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CAP
LC 2006
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Commission
d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et
aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et morale des
mineurs
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Audition de : Monsieur
Leschi, Chef du Bureau central des cultes du Ministère
de l’Intérieur Mardi 17 octobre 2006 Extraits Manque les 5 premières minutes ainsi que les 5 dernières minutes de l'intervention Monsieur Leschi […] Cette
liberté de croyances s'articule avec le droit des parents de choisir
ce qu'ils souhaitent transmettre à leurs enfants, car notre cadre juridique
comprend aussi le droit des parents d'éduquer leurs enfants dans les
valeurs de leurs choix dès lors qu'elles ne portent pas atteintes à
l'intégrité physique et morale des enfants — c'est ce que rappelle l'article
371-1 du Code Civil : « l'autorité parentale appartient aux
pères et mères jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour
le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer
son éducation et permettre son développement dans le respect dû à sa
personne ». Il faut y ajouter la Convention européenne des droits de l'homme qui
indique que l'Etat respectera le droit des parents d'assurer cette
éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses
ou philosophiques. Le cas échéant, le non respect de ces obligations
pourrait constituer une atteinte aux personnes, susceptible de sanctions
et un trouble à l'ordre public si ce non respect est systématisé dans
un cadre associatif. […] Quelles sont les responsabilités du bureau central des cultes, face à
ce cadre normatif ? L'activité du bureau central des cultes est bien de rappeler aux administrations,
aux collectivités locales, aux différents pouvoirs publics, par le
biais de circulaires, de réponses à des questions parlementaires ou
de courriers émanant d'autorités publiques que notre régime juridique
est d'abord celui de la liberté de conscience et du libre exercice
du culte. […] Le Ministère de l'Intérieur est parfois accusé de sous-estimer le trouble
à l'ordre public que génèreraient par nature, certains mouvements focalisant
l'attention de la MIVILUDES. Je veux parler de mouvements, qui pour
certains ont des décennies, voire des siècles d'existence, et sont issus
de grands courants spirituels ou s'y attachent comme « Les Frères de
Plymouth », une des branches du protestantisme, les Témoins de Jéhovah
et depuis quelques mois les Loubavitch qui sont l'expression d'une vieille
tradition du hassidisme Juif. Au bureau central des cultes, nous pensons qu'il faut aborder les
problématiques d'ordre public avec la plus grande rigueur et privilégier
les faits plutôt que la rumeur ou la parole douloureuse d'anciens
fidèles en rupture, dès lors que sont mis en cause des personnes et
leur dignité. Tous les courants cultuels sont susceptibles de connaître des dérives
sectaires. Seuls l'examen des faits légitiment la notion de vigilance,
sans quoi on risque fort de s'écarter de l'impartialité laïque au
profit d'un clivage entre religions reconnues / religions stigmatisées.
Le juge administratif ne cesse de rappeler cela en sanctionnant des
collectivités qui licencient des Témoins de Jéhovah, dont la seule
faute professionnelle est l'appartenance à ce mouvement. […] Les Témoins de Jéhovah et la non assistance à enfance en danger - La
question des transfusions C'est autour de l'appréciation du trouble à l'ordre public, que constitue
le refus de transfusion sanguine, que se focalise désormais l'accusation
de dérive sectaire à l’encontre des Témoins de Jéhovah. En effet, le refus de voter ne serait constituer un trouble à l'ordre
public dans un pays où le vote n'est pas obligatoire. Au demeurant, nul ne demande la dissolution de la Fédération Anarchiste
au motif que ses adhérents font du prosélytisme en faveur du refus de
vote et bénéficie pour cela d'une fréquence radio accordée par le CSA.
De même, la question du refus du service national ne se pose plus depuis
sa suppression. Enfin le prosélytisme,
c'est à dire de militer pour faire connaître et défendre ses opinions
dans la rue ou en faisant du porte à porte, n'est pas en soi condamnable
; si bien sûr, il ne s'agit pas de harcèlement. Par analogie, on n'imagine
pas retirer à un vendeur bénévole de « L'humanité Dimanche », la garde
de son enfant, pas plus qu'à un syndicaliste qui défile le premier
mai, sa fille. C'est donc bien le refus de la transfusion sanguine qui pourrait constituer
un trouble à l'ordre public, s'il s'avérait que l'affirmation de cette
croyance impérieuse entravait le fonctionnement du service public hospitalier.
