|
CAP
LC 2008
www.coordiap.com |
|
![]() |
|||
|
ÉDITORIAL Médiator
! Et après ?
|
|||
|
Que rajouter à tout ce qui a déjà été dit à propos du Médiator ? En fait ce scandale est le révélateur des pratiques douteuses dune oligarchie médico-pharmaceutique, omniprésente et toute-puissante. Nous prenons lentement conscience que sous couvert de santé nos esprits et nos corps ont été transformés en usines à fric par des financiers sans scrupules, et personne ne sait encore quels remèdes apporter à cette situation. Certaines minorités de conviction avaient déjà pris conscience de ces anomalies, elles ont été mises à lindex et accusées de dérives sectaires pour avoir préconisé dautres modes de vie et méthodes de soin. Cest pourquoi il est instructif de comparer les pratiques de cette oligarchie médico-pharmaceutique avec les critères sectaires mis en place par la Miviludes. Une première constatation, les laboratoires pharmaceutiques affichent des résultats financiers colossaux, la crise financière ne les a absolument pas affectés. De plus les scandales médicaux se sont succédés : distilbène, sang contaminé, hormone de croissance, talc Morhange, vaccination contre lhépatite B, et maintenant le Médiator, avec pour conséquence des atteintes à lintégrité physique et psychique, des maladies et des décès, et en bout du compte de nombreux démêlés juridiques. Sans rentrer dans les détails tellement les faits sont avérés, loligarchie médico-pharmaceutique répond à la totalité des critères sectaires. Mais parmi tous ceux-ci, deux sont plus particulièrement à prendre en compte : la déstabilisation mentale et linfiltration des pouvoirs publics. La campagne dintoxication permanente de lopinion publique est une véritable déstabilisation mentale à léchelle mondiale pour faire croire à lefficacité des nouveaux médicaments. Lhebdomadaire Newsweek a récemment diffusé un article intitulé « Why almost everything you hear about medicine is wrong » (en matière médicale, tout ce quon vous dit est faux, ou presque). Une des raisons de cette désinformation est la suivante : à chaque fois quun nouveau médicament est mis sur le marché, les résultats positifs de son utilisation sont immédiatement publiés amenant un décollage rapide des ventes ; les résultats négatifs sont également publiés, bien des années après. Entre temps le public et le corps médical auront été trompés. Mais tout cela naurait pu avoir lieu sans les tentatives répétées et couronnées de succès de cette oligarchie médico-pharmaceutique pour infiltrer les pouvoirs publics. M. Martin Hirsch, ancien membre du gouvernement, a créé la polémique en dénonçant les conflits dintérêt. Lhebdomadaire Le Nouvel Observateur a rapporté les propos de M. Servier à des hauts-fonctionnaire : « je me suis entendu avec beaucoup de vos prédécesseurs, et tous ont fait une belle carrière ». Les labos-boys et labos-girls sont nombreux, véritables chevaux de Troie au sein de ladministration et du gouvernement, à la vue et au su de tout le monde : Mme Bachelot ancienne ministre de la Santé, Mme Nora Berra secrétaire dEtat à la Santé, M. Nicolas About ancien sénateur, la liste est longue. Les méthodes sectaires attribuées sans preuve aux sectes afin de masquer la réalité, loligarchie médico-pharmaceutique les a utilisées sans vergogne pour introduire ses tentacules dans tous les rouages du pouvoir et jusque dans lintimité de chaque personne. Un véritable réseau dinfluence et de pouvoir au prétexte de la santé dans le but de vrais profits financiers. La canadienne Ghislaine Lanctot a nommé cette oligarchie : la Mafia Médicale. Suite au scandale du Médiator, les responsables politiques français ont apparemment compris que la situation était devenue critique, et ont promis des réformes. Celles-ci, comme souvent, consisteraient à accroitre encore le niveau des contrôles. Mais ceci sera-t-il efficace ? Un regard candide sur le système médical actuel montre que tous les intervenants, depuis le directeur de multinationale jusquau médecin prescripteur et les infirmiers, sont payés à lacte. Même dans le cas des médecines parallèles, tout est conçu en vue de la prescription médicamenteuse : acte ultime qui consacre le savoir-faire du médecin, justifie ses honoraires et est le fondement économique de toute lindustrie médico-pharmaceutique. Et plus les médecins multiplient les actes médicaux et prescrivent des médicaments, plus ils gagnent de largent et gonflent les bénéfices exorbitants des fabricants. Une vidéo interne du laboratoire américain Lilly illustre cette réalité : dans cette vidéo un médecin prescripteur doit se déshabiller sous les coups de fouet jusquà ce quil murmure dune voix soumise : « prescrire, oui je veux prescrire ». Et que dire de la conscience professionnelle des médecins ? Elle existe bien sûr, mais vu le système financier en place, elle ne peut sexprimer dans sa totalité : labnégation totale et la sainteté ne sont pas des qualités innées. Notre système de santé actuel est paradoxalement un système de maladie : il a besoin de la maladie pour exister, sans elle il ne pourrait survivre. Les chinois de lancienne époque avaient résolu ce paradoxe avec élégance et bon sens : soumis eux aussi aux risques de maladie, ils payaient leur médecin traitant tant quils étaient en bonne santé, et sarrêtaient de lui verser de largent dès lors quils tombaient malades. Ils avaient compris que le meilleur antidote à toute maladie était encore de rester en bonne santé ! Leur système de santé existait pour et grâce à la santé des habitants. Dans notre société du profit à tout prix, nous navons pas encore mis en place une telle solution de bon sens. Davantage
de contrôles et de répressions ne suffiront pas à résoudre
les problèmes de notre système de santé actuel. Celui-ci
est prisonnier dun cercle vicieux : il a besoin de la maladie pour survivre.
Le système de santé mis en place dans la Chine antique fonctionnait
lui grâce à un système vertueux : plus de santé
était source de plus de revenus financiers.
CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de thérapeutique |
|||