Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
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CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction
 
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CAP LC 2008
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Conclusion


Les différentes situations violant la laïcité énumérées dans cette brochure sont alarmantes. Elles nous montrent que s’est creusé un large fossé entre le dénigrement du fait religieux aujourd’hui à l’école et l’esprit de la laïcité tel que le définissait Jules Ferry dans la Lettre aux instituteurs du 17 novembre 1883.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette sagesse et du respect de Jules Ferry : « parlez donc à [un] enfant comme vous voudriez que l'on parlât au vôtre [...] ; avec la plus grande réserve dès que vous risquez d'effleurer un sentiment religieux dont vous n'êtes pas juge » ?

Il est illusoire d’envisager un monde en paix dans lequel le système éducatif ne prônerait pas comme valeur essentielle le respect des convictions et des croyances d’autrui.

C’est la responsabilité de nos dirigeants d’instituer un système éducatif qui est respectueux de la diversité des cultures et des religions.

Ce que nous demandons aujourd’hui aux responsables de l’Éducation nationale est de prendre des mesures immédiates afin de :

  • retirer des ouvrages scolaires tous commentaires dénigrant les nouveaux mouvements religieux ;
  • interdire au sein de l’Éducation nationale toute action d’associations privées, comme le CCMM et l’UNADFI, connues pour leurs campagnes militantes à l’encontre des groupes spirituels et religieux ;
  • entreprendre toute action disciplinaire, voire juridique, nécessaire lorsque les croyances ou la religion d’un enfant ou d’un professeur sont à l’origine d’une discrimination à son encontre au sein de l’Éducation nationale ;
  • interdire à toutes personnes condamnées, ou aux associations dont les dirigeants ont été condamnés pour diffamation à caractère anti-religieux, l’accès aux écoles publiques en tant qu’intervenants externes ;
  • rappeler aux élèves, aux étudiants et aux enseignants qu’il n’existe pas de définition juridique du terme de « secte » ;
  • organiser une large campagne d’information auprès de ses fonctionnaires prônant le respect des diverses cultures, opinions, et croyances ;
  • enseigner l'histoire des droits de l'homme et faire connaître les textes nationaux et internationaux qui les garantissent.

Seules de telles mesures permettront que soient respectés au sein de l’Éducation nationale les :

  • Art. 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ;
  • Art. 9 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés ;
  • Art.1 de la loi du 9 décembre 1905.

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