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LC 2012
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CAP
Liberté de Conscience - liberté de religion- liberté
thérapeutique ACTES DU COLLOQUE - 2009MÉDECINES
NON CONVENTIONNELLES ET
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actes du colloque à télécharger Introduction
du docteur Roselyne Morel Celui
qui sait la vérité et qui ne hurle pas la vérité,
se fait le complice des menteurs et des faussaires ! Bonjour à tous, et un grand merci pour votre présence à ce colloque Cap-Lc ! Merci aussi à nos intervenants davoir accepté de donner de leur temps pour nous aider à poser réflexions et voies de recherche et davancée dans les difficultés que nous rencontrons dans lexercice de nos arts respectifs. Et un merci tout particulier pour le professeur Cornillot, qui a bien voulu nous honorer de sa présence, lui qui milite depuis des dizaines dannées pour lexistence des thérapies alternatives, la complémentarité et le respect du bon sens dans le domaine de la santé. Cap-Lc (Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience) est une association née en 2002, qui a comme but de lutter contre la discrimination concernant le droit à la liberté de conscience et de croyance et de dénoncer les actes et les discours qui violent les droits de lHomme ou qui représentent une menace pour les libertés fondamentales. Elle a désormais un statut européen, avec un siège belge et un siège suisse. Les actions de Cap-Lc : regrouper et soutenir les personnes (de plus en plus nombreuses) accusées injustement dêtre membres de sectes, les aider à sorienter vers des avocats spécialisés dans la défense des discriminations ; interpeller au besoin les politiques et les instances administratives, dénoncer les dérives ou les manquements dans les domaines des libertés de croyance, de choix thérapeutique, de conscience. Elle revendique que les règles de droit sappliquent à toutes les personnes accusées de soi-disant dérives sectaires, que les groupes incriminés puissent se défendre, et surtout puissent répondre aux accusations portées envers eux par des personnes qui nont aucune qualité à le faire, sauf à sautoproclamer spécialistes du fait sectaire, ce qui en résumé est une belle dérive ! Les diverses actions posées par Cap sont notifiées sur le site www.coordiap.com Nos interventions nous valent dêtre régulièrement cités, dune part bien sûr par nos détracteurs (bilans de la Miviludes articles et interviews de Mr Fenech) où nous sommes bien entendu transformés nous aussi en dangereux sectaires par contre elles sont très bien reçues au niveau international où Cap-Lc est reconnu pour la qualité de ses analyses : cela a été le cas notamment cette année dans le rapport du département dEtat américain qui cite comme remarquable lanalyse juridique du rapport Fenech que notre association a produite. Cap sest intéressée ces dernières années au fait que ces mêmes accusations de secte ou dérive sectaire sont de plus en plus portées envers des médecins pratiquant les médecines non conventionnelles, dont on sait quelles sont très combattues par les autorités politiques et sanitaires. En quelques années, ces praticiens, auparavant traités de vulgaires distributeurs de « poudre de perlimpinpin », ont accédé au statut de dangereux escrocs, responsables de détourner les patients « ignares » de vrais soins de santé, voire de les mener à la mort. Dans le même temps, sont également malmenés les psychothérapeutes, avec la loi Accoyer, mais aussi tous les autres thérapeutes dits « du bien être » ; le propos aujourdhui est de se pencher plus particulièrement sur les difficultés qui entourent la pratique médicale. Jai rejoint Cap-Lc en 2003 suite à ma procédure devant le Conseil de lordre, et moccupe depuis quelques années du versant liberté thérapeutique en tant que vice-présidente (liberte-therapeutique-caplc.com) Comment est née lidée de ce colloque ?De ma propre mésaventure auprès du Conseil de lordre des médecins : aventure qui me permettra de prendre la pleine mesure des dysfonctionnements du tribunal disciplinaire : entretiens soi-disant confraternels avant et pendant la procédure, permettant de retourner contre moi les quelques propos que je finirai par prononcer pour minsurger contre une inquisition violente donc systématiquement accusatrice, absence totale de contradictoire digne de ce nom, absence de prise en compte des témoignages à mon égard, poursuites sappuyant sur la seule suspicion, suspension donnée malgré labsence totale déléments de preuves dans mon dossier. Aucune vérification que les accusations portées à mon encontre (dérive sectaire et détournement de patients du système conventionnel) soient réelles. Si la conclusion officielle sur laquelle sest appuyée ma sanction a été la traditionnelle « utilisation de techniques non validées scientifiquement », linanité du CO a été de faire notifier aux RG laffirmation « appartenance à un mouvement sectaire », dabord à une secte virtuelle puisquelle nexiste ni dEve ni dAdam, mais dont linvention permet de justifier des mesures quasi anti terroristes, ensuite à un groupe local dont jignore lexistence, avec des manchettes de journaux parlant de la mort de deux personnes dont un enfant à Nantes, pour