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CAP
LC 2008
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ENQUÊTES |
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La
Liste Noire Ce petit livret, concis
et bien documenté, retrace la véritable origine du rapport parlementaire
sur les 'sectes ' qui a causé tant de dégâts. Le texte ci-dessous n'en
est qu'un résumé.
Introduction
Créée en 1995, la commission
parlementaire sur les sectes dressa une liste de 172 mouvements philosophiques,
spirituels et religieux qu'elle catalogua comme " sectes ", donnant un
sens péjoratif à ce terme.
Loin d'accomplir un
travail minutieux et exhaustif, la commission s'est très largement inspirée
de documents des Renseignements Généraux et de l'IHESI (Institut des Hautes
Etudes de la Sécurité Intérieure) rattaché au Ministère de l'Intérieur.
Cette commission n'a pas jugé utile de consulter des experts en sociologie
des religions. Les origines du rapport
- la stratégie secrète
Dès 1992, l'ADFI avait
révélé ses plans lors d'une conférence à caractère juridique. Le colonel
Morin y avait exposé ses thèses sur le viol psychique ainsi qu'une stratégie
qui fut effectivement appliquée par la suite. Il fallait selon lui combattre
les mouvements religieux minoritaires avec les techniques des services
secrets. Des fonctionnaires diffuseraient des rapports alarmistes dans
les médias afin de créer un climat de peur. Le colonel Morin fut très
vite nommé en 1993 à l'IHESI.
Un groupe d'étude sur
les " sectes " fut mis en place, composé de membres de la police et des
Renseignements Généraux, avec à sa tête Jean Albouy, assistant du député
Jacques Guyard, l'initiateur et le rapporteur de la fameuse commission
parlementaire. Un psychiatre, Jean Marie Abgrall, fut également consulté
dès le début pour apporter une caution " scientifique " au mouvement. La caution truquée
de l'Assemblée
La stratégie du colonel
Morin se devait d'être avalisée par l'Assemblée Nationale pour obtenir
une crédibilité. La création d'une commission fut votée à la hâte, alors
que la plupart des députés étaient dans leur circonscription. Les membres
de cette commission ne firent pas mystère de leurs positions extrémistes,
comme Alain Gest et Jean-Pierre Bard. Le dernier réclamait de créer purement
et simplement un " délit de secte " !
Dans la partie juridique
du rapport rédigé par Jacques Guyard, une faute d'orthographe révélatrice
trahissait la véritable source de toute cette manœuvre : le rapporteur
cite en référence une loi italienne, le " piaggio1 " (sic), une loi fasciste
de Mussolini abolie depuis, que l'ADFI avait vantée dans sa revue en 1992. Une stratégie implacable
:
Respectant avec application
les étapes de cette escalade planifiée en 1992, le gouvernement a ensuite
suivi les unes après les autres les recommandations du rapport qui contenaient
les germes de la MILS et de la loi About-Picard. La fameuse loi About-Picard
fut l'aboutissement le plus dangereux pour les libertés fondamentales,
transformant des critères objectifs de délit en critères subjectifs. Votée
au milieu d'une campagne médiatique orchestrée sur le drame de l'Ordre
du Temple Solaire (conformément à la stratégie initiale), avec seulement
3,5% des députés présents, elle souleva un tollé de toutes parts en France,
y compris de la part des religions traditionnelles. Les bras armés de
cette stratégie
A la tête de ce combat
contre les groupes spirituels et religieux figuraient des groupes de pression
comme l'ADFI, le CCMM ou la FECRIS qui sont largement subventionnés par
l'Etat, à 95% en fait. Les récents scandales
concernant l'utilisation des fonds de la MILS pour d'innombrables voyages
soulignent l'absurdité du combat de la MILS. Cette brochure bien
illustrée démontre donc, preuves à l'appui, que loin de refléter une quelconque |
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