[…] L'un des critères permettant à une association cultuelle de bénéficier
des avantages fiscaux reconnus à cette catégorie d'associations repose
sur l'absence de trouble à l'ordre public. J'ai demandé, lors d'un comité de pilotage de la MIVILUDES, que soit
lancée une enquête auprès des agences régionales d'hospitalisation
et des hôpitaux, afin de recenser, éventuellement, les faits constitutifs
de troubles à l'ordre public, à travers des perturbations du service
public hospitalier liées au refus de transfusion sanguine. Le représentant du ministère de la santé au sein des instances de
la MIVILUDES, nous a indiqué à l'époque que ce recensement était impossible
; car de peur des procédures, les responsables hospitaliers hésiteraient
à dénoncer les troubles à l'ordre public. Cette explication me semble
légère, surtout si l'on considère que la vie de milliers d'enfants
est en jeu. On a parfois cité le chiffre de 45 000 enfants de Témoins
de Jéhovah en danger : les fonctionnaires hospitaliers sont en effet
protégés par leur statut et ont l'obligation, dans l'article 40 du
code de procédure pénale, de signaler les faits délictueux au Procureur
de la République. En vue de cette audition, il m'a semblé nécessaire de demander aux
préfectures de départements, de faire le recensement, sur les trois
dernières années, des incidents liés à la transfusion. Au vu des résultats
obtenus, ce qui remonte, c'est un petit nombre d'incidents, souvent
réglés par la discussion : jamais d'incident qui mette en cause des
enfants, où le pronostic vital, où le fonctionnement du service public
hospitalier ne m'a été signalé sur ces trois dernières années.
Ces dérives liées à l’Islam peuvent chez les jeunes
présenter un caractère mortifère, dangereuses non seulement pour eux-mêmes
mais aussi pour autrui puisqu’elles peuvent déboucher, après que ces
jeunes aient quitté leur famille et parfois leur pays, sur des actes
extrêmement violents et suicidaires. Ces dérives sectaires posent à
la fois des problèmes d’intégration et d’ordre public comme l’atteste
l’incident récent survenu à Lyon où une lycéenne qui ne s’astreignait
pas au jeûne du Ramadan a été violemment prise à partie.
Le droit d’éduquer ses enfants selon ses principes.
Dans plusieurs procédures de divorce, on constate
que l’appartenance religieuse d’un des parents est invoquée auprès du
juge par son conjoint à tort et à travers. La jurisprudence y a mis
un peu d’ordre en rappelant que l’on devait d’abord apprécier le bien-être
de l’enfant en précisant les conséquences néfastes avérées sur l’enfant
et non en les présupposant du fait de l’appartenance spirituelle du
parent.
Plus précisément, le nouveau dossier à charge est
alimenté par 3 éléments qui posent questions:
· 1er élément: les déclarations de l’ancien président de l’AVIFE sont mises en valeur
alors qu’il a été condamné pour propos diffamatoires envers les frères
de Plymouth par le TGI de Lyon le 4 janvier 2005.
D’après les indications fournies au préfet du Rhône,
les contrôles effectués montrent que les enfants connaissent un développement
intellectuel et physique conforme à ce que l’on est en droit d’attendre
à leur âge, cet inspecteur déclare que, je cite: « les travaux
sont rigoureux sur la forme et sur le fond, que le cours donne une impression
de sérieux, que le responsable est un ancien principal de collège qui
du reste n’est pas un adepte des frères de Plymouth comme d’ailleurs
90% des enseignants qui interviennent dans ce centre ».
Là
encore, il s’agit d’un problème de méthode et de crédibilité de l’action
publique. Au fond, lorsqu’on est imprécis dans les faits évoqués et
que l’on s'en remet aux seuls témoignages de personnes qui ont quitté
les groupes, on ne peut pas élaborer une appréciation juste des faits
en cause et réaliser une administration rigoureuse de la preuve, particulièrement
nécessaire dans une enquête qui, dépourvue des garanties propres à la
procédure judiciaire, peut néanmoins mettre en cause l'honneur des personnes.
