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Depuis quelques années,
à linstigation dune poignée délus
et de hauts fonctionnaires partisans dune « laïcité
de combat », le principe de neutralité inscrit dans
lassise même de lécole publique par ses fondateurs
est battu en brèche par lapparition de cours, de manuels
et de discours dont lobjectif est de toute évidence de
discréditer des croyances hors normes ou des mouvements religieux
qui ont pour seul tort de nêtre pas encore reconnus pour
ce quils sont et acceptés par le plus grand nombre.
Rappelons brièvement les principales
étapes de cette infiltration de lÉducation Nationale.
La montée
de la discrimination à lécole
- Décembre 1998 : vote de la
loi About sur les écoles hors contrat.
Une lourde suspicion tombe
sur les écoles Steiner, considérées comme
liées à un mouvement dit « sectaire ».
- Un « Monsieur sectes »,
linspecteur général Daniel Groscolas, est
nommé au Ministère de lÉducation nationale,
pour « redoubler de vigilance » à
lencontre des enseignants, membres de lun des 172
mouvements listés dans le rapport parlementaire de 1996(1)
(la « Cellule chargée de la prévention
des phénomènes sectaires dans léducation »
au sein du Ministère de l'Éducation nationale, est
actuellement dirigée par Joël Goyheneix).
- Les livres scolaires deviennent
des instruments de propagande de la Mission Interministérielle
de Lutte contre les Sectes (MILS) : on voit apparaître des
textes signés dAlain Vivien (ancien président
de la MILS) dans plusieurs manuels, ainsi que des passages ou
des chapitres diffamant des minorités religieuses ou spirituelles.
- Des formations spécifiques
sont dispensées aux futurs professeurs dans les IUFM pour
leur permettre de reconnaître les membres de minorités
religieuses ou spirituelles.
- Le CNDP (Centre National de Documentation
Pédagogique) recommande dans son guide « Prévention
des risques de prosélytisme sectaire » la mutation
doffice denseignants, auquel on ne peut reprocher
aucune faute, du seul fait de leur appartenance à un mouvement
« réputé sectaire » .
- Des instructions officielles mettent
en garde les enseignants contre les nouveaux mouvements religieux
et relaient des informations diffamatoires.
- Le CCMM (Centre Contre les Manipulations
Mentales) et lUNADFI (Union Nationale des Associations de
Défense de la Famille et de lIndividu), associations
privées qui luttent contre les nouveaux mouvements religieux
, ont une tribune au Salon de léducation.
- Des conférences sont régulièrement
organisées dans lenceinte scolaire (écoles
primaires, collèges et universités) par des militants
de ces mêmes associations privées.
- Nombre darticles discréditant
les nouveaux mouvements religieux sont publiés dans les
revues de parents délèves et les revues mutualistes
denseignants.
- Des campagnes médiatiques
entretiennent ce climat dexclusion à lintérieur
même de linstitution scolaire.
Chacun des faits ci-dessus représente
en soi une violation du principe de laïcité, pourtant
garanti par la loi de séparation de lÉglise
et de lÉtat et larticle 2 de la Constitution
française.
Un rapport
parlementaire sans valeur juridique
Le fondement de ces actes discriminatoires
est le rapport parlementaire de 1996, qui dresse une liste de
172 mouvements dits « dangereux » sans que,
de laveu même des parlementaires, la Commission ait
pu effectuer une réelle enquête. Pour les besoins
de la cause, cette liste a donc été hâtivement
établie par les Renseignements généraux.
Ainsi a été créé et amplifié
un phénomène social auquel on fait référence
sous la dénomination de « sectes »,
terme largement employé dans les documents fournis en annexe.
Mais que recouvre-t-il ?
La jurisprudence a établi
très clairement lillégalité dune
décision discriminatoire à lencontre dun
mouvement au seul motif de son appartenance à la liste
des 172. Par exemple, le Tribunal administratif de Rennes a estimé
quune décision prise par le maire de Lorient contre
les Témoins de Jéhovah en sappuyant sur « un
rapport parlementaire dépourvu de valeur normative, est
manifestement illégale ». Monsieur Osmont,
ancien délégué général de la
MILS, déclarait : « La décision
du tribunal administratif de Rennes ne me choque pas. Elle confirme
des jugements pris par dautres juridictions. Dailleurs,
en droit français le mot secte nexiste pas. »
(Gazette des Communes, 4 mars 2002)
Des rumeurs
au sein de lÉducation nationale
Lensemble des documents présentés
en annexe démontre que des rumeurs et des mensonges sont
propagés auprès des enseignants, des élèves
et des étudiants dans une logique de combat militant.
Un tel combat na pas sa place dans le cadre des institutions
républicaines et au sein de lÉducation nationale.
Ol montre
aussi que nous navons pas affaire à une dégénérescence
généralisée de lesprit laïc
dans lensemble du corps enseignant, mais plutôt
à une tentative dinfiltration par quelques éléments
extérieurs qui tentent de « greffer »
leur campagne de chasse aux sorcières.
La MILS, maintenant remplacée
par la MIVILUDES, a joué un rôle moteur dans cette
tentative, aidée par deux associations uvrant dans
sa mouvance, le CCMM et lUNADFI. Ce sont ces groupes et
associations qui sont directement mis en cause dans plusieurs
de nos documents que vous trouverez ci-après.
1.
Dès son départ en retraite en 2002, D. Groscolas
est devenu président du CCMM, association militante de
lutte contre les nouvelles spiritualités.
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