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CAP
LC 2006
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Commission
d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et
aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et morale des
mineurs
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Analyse de CAP
pour la Liberté de Conscience 1) Introduction « … Si des tas de groupes,
de commissions d’enquête, de missions, se sont réunis depuis bientôt
25 ans maintenant et ont eu des difficultés à caractériser les choses,
c’est pas tout à fait un hasard… », déclaration d’Alain Gest
le mardi 17 octobre 2006 lors des auditions de la commission d’enquête.
Qui mieux qu’Alain Gest, ancien
président de la première commission d’enquête sur les minorités de convictions
en 96, peut annoncer plus clairement l’échec de cette vaste campagne
financée sur les fonds publics, pour dénigrer les minorités de conviction
en France ? Comme vous le lirez ci-dessous,
lors des auditions de plusieurs représentants ministériels témoignant
sous serment, les chiffres démontrent que l’appartenance à une minorité
de conviction ne génère en rien un comportement répréhensible. Alors pourquoi une poignée de
députés : Jean-Pierre Brard, Georges Fenech, Philippe Vuilque,
ont-ils mis en place en un temps
record une nouvelle commission d’enquête dont
les auditions se sont terminées le 24 octobre 2006 ? Complètement aveugles à l’apport des minorités spirituelles
à la société, ils n’ont de cesse que de s’attaquer à ces mouvements. Après la liste « noire » des mouvements de 1996,
après la loi dite « About-Picard » de 2001 (version modernisée
de la loi du plagio de Mussolini), la nouvelle « piste » pour
pourchasser les minorités de conviction consiste à reculer le délai
de prescription comme vous le verrez dans les déclarations ci-dessous. « Note : Jean-Pierre Brard et Georges Fenech, sont à la fois
membres de b) Compte Rendu de « Le rapporteur [de
la commission des lois Georges Fenech] a enfin expliqué que l'intervention
du Parlement était nécessaire et qu'il n'était pas possible de se contenter
des rapports de
« Sans vouloir m’avancer sur les conclusions
de nos travaux, je pense au problème de la prescription : on
peut imaginer la faire partir de jour de la majorité de l’enfant. » « Alors, pour l’avenir,
y a t'il des modifications de législation à apporter ? Bon, la
législation est toujours perfectible, notre législation est déjà complète,
complexe, ancienne, solide ; il y a un vrai problème qui se pose
et vous-même [Georges Fenech] l’avez évoqué je crois dans une interview
ou dans … votre discours à l’assemblée, c’est celui de la prescription. » - Ensuite les questions des
membres de la commission « orientent » les réponses des personnes
auditionnées audition Charline Delporte, présidente
de l’ADFI Nord « Justement, je me permets
de vous interrompre sur ce point particulier. Est-ce que vous ne
croyez pas qu’en la matière, il y a un problème de délai de prescription ? » f)
Philippe Vuilque, rapporteur, mardi 3 octobre 2006, audition
de Michel Duvette « Ensuite vous parliez de
considérer que la législation d’aujourd’hui est satisfaisante. Est-ce
que vous ne pensez pas quand même qu’en matière de prescription pénale
il y a un sujet, je posais la même question à votre intervenante précédente,
aujourd’hui est-ce que vous ne croyez pas que concernant les enfants
victimes de dérives sectaires les règles de l’article 7 du code de procédure
pénale, c’est à dire un délai de prescription de 20 ans concernant les
victimes d’abus sexuelles dans l’enfance ou leur adolescence ne serait
pas un outil supplémentaire dans la lutte contre les organisations sectaires ? » […] « Bon, et vous avez quand
même dû y réfléchir un petit peu. Ma question est précise, je vous demande
une réponse précise. Est-ce que vous pensez que si sur le sujet nous
avançons et que nous adaptons les délais de prescription, ça vous
sera utile ou pas ? » audition
Maître Line N’Kaoua « Oui, maître, j’ai une question très