[…] Certes, chez les Loubavitch, il existe une forte
et solennelle reconnaissance du leader aujourd’hui disparu, ce n'est
pas en soi condamnable. Certes, pour en revenir aux problèmes qui préoccupent
votre commission, les enfants portent un chapeau à partir de 13 ans
et ont l'obligation d'étudier la Tora ; obligation respectée plus assidûment
sans doute que par d'autres juifs. De tels comportements
peuvent, peut-être, étonner l'observateur. Toutefois, ils n'en constituent
pas pourtant un problème d'ordre public. Je rappelle en outre que
les établissements d’enseignement Loubavitch sont tous sous contrat
avec l'Etat. Dès lors, il serait pour le moins paradoxal, que ce que
l'Etat accorde sous le contrôle des inspecteurs de l'Education Nationale,
d'autres le mettent en cause alors que ce n'est pas leur domaine de
compétence. En conclusion, j'aimerais
souligner un paradoxe essentiel du point de vue de l'action des pouvoirs
publics. Je crains fort que la stigmatisation de mouvements comme
les Loubavitch ou Les Frères de Plymouth risque de faciliter le passage
à l'acte de personnes qui auront bon jeu de se couvrir d'une bonne
conscience anti-sectes pour justifier leurs actes de malveillances
ou antisémite. A ce titre, nous
voyons augmenter les agressions contre les Témoins de Jéhovah. Autrement
dit, je crains fort que cette stigmatisation, ce type de dénonciation
ne constitue à terme des troubles à l'ordre public ou pour le moins,
des manifestations d'intolérance à l'égard de l'une des libertés les
plus fondamentales de tout homme et de tout citoyen, la liberté de
conscience. Fenech Aujourd'hui Monsieur
Leschi, 17 octobre 2006, je crois que c'est la première fois, en ce
qui me concerne, que j'entends un discours public, qui plus est …
qui a le mérite effectivement de la clarté, une labellisation … une
reconnaissance officielle de la religion des Témoins de Jéhovah. Je crois qu'aujourd'hui,
après vous avoir entendu, nous pouvons dire ici, vous allez nous le
confirmer, que les Témoins de Jéhovah sont la cinquième religion de
France. Vous avez, et j'ai
besoin d'explications pour qu'on aille jusqu'au bout de cette information
qui me paraît aujourd'hui véritablement, « historique »,
puisque c'est la naissance des Témoins de Jéhovah
en tant que religion à part entière, vous avez passé en revue
tout ce qui pouvait constituer un trouble à l'ordre public et qui
ne le constitue plus au regard du Ministère de l'Intérieur, et qui
donc peut donner parfaitement le statut d'association cultuelle. […] Alors, moi j'ai besoin, et je pense que mes collègues
ici présents ont besoin d'avoir cette confirmation, ou alors c'est une
interprétation erronée de ma part, vous considérez donc au Ministère
de l'intérieur, que les Témoins de Jéhovah sont juridiquement aujourd'hui
à même de bénéficier du statut d'association cultuelle à part entière,
et il faudra que vous nous disiez pourquoi l'administration fiscale
réclame 50 millions d'euros, je crois, à peu près, de redressement fiscal,
puisque les dons manuels dont ils ont eu le bénéfice sont quand même
tombés sous la coupe fiscale. Pourquoi cette contradiction ? Et
je vous demande, mais alors très clairement car je crois que le moment
est très important, si effectivement vous êtes en train de nous dire
qu'aujourd'hui l'administration n'a aucun grief à faire aux Témoins
de Jéhovah, pour leur refuser le statut d'association cultuelle, au
même titre que n'importe quelle religion. Leschi Monsieur le Président,
d'abord il faut être très clair et très précis dans les termes. Je
sais qu'on fait parfois, on a fait cet été, au Ministère, une fausse
polémique au Ministre de l'Intérieur à propos des Témoins de Jéhovah.
