grâce aux pouvoirs de la manipulation mentale
ou des techniques de lavage de cerveau. »
En octobre 2004,
Arnaud Mussy, le prophète/fondateur de Néo-phare une minuscule « secte
apocalyptique », fut déclaré coupable du délit « d’abus de faiblesse »
par le Tribunal Correctionnel de Nantes. Il a été condamné à trois ans
de prison avec sursis et à une amende de 155 000 euros. Le jugement en
appel eut lieu le 6 juin 2005, auprès de la cour d’Appel de Rennes, qui
confirma la condamnation d’Arnaud Mussy pour « abus de faiblesse »
A partir de
l’enquête effectuée en France et d’interviews des frères Mussy, Susan
J. Palmer a examiné les facteurs internes de Néo-Phare qui pourraient
avoir poussé l’un de ses membres à commettre un suicide. Les influences
historiques et culturelles qui sont à l’arrière plan de cette nouvelle
loi controversée sont également analysées. Notamment, la réaction de la
France face aux suicides collectifs de l’OTS (1994-97) et au procès de
M. Tabacchnik, ainsi que le lobbying actuel, au sein de l’Assemblée Nationale,
visant à exercer un plus grand contrôle social sur les « sectes » et leurs
« supposées dérives ». Enfin, elle expose la façon dont s’est fait sentir
l’influence de l’UNADFI et des medias, ainsi que le rôle du psychiatre
Jean Marie Abgrall, qui fut le témoin-expert lors du procès d’Arnaud Mussy.
Sur la base
de ses entretiens et des descriptions faites par les medias, elle montre
l’absurdité du jugement : « Etant donné qu’au sein de la communauté universitaire,
il y a consensus pour dire que le lavage de cerveau se fonde sur une méthodologie
défectueuse et répond à la définition de « pseudo-science », condamner
un homme sur une accusation reposant uniquement sur le concept du lavage
de cerveau semble donc grotesque. De plus, dans le jugement d’Arnaud Mussy,
aucune preuve ne venait soutenir l’accusation ». Elle dénonce également,
l’absence de méthode d’investigation standard lors de l’instruction au
profit de source d’information telles que les RG ou l’ADFI, dont les rapports
se basent sur de « simples suppositions ».
Cette attitude
illustre bien la déclaration de la responsable de l’ADFI Nantes : « Néo-phare
représente la nouvelle face de la secte : la secte du future – la petite
secte qui n’a pas l’air d’une secte. C’est vrai qu’il n’y a pas d’argent,
pas de manipulation apparente – mais cela en fait quelque chose d’autant
plus dangereux car ça ne ressemble pas à une secte ! »
Enfin, Susan
J. Palmer montre que l’affirmation de Mme Picard selon laquelle elle veut
« sanctionner les actes graves, non les croyances » est en contradiction
flagrante avec la réalité des faits et ouvre des axes de réflexion sur
la stratégie des mouvements anti-sectes en France.
L’étude de Mme
Susan J. Palmer est disponible dans son intégralité sur le site : http://www.cesnur.org/2006/sd_palmer_fr.htm
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Paris, le 14 août 2006
Interview du Dr Dominique Kounkou
Dominique Kounkou: Pasteur et sociologue. Il
est président du Conseil des communautés chrétiennes d'expression africaine
en Europe. Après des études de théologie à la faculté libre de théologie
évangélique de Vaux-sur-Seine, l'auteur a étudié le droit international
public et les sciences politiques à l'Université Paris-X puis la sociologie
des religions à l'Université Paris-IV et à l'Ecole pratique des hautes
études, Paris Sorbonne. Directeur de la collection « théologie et vie
politique de la Terre » aux éditions l’Harmattan.
Question (CAP): Dr Kounkou, vous vous êtes beaucoup
battu contre les discriminations. Est-ce que vous voulez bien nous faire
le bilan aujourd’hui, en 2006?