laquelle un procès était à lépoque en cours, affaires et personnes avec lesquelles je navais rien à voir, mais que lassociation ainsi réalisée laissait à penser. Rondement mené. Il mest apparu alors que ma mésaventure nétait peut être pas isolée. Cest ainsi que sont peu à peu devenues claires les deux voies différentes sur lesquelles saxent aujourdhui les poursuites au Conseil de lordre : celle du tribunal des affaires sociales et celle du tribunal disciplinaire Le tribunal des affaires sociales (TASS)Pour ses poursuites il appuie ses plaintes sur lutilisation de techniques, ou produits, non « validés » ou éprouvés scientifiquement. Si lon laisse de côté les moyens utilisés pour punir les médecins poursuivis, la partialité de nos juges ordinaux, juges et parties, éléments qui seront sans doute traités par nos avocats, on peut se demander quelle légitimité ont nos détracteurs à déterminer ce qui est scientifiquement éprouvé ou pas, quand il sagit de thérapeutiques dont ils ignorent tout, et sur lesquelles ils nont aucun souhait de sinformer ! Quelques affaires « célèbres » ont défrayé la chronique dans les années 90 (affaire Moulinier, affaire Dumas ) qui ont permis aux médecins concernés de revendiquer leur droit à lutilisation de ces techniques non reconnues en France. Je pense que le CO a mieux tiré partie que nous de ces procédures qui ne lui ont pas permis alors de taper sur tous les médecins non conventionnels. De notre côté, nous avons cru les jeux terminés alors quil ne sagissait que dun premier round, entre temps le CO a affiné ses armes ! Quelques-uns en témoigneront, notamment Alain Dumas qui est dans la salle. Il ne sera pas inutile de nous faire rappeler par nos avocats les attentions à développer sur la façon dont sont faites nos prescriptions : leur pourquoi et leur comment, leur cadre légal variable selon la situation du patient, les choses à dire ou ne pas dire, et, entre autres devoirs, que nos convictions nont pas à emporter celles de nos patients. Connaître et appliquer aussi les règles à suivre en cas de convocation par le médecin conseil, sachant que cest TOUJOURS LE PREMIER ÉCHANGE QUI CONDITIONNE LE DÉROULEMENT FUTUR des procédures, et que ce sont TOUJOURS nos propres réponses qui donnent crédit aux récriminations de nos attaquants (de même au disciplinaire). Le tribunal disciplinaire du Conseil de lordreLes poursuites mises en oeuvre par le tribunal disciplinaire sappuient plus particulièrement sur la déontologie, donc plutôt sur la « méthode » ou la personnalité du médecin, et déclarent comme fautive toute pratique non académique. Cest de ce côté que les choses sont plus « novatrices ». Il y a 15 ans juste, explosait laffaire de lOTS dont un des membres dirigeants était Luc Jouret, médecin homéopathe. La preuve sil en était besoin que les médecins non conventionnels sont susceptibles de dérives. Cest lépoque de lapparition de la fameuse liste des sectes - 1996, de lexpansion de lAdfi (Association de Défense de la Famille et de lIndividu) et de lUnadfi (Union nationale de la même Adfi), de la Mils (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes), rebaptisée Miviludes en 2002 (Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DÉrives Sectaires). Le docteur Grunwald, secrétaire du Conseil de lordre national des médecins, intègre dès le début cette mission en tant quexpert. Il sen suivra de nombreuses publications de sa part sur les dérives sectaires, quasi uniquement autour des médecines non conventionnelles, décrétées plus sujettes à risque ( ?), thèses largement inspirées des affirmations portées par les Adfi (manifestation française de mouvements dinspiration catholique dont certains groupes de psychiatres anti psychanalytiques, en provenance des Etats-Unis). Je pense que les médecins dans leur grande majorité continuent à négliger ce danger, convaincus quils ne sont pas concernés. Le summum de cette association dintérêts peut-être appréhendé à la lecture de laffaire Evelyne Marsaleix, concernant le docteur Gérard Guéniot, dont maître Jacquot parlera aujourdhui : et bien que totalement lavé de tout soupçon de manipulation, demprise quelconque, de détournement des soins conventionnels avec perte de chance, autant que de tout soupçon de charlatanisme et descroquerie, Adfi et journalistes continuent depuis sur la voie de laccusation des dérives sectaires, salissant son nom et celui de sa famille, alors quil y a laissé sa vie. Ses amis, présents dans son comité de soutien, sont aussi là et pourront témoigner sils le souhaitent. Je pense ces voie et stratégie comme les plus efficaces à mettre en uvre aujourdhui pour le CO face aux médecins non conventionnels. En effet, elles le dédouanent de prouver la faute médicale, dans une ambiance médiatique qui joue un tel jeu de dramatisation, de peur, que les seuls mots de secte ou de dérive sectaire justifient nimporte quelle peine, mais aussi quinterviennent éventuellement gendarmes, maires ou préfets au nom de la protection des citoyens. Là aussi, un médecin présent peut en témoigner. La voie de laccusation sectaire a déjà été largement éprouvée sur les minorités de conviction depuis 15 ans par les associations antisectes auxquelles je faisais référence à linstant, et nous sommes donc