Ce n'est pas le Ministre de l’Intérieur ou le Ministère de l'intérieur
qui reconnaît les Témoins de Jéhovah, comme ça … c'est l'application
des décisions, des arrêts du Conseil d'Etat. Et comme je vous l'ai
indiqué dans mes propos préliminaires, nous avons mis 7 ans avant
de nous mettre en conformité avec la jurisprudence du Conseil d'Etat.
Donc je vous le redis, dans cette affaire, nous n'avons pas fait preuve
d'un très grand libéralisme ; nous sommes, comme tout fonctionnaire,
soumis au contrôle du juge dans nos actes administratifs et en l'occurrence,
le juge administratif est très clair, les Témoins de Jéhovah ont le
droit de bénéficier des avantages des associations cultuelles. […] Fenech […] que faites-vous de la maltraitance psychologique
des enfants ? Nous avons ici entendu des jeunes
Témoins de Jéhovah, des jeunes majeurs qui nous ont raconté leur parcours
d’enfermement psychologique. Vous savez comme nous quel est le traitement
social du mineur au sein des Témoins de Jéhovah qui ne peut pas participer
à un certain nombre de manifestations laïques, qui vit entre la Salle
du Royaume et sa famille et qui d’un certain point de vue qui nous
a été exposé ici, ne correspond pas aux normes internationales notamment
celle de la convention de New York sur le droit de l’enfant… Est-ce que cela fait partie
de la problématique qui puisse constituer un trouble à l’ordre public
aux yeux de votre administration ? Leschi Ecoutez,
vous savez bien que ce sont des questions qui sont extrêmement difficiles
et délicates, cela dit, moi, je suis tout à fait preneur d’un dossier
étayé par exemple, il y a un défenseur des enfants, il n’a jamais saisi
l’administration du Ministère de l’intérieur pour … en indiquant qu’il
y avait manifestement quelque chose qui était un trouble à l’ordre public.
En ce qui concerne la liberté
de conscience et le droit d’éduquer ses enfants selon les valeurs que
l’on souhaite transmettre, vous savez bien qu’il y a toujours une appréciation
qui peut être très différente en fonction des personnes. Il fût un temps où l’on expliquait, on pouvait expliquer que quelqu’un
qui adhérait à un mouvement communiste était … dépouillé de sa personnalité
et quand il en sortait, il avait le sentiment d’une extrême douleur
puisque ces anciens camarades refusaient de lui parler. […] Vuilque Merci
Monsieur le Président. Monsieur Leschi votre audition
est inquiétante et édifiante et nous ne regrettons pas de vous avoir
invité à cette audition. Pour compléter ce que vient de dire le Président,
vous avez l’air de faire fi complètement de la Convention internationale
du droit de l’enfant que la France a signée en 1990. Et ce qui nous inquiète, c’est
que le Conseil d’Etat dans sa jurisprudence ne fait pas, ne fait jamais
référence, sauf à ce que je me trompe, à la Convention internationale
du droit de l’enfant, encore une fois signée par notre pays. Et pour
illustrer mes propos, question très simple, si demain la Scientologie
ou les Raéliens demandent au Ministère de l’Intérieur de créer une association
et demandent au Ministère de l’Intérieur de reconnaître cette association,
association cultuelle en régime existant aujourd’hui. Puisque vous vous
fondez sur l’ordre public, sans autres procédures, qu’est-ce que fait
le Ministère de l’Intérieur ? Leschi Il appliquera les conclusions fameuses du rapporteur Arivi Kazanovack
( ?) qui expliquait que la définition d’un culte et ce qui permettait
la reconnaissance pour les associations,
des droits des associations cultuelles, c’est le fait que les gens
s’assemblent pour vénérer une divinité et par ailleurs qu’il y ait
une manifestation suffisamment ancienne et stabilisée du culte considéré.
