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CAP
LC 2008
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ACTUALITÉS
- DÉCEMBRE 2002
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L'Etat reconnaît certaines religions Le 7 Décembre, l'Union des associations musulmanes de Seine Saint-Denis célébraient l'Aïd-el-Fitr et la fin du Ramadan en présence d'élus locaux et des représentants d'autres religions traditionnelles. En particulier, les représentants des communautés juives et musulmanes ont chacun émis des vœux pour " oublier les années noires ", évoquant les divers attentats et incidents récents qui ont marqué les deux communautés françaises. Les élus UMP, socialistes et communistes ont chacun prononcé un discours à cette fête éminemment religieuse.
Le 20 Décembre dernier, les contours du CFCM (Conseil Français du Culte
Musulman) ont fait l'objet d'un accord, après une forte implication
du Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui parachevait ainsi le
travail commencé naguère par Jean-Pierre Chevènement.
Jean-Pierre Brard condamné pour diffamation à Versailles La cour d’appel de Versailles a condamné le 18 Décembre Jean-Pierre Brard pour avoir diffamé dans le journal " 15-25 ans " les Témoins de Jéhovah. La cour a estimé que " le bénéfice de la bonne foi ne saurait être valablement accordé à Jean-Pierre Brard qui, outre l’absence de mesure dans l’expression, n’a cherché à aucun moment à s’en tenir de près aux conclusions des rapports d’enquête, se contentant d’approximations, d’autant plus condamnables qu’elles émanaient d’un expert réputé en la matière. " Jean-Pierre Brard avait fait partie de deux commissions parlementaires sur les sectes, en tant que vice-président puis comme rapporteur. Outre 1 euro de dommages et intérêts, il devra en outre verser 4000 euros au titre des frais de justice. Le directeur de la revue a également été condamné.
Le Sénat questionne le gouvernement Par une question écrite en date du 28 Novembre, le sénateur Jean Louis MASSON a attiré l’attention de la Ministre Déléguée aux affaires européennes sur le fait que la Commission permanente de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution invitant la France à modifier la loi n°2001-504 contre les sectes, dite loi About-Picard. Suite à cette résolution, il souhaiterait que la Ministre lui indique si elle ne pense pas que eu égard aux engagements internationaux de la France, il conviendrait de rectifier la loi en cause.
Dans un magazine de LYON, la responsable locale de l'ADFI se plaint que ses subventions ont été divisées par deux cette année. Il semble que la campagne de protestations contre ce type d'abus des fonds publics commence à porter ses fruits !
Un changement de ton à l'Education Nationale
Si
le Salon de l'Education Nationale 2001 avait donné lieu à un véritable
déchaînement d'actions " anti-sectes " avec 3 stands et 3 conférences
hostiles, l'édition 2002 a vu un net changement de ton avec seulement
un seul stand hostile alors que la seule conférence sur le sujet portait
sur la laïcité, dans un ton tout à fait acceptable.
Vers un médiateur entre l'Etat et les religions ?
La Fédération Protestante de France souhaite la création d'un Conseil consultatif des cultes et de la laïcité, qui pourrait émettre des avis sur l'exercice de la liberté religieuse et de la laïcité en France. Elle entend bénéficier des libertés d'organisation reconnues à l'Eglise Catholique. Elle propose la création d'un médiateur entre l'Etat et les associations cultuelles, sous la forme d'un "comité national des cultes et de la laïcité".
Échec aux missionnaires anti-sectes français au Chili En Juillet 2000, à la suite d'incidents concernant un centre tibétain, le Chili avait créé une commission parlementaire anti-cultiste, qui avait alors étudié le rapport parlementaire français de 1996 et sa critique par le CESNUR, " Pour en finir avec les sectes ". La police chilienne lui avait adressé un rapport qui nommait 150 groupes et semblait très fortement inspiré du rapport français, lui empruntant parfois certains passages sans le citer. L'auteur de l’article, Massimo Introvigne, attribue ce mimétisme entre la France et le Chili aux liens anciens qui existent entre les Eglises catholiques respectives, de même qu'entre les confréries maçonniques (laïques).
Constatant les critiques que la loi française de 2001 a attirées non
seulement de la part d'universitaires, mais aussi de la part des Eglises
européennes traditionnelles, la commission n'a pas recommandé l'établissement
d'une loi spécifique et a écarté le concept de manipulation mentale,
à la suite de la polémique française. |
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