Réponse (D. Kounkou) : Je pense qu’en 2006, il est assez
difficile de percevoir le tableau d`ensemble. Comme après la chute du
mur de Berlin, on s’attendait après la chute de la MILS à avoir un horizon
dégagé. On se disait que la paix était revenue et que pouvoir pratiquer
sa religion était devenu un principe de base, un principe non seulement
reconnu par la constitution, mais également vécu, dans un pays de liberté
comme la France. Mais je crois qu’il y a un bémol. Il y une sorte de
piège dans lequel on pourrait tomber en se disant que tout va bien.
Ce n’est pas le cas quand on voit les rapports qui sont sortis, notamment
celui qui contient la liste des mouvements spirituels et religieux ,
qui sert toujours de référence malgré l’effet Raffarin. Ce dernier avait
publié une circulaire disant qu’il n’y aurait plus jamais de liste et
c’est cela qui, selon moi, aurait pu être le miroir véritable d’un Etat
démocratique comme le nôtre. Mais en réalité, à peine une année après
la circulaire, il y une sorte de résurgence. On voit que l`hydre se
redresse. La liste est là, on continue à dénoncer telle ou telle catégorie
de personnes. Je suis protestant évangélique et des Eglises africaines
de confession catholique ont été carrément agressées. Pour moi, c’est
une agression quand le député-maire de Montreuil, apparenté communiste,
va perturber un culte. En fait, lui qui est le gardien de la police,
le gardien de la loi, est allé carrément hors la loi. Là, vraiment,
c’est effarant. On est en droit de se demander : où sommes-nous ? Donc,
si l’on doit parler de l’état de la religion, la religion va mal. Et,
de plus en plus, j’ai tendance à penser : cessons de focaliser le débat
sur le fameux phénomène sectaire puisque, y compris dans la loi de juin
2001 , on n’a pas obtenu de définition formelle disant « voilà ce qu’est
une secte ».
Question (CAP) : Dr Kounkou d’après vous quelle solution
pourrait être apportée pour assainir le débat ?
Réponse (D.Kounkou): On tâtonne. J`ai proposé que nous
puissions discuter sur le terrain théologique puisque l’Etat veut se
mêler de la religion. Or, ce qui discrimine dans le bon sens, j’entends
ce qui permet de faire le choix entre les religions, c’est le critère
théologique et ce critère n’a jamais été retenu. On a plutôt tendance
à utiliser un critère dit des "téléologiques ". C’est beaucoup plus
une sorte d’option qui a été prise une fois pour toutes. Il faut absolument
que les critères téléologiques fonctionnent. En 1905, l’Etat français
s’était désengagé du terrain religieux et dans ce cas il fallait laisser
le soin aux religions de se débrouiller entre elles. À un moment où
l'on finance les mosquées, où l'on finance beaucoup de choses et parfois
même sur des critères difficiles à saisir, il faudrait peut-être financer
des centres de recherche, on aurait ce qu’on appelait la "disputatio
" au Moyen-âge. Les anciens étaient intelligents et ils se disputaient
: nous avons telle idée, telle autre idée ne correspond pas à ce que
je pense et ainsi de suite. On se battait, on avait des références,
on pouvait dire à quelqu’un : toi, tu es dangereux, ta pratique est
dangereuse ou toi, tu ne l’es pas. On arrivait à faire un choix ; c’étaient
des grands théologiens qui se déplaçaient et débattaient sur un point
particulier. Les sociétés ont évolué et d’autres acteurs (sociologues,
ethnologues etc.…) sont venus pour écrire la vérité. Mais seul un débat
fondé sur des informations vraies permettra de sortir le phénomène du
religieux de l’ombre et de lui éviter d'être qualifié de « dérives ».
Question (CAP) : Dr Kounkou que pensez-vous, justement,
de la mise en place de la MIVILUDES et de son fonctionnement aujourd’hui
?