Cela ne me semble pas le cas des Raéliens et de l’Eglise de Scientologie. […] Leschi … Mais
comme je l’ai rappelé … tout ça n’est pas descendu du ciel si je puis
me permettre, c’est plus de 10 ans de procédures devant les Tribunaux
Administratifs … Vuilque … D’accord, alors imaginons
que le Ministère de l’Intérieur ait une attitude différente, il dit
au préfet « refusez » alors les Témoins de Jéhovah vont
aller devant le tribunal administratif Leschi Ce qu’on a fait pendant 7 ans,
et on a perdu … […] Martine David …. On est oui effectivement
ici un petit peu atterré quand même mais c’est temporisé par le fait
que effectivement on était inquiet depuis votre audition par le groupe
d’étude qui remonte à 2005 je crois, début 2005 et même 2004 puisque
tout de suite après, je crois, nous avions demandé rendez-vous à Monsieur
le Ministre de l’Intérieur qui nous avait reçu d’ailleurs, c’était à
ce moment là, Monsieur Sarkozy et on avait essayé de lui faire partager
notre sentiment d’inquiétude, on avait quand même eu le sentiment que
il y avait eu de sa part compréhension et écoute […] Je voudrais bien Mr Leschi qu’avec
nous de temps en temps, vous acceptiez de douter sur le véritable respect
du droit des enfants qui sont dans des sectes comme les Témoins de Jéhovah
ou comme la Scientologie et que vous acceptiez de regarder en face cette réalité,
c'est-à-dire qu'aujourd’hui, oui, il y a des enfants en France, je ne
sais pas combien, ça je ne peux pas le dire mais il y a quand même un
certain nombre de milliers d’enfants en France qui, pour lesquels le
droit à la vie en société, le droit à l’accès à l’éducation dans toute
sa plénitude et son épanouissement n’est pas respecté, alors est-ce
que là-dessus on peut discuter ou pas et est-ce que vous acceptez de
penser qu’a partir du moment où on entrerait dans la véritable reconnaissance
des Témoins de Jéhovah comme un culte, c’est fini tout ça, c’est terminé,
il n’y a plus moyen de s’en sortir. Leschi Oui Madame la député. Moi j’applique un cadre juridique et je ne suis
pas en charge des décisions de justice. La question n’est pas celle
là, la question ce n’est pas de savoir si le Bureau central des cultes
reconnaît ou pas les Témoins de Jéhovah, je vous dis que tout ça était
tranché par la jurisprudence administrative, la deuxième chose que
j’aimerais vous dire c’est que si votre commission étaye un dossier
à charge avec des éléments précis, systématiques, des preuves qui
en plus pourront être transmis aux juges pour éventuellement des poursuites
puisque il y aura maltraitance à enfant, eh bien il y a aura là peut
être un début de dossier, pour l’instant on n’a jamais avancé de choses
précises ces dernières années, vous parlez des commissions locales,
bien évidemment les rapports remontent, à chaque fois tout ça remonte,
je constate l’imprécision, voilà ; maintenant s'il y a des adeptes
ou des anciens adeptes qui, à un moment donné, considèrent qu’ils
ont été spoliés dans leurs droits soit quand ils étaient mineurs,
soit quand ils étaient majeurs et qui engagent des procédures, eh
bien il y aura des condamnations et à ce moment là, on en tiendra
compte. […] Martine David Mr Leschi, juste un point, quand
nous constatons dans nos communes, pour certains maires, que, on fait
faire à des enfants, des adolescents du porte à porte, est-ce que vous
trouvez que c’est normal ? […] Est-ce que vous accepterez de
considérer que nous n’inventons pas tout ça, que c’est la réalité. Et
qu’en plus il n’est pas si simple de témoigner quand on a été adepte.