encore assez démunis pour prévoir ou contrer de telles accusations. Un certain nombre dentre nous sont déjà concernés, et la rédaction de larrêté du 3 février 2009 portant création dun groupe dappui technique sur les pratiques non conventionnelles est venu confirmer cette direction : tous les membres référents de ce groupe sont connus pour leur opposition aux pratiques non conventionnelles, et ont des intérêts à préserver la prévalence des pratiques conventionnelles. Dans la foulée, cet été, Mr Fenech, président de la Miviludes, annonce la constitution dune liste de pratiques de soins à risque, tandis que la région Île de France subventionne pour 3 ans lAdfi pour participer à un travail du même type. Lhoméopathie, la kinésiologie, le Reïki, diverses méthodes psychothérapeutiques sont dans la ligne de mire : faudra t-il suivre lexemple de lAnthroposophie qui, nommée sur la fameuse liste de 1996, passera plusieurs années en procès pour faire reconnaître quelle nest pas une « secte » ? Cerise sur le gâteau, il y a 3 jours, le mercredi soir 28 octobre, Fenech interviewé sur France Inter dans lémission « Le téléphone sonne », annonce que la Miviludes et le Conseil de lordre des médecins ont dores et déjà recensés plus de 3 000 médecins à « pratiques sectaires » ! Pensez-vous ne pas être concernés car votre pratique nest pas « à risque » ? 3 000 médecins : donc cela concerne certes le médecin qui est assis à votre droite, mais aussi celui qui est à votre gauche, celui qui est devant, celui qui est derrière, ET VOUS-MÊME ! Les médecins poursuivis individuellement grâce à cette liste - qui nest pas publique mais réservée aux professionnels de la santé et de la justice - auront-ils tous les moyens de se défendre correctement, avec le risque de se retrouver définitivement sans travail du jour au lendemain, humiliés et déshonorés ? Quen sera-t-il aussi des autres thérapeutes non médecins ? En attendant, Gemmpi, Adfi et Miviludes multiplient sur le territoire français et en Europe les colloques et interventions sur le thème : « Médecines parallèles et risque sectaire », fiers de sentir comme possible la contamination de nos voisins. Quelles réponses apporter ?Pour linstant nous sommes assez démunis pour faire face aux procédures, quelles soient au TASS ou au disciplinaire. Aller jusquau bout des procédures cest trop souvent vérifier que nous navons AUCUNE CHANCE de nous en sortir. Dabord parce que le déroulement même de ces procédures, au sein de tribunaux dexception validés par le premier ministre ! laisse toute latitude à nos juges ordinaux, et aucune au contradictoire. Ensuite, parce que le droit dans le domaine de la santé (où il faut recouper a minima code civil, code de la santé, code de la sécurité sociale, code de déontologie ) est un labyrinthe qui a été très peu exploré au regard des médecines non conventionnelles. Lidée a été donc de mobiliser des avocats qui acceptent douvrir leur façon de travailler à ce champ, voire qui développent des méthodes ou des voies non conventionnelles de défense (différentes de celles quont utilisé leurs prédécesseurs, puisquelles nont pas fait leurs preuves). Quelles propositions ?- La nécessité est de sortir du cadre législatif actuel, en tout cas de le clarifier. Faire pression pour obliger les lois qui régissent le domaine de la santé à évoluer, et pour la France, à sharmoniser avec ce qui se fait dans les autres pays européens. Ce travail a été ouvert avec la recherche juridique lancée par Cap depuis deux ans. Cette recherche est bien sûr plus que dactualité (www.coordiap.com). - Lancer des procédures contre le Conseil de lordre des médecins ? Pour quelles portent leurs fruits, elles doivent regrouper plusieurs dossiers dans lesquels les dysfonctionnements de la juridiction ordinale sont patentes, ainsi que la discrimination : dévoiler labsence de proportionnalité des plaintes entre les médecins non conventionnels et les médecins « académiques », puisquaujourdhui le Conseil de lordre ne poursuit pas les médecins violeurs malgré le dépôt de plusieurs plaintes, ou suspend une semaine un chirurgien reconnu responsable du décès dun de ses patients, mais en radie définitivement un autre au prétexte quil use du pendule, dhoméopathie face à un patient déséquilibré, ou dun appareil de morathérapie, sans tenir compte du bénéfice dont témoignent les patients. - Se regrouper : motiver les médecins et les patients (les deux sont indissociables) à travers des associations et des pôles dassociations. Les minorités de conviction qui traversent le mieux les attaques ou poursuites de lAdfi ou la Miviludes sont celles dont les membres ont su faire corps, et se doter de moyens juridiques et financiers. Il faut en faire autant, faire une caisse « spéciale médecines non conventionnelles », qui regrouperait les dons pour participer à ces procédures contre nos instances ordinales, voire soutenir des personnes (patients ou médecins) en difficultés à cause des poursuites ordinales dont ils sont victimes. Continuer à avancer dans la voie de la constitution dun collectif davocats ouverts à cette démarche, comme cest le cas aujourdhui. Sans participation active et sans union active, il ny aura pas de solution !
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