Réponse (D.Kounkou) : La MIVILUDES, comme la MILS, aborde
toute cette affaire un peu à l`envers, mais il faut voir les problèmes
en face. Il faut que nous puissions arriver à prendre conscience d`une
chose : nous avons une liberté fondamentale, c’est la liberté de conscience
et la liberté de religion. Cette liberté religieuse est constitutionnelle,
cela signifie en fait que c’est l’Etat qui devrait être garant de cette
liberté, pas du contenu, mais au moins de cette liberté. Et voilà que
le même Etat, au lieu d’être garant, met en place une Mission qui est
directement rattachée au chef de l’exécutif, chargé lui-même d’empêcher
cette liberté d`exister. Cela nous amène au problème de fond : est-ce
qu’il n’y a pas lieu de mettre en cause l’utilité publique de la MIVILUDES
? Il y a des associations dont on supprime les comptes. Des banques
qui refusent des associations suite à la publication de la liste de
1995. De la même façon, des individus sont fichés. Pourquoi l’Etat,
qui est le garant de la liberté individuelle, ne prend-il pas le temps
de vérifier si un délit a été commis ?
Question (CAP) : Dr Kounkou est-ce que cette liste a
une valeur juridique ?
Réponse (D.Kounkou) : Les autorités politiques disent
que ce rapport (1995) n’a pas de valeur juridique et pourtant il produit
des effets juridiques. Quand j’ai écrit le livre, La religion une l’anomalie
républicaine, nous avons fait le choix, avec la maison d`édition et
mon préfacier, de laisser parler librement ceux qui avaient souffert
pour qu’il n’y ait pas d’interférence. Nous nous sommes bien rendu compte
des difficultés qu’ils rencontraient, difficultés que l’Etat a pour
mission d’analyser. Pour quelles raisons notre Etat ne le fait-il pas
? Veut-on continuer à discriminer des individus ? Je crois que nous
sommes un Etat raisonnable et que nous sommes dans une période qui nous
permet de faire un bilan.
Question (CAP) : Dr Kounkou voulez-vous dire qu’à l’approche
des élections nous pourrions faire ce bilan ?
Réponse (D. Kounkou): Oui, nous sommes à quelques mois
du changement du chef de l’Etat et d’élection législative. Qu’on ouvre
un peu les yeux sur les souffrances des autres!
Question (CAP) : Dr Kounkou vous savez que le nouveau
président de la MIVILUDES a rejeté les universitaires qui en faisaient
partie. Est-ce que vous ne trouvez pas cela inquiétant?
Réponse (D. Kounkou) : Les sociologues s’étaient plaints
de la politique de la MILS. Quand la MIVILUDES a été créée, des gens
plus raisonnables, des intellectuels, des grands hommes que nous respectons,
dont l’un de mes professeurs, pouvaient faire le point. Et à cette période
ils ont certainement évité ainsi beaucoup de débordements excessifs.
Mais dans le cas actuel, en se privant des universitaires, on retombe
dans l’obscurantisme.
Question (CAP) Dr Kounkou quels seraient vos souhaits
pour le futur ?
Réponse (D.Kounkou) : En ce qui me concerne je suis
originaire d’un pays qui s’appelle le Congo, qui a été saccagé par des
membres, ministres, comme président, de la franc-maçonnerie, - j’ai
envie que l’on puisse me dire si c’est cela la franc-maçonnerie. Si
ce n’est pas la franc-maçonnerie, alors qu’on mette sur les listes les
obédiences déviantes, alors elles seront crédibles. Tant que l’on laisse
des gens qui peuvent trafiquer dans l’ombre, infiltrer le pouvoir, les
institutions, gêner les carrières, et que l’on assomme celui qui soigne
avec ses petites plantes, nous ne sommes pas dans un Etat de droit.
De tels agissements doivent être dénoncés, ce sont des dérives. L'Etat
ne peut pas faire de liste politiquement correcte en occultant les dérives
issues de son sein. La franc-maçonnerie doit s’expliquer au même titre
que les autres mouvements sur sa théologie et ses actions politiques.
On est en république, la loi est la même pour tous et doit s’appliquer
à tous. Il ne doit pas y avoir de petit cabinet obscur un peu comme
à l’époque du goulag.
Merci Dr Kounkou.
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Auteur des livres :
Possible foi au cœur de la laïcité, l'Harmattan, 2002
La religion, une anomalie républicaine ?, l'Harmattan, 2003
Information complémentaire sur le site: http://dominiquekounkou.blogspot.com/
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