Est-ce que ça aussi vous voulez le regarder en face ? Et que peut-être
ça explique que certains éléments d’information ont un petit peu de
mal à remonter, parce que il y a des témoignages, il y a des anciens
adeptes qui ont des difficultés à engager des procédures juridiques,
c’est évident aussi, ça veut pas pour autant dire qu’il ne s’est rien
passé. Leschi Si vous voulez, je crois qu’il est difficile pour le Ministère de
l’Intérieur en tant que ministère de se substituer aux personnes pour
faire des dossiers qui incriminent d’autres personnes. Ce n’est pas
sa fonction je vous le rappelle. Par ailleurs il y a des institutions
qui sont faites pour ça. Si le défenseur des enfants qui existe, qui
a été mis en place, par exemple, m’envoie un dossier en disant, voilà
j’ai 50 cas à travers la France, j’ai 50 cas à travers la France d’enfants
témoins de Jéhovah qui manifestement ont été maltraités dans leur
jeunesse et qu’il l’envoie et que le dossier est étayé. Eh bien on
en tiendra compte, je vous dis pas que je n’en tiens pas compte, je
vous dis simplement que le bureau central des cultes, il n’est pas
en charge de procédures de ce type, il est en charge d’examiner du
point de vue du droit, du point de vue de la jurisprudence du Conseil
d’Etat, une demande formulée par une association. […] Alain Gest Oui
Mr Leschi d’abord permettez-moi de vous dire de manière très ..., très
directe que je suis très surpris, au-delà de vos propos, par, comment
dirais-je, la passion … que vous manifestez depuis votre arrivée ici,
au point même de couper la parole au Rapporteur. […] .. Du fait que vous êtes arrivé
ici dans un état d’esprit de … extrêmement défensif, c’est le moins
qu’on puisse dire, vous venez
de nous faire une déclaration qui effectivement prend une importance
considérable et je vous laisse … mesurer le formidable appel d’air que
ce genre d’annonce va susciter en ce qui concerne d’autres mouvements,
quand la presse qui est présente ici aura porté à la connaissance générale
ce que vous venez d’indiquer. […] Si des tas de groupes, de commissions d’enquête, de missions, se sont
réunis depuis bientôt 25 ans maintenant et ont eu des difficultés
à caractériser les choses, c’est pas tout à fait un hasard et c’est
la raison pour laquelle ça mérite, de mon point de vue, d’avoir un
regard particulier. […] Leschi
[…] La deuxième chose que je
voulais dire, c’est que nous avons agi avec une très grande prudence
puisque, je vous l’ai dit, en ce qui concerne les Témoins de Jéhovah,
c’est plus de 10 ans de procédure, 10 ans de procédure, et que tout
ça a d’abord commencé par des refus quasi-systématiques, quasi-systématiques,
et c’est le juge administratif, c’est le Conseil d’Etat, qui a obligé
l’administration et le Ministère de l’Intérieur à changer sa pratique
administrative. Fenech ? :
C’est faux, c’est faux, Mr Leschi, vous ne pouvez pas dire ça. Leschi
Pourquoi ? Fenech Parce
que le Conseil d’Etat n’ jamais dit cela. Le Conseil d’Etat a confirmé
quelques décisions de quelques tribunaux administratifs qui exonéraient
fiscalement, mais jamais le Conseil d’Etat a dit que les Témoins de
Jéhovah ne troublaient pas l’ordre public et devaient
être considérés comme un culte à part entière. Jamais. Il faudra
me produire cette décision, il n’y a pas de décision du Conseil d’Etat
qui ait dit cela. Donc, ne dites pas ce qui n’est pas. M. Leschi Monsieur le Député, Monsieur le
Président, si un des critères pour accorder les bénéfices de la loi
de 1905, c’est justement qu’il n’y ait pas de trouble à l’ordre public.
Donc si le Conseil d’Etat nous dit, eh bien, cette association, vous
avez eu tort puisque nous la justifions, à chaque fois nous avions
justifié le refus justement parce qu’il y avait un trouble à l’ordre
public, si à chaque fois le Conseil d’Etat, dans 3, 4 décisions, nous
dit : « bien non, votre appréciation du trouble à l’ordre
public comme le fait qu’il existe un trouble à l’ordre public est
fausse », ça s’appelle une jurisprudence. Donc, on peut continuer
de dire, eh bien vous refusez, et puis après on se fera de nouveau
… reprendre par le Conseil d’Etat. Donc, pendant 10 ans, nous avons
motivé le refus du bénéfice des articles 200 et 238 pour les associations
Témoins de Jéhovah en expliquant qu’elles constituaient un trouble
à l’ordre public Plusieurs fois, le Conseil d’Etat nous a dit :
« Non, appréciation erronée de l’autorité préfectorale. »
Ça s’appelle une jurisprudence, alors, ou sinon je ne sais pas de
quoi on parle. Et par ailleurs… […] Leschi Ce que je vous dis, c’est que pour l’instant, je constate qu’il y
a systématiquement imprécision des faits … impossibilité d’avancer
des décisions de justice et que je ne suis pas en droit de me substituer
à cette absence de preuves. Manque
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