précise à vous poser concernant la prescription pénale. Concernant les
enfants victimes de dérives sectaires, est-ce que vous ne pensez
pas que la prescription pénale de l’article 7 du code de procédure pénale
qui consiste à augmenter les délais de la prescription pénale de 20
ans à compter de la majorité des personnes victimes d’abus sexuels dans
leur enfance ou leur adolescence, est-ce que vous pensez qu’il y aurait
une adaptation de cette prescription pénale aux enfants victimes de
sectes ? Vous la praticienne, qu’est-ce que vous pensez éventuellement
de cette application de l’article 7 du code de procédure pénale sur,
encore une fois, la prescription pénale ? » audition
Jean-Olivier Viout « Sur cet arsenal législatif,
sous réserve de ce que vous nous avez dit concernant l’article 375 du
code civique qui, effectivement a oublié les grands parents, nous
nous posons la question sur les délais de prescription. Pensez-vous
qu’il serait souhaitable de faire courir, vous qui êtes un praticien
du droit, les délais de prescription des crimes ou délits commis contre
les mineurs en milieu sectaire à partir de la majorité de ces
derniers ? » audition
Jean-Marie Huet « Monsieur le Directeur,
deux voire trois questions complémentaires à celle du président, considérez-vous
que nos outils législatifs sont suffisants, est-ce que vous ne pensez
pas qu’il faut modifier à la marge ? J’ai deux exemples précis
qui alimentent notre réflexion. Conviendrait-il de modifier en faveur
des enfants victimes des dérives sectaires les règles actuelles de prescriptions
pénales, en les alignant, par exemple sur les dispositions de l’article
7, dernier alinéa du code de procédure pénale, lequel ouvre un délai
de vingt ans à compter de la majorité des personnes victimes d’abus
sexuels dans leur enfance ou leur adolescence. Pensez-vous qu’il faudrait plutôt
faire courir ce délai de prescription d’abus de faiblesse à compter de la sortie de la secte ? Parce que beaucoup de personnes
auditionnées nous indiquent que la personne qui sort d’une secte, l’ancien
mineur qui devient majeur a du mal à se restructurer et malheureusement
les délais de prescription empêchent quelque fois de porter plainte
et d’engager l’action publique, première difficulté. » Au-delà
de ce tir nourri de questions orientées qui n’ont pour but que de faire
dire aux personnes auditionnées ce que les membres de la commission
voulaient entendre, les représentants ministériels ont apporté des éléments
factuels qui démontrent l’inutilité de la démarche et peut-être par
là même un gaspillage de temps et d’argent préjudiciable aux autres
travaux parlementaires. Audition de madame Claude Delpech, présidente
de l’Association AFSI (Alerte faux souvenirs induits) La commission : « Madame, la commission serait
particulièrement intéressée d’auditionner une victime qui si c’est possible, qui reconnaît aujourd’hui
qu’elle s’est fait entre guillemets, qu’elle s’est fait manipuler, pour
qu’on puisse avoir un témoignage, de cette personne pour qu’on puisse
démêler un peu l’écheveau et la manière dont les choses se passent pour
la victime en particulier. Alors je ne sais pas si c’est possible,
parce que c’est délicat, mais je pense que pour nous, pour nos travaux,
c’est très intéressant d’entendre une victime. Mme Delpech : « Monsieur le rapporteur, si
j'avais une victime, je vous l'aurais amenée, parce que c’est ce
que nous attendons tous, nous parents accusés, qu’un jour une jeune
femme ait une étincelle, une étincelle de, comme dirait quelqu’un que
je connais bien, le déclic qui ferait qu’elle l’aurait suffisamment...
elle se serait dit mais oui c’est vrai je me suis fait manipulée d’abord,
d’abord. La commission : excusez-moi mais aujourd’hui
donc vous n’avez pas... Mme Delpech : personne La commission : .. de victimes Mme Delpech : aucune » Audition de Madame SANCY
du bureau des affaires Judiciaires de la législation, Directeur de Madame SANCY « … Il y a trois
ans, nous avons réalisé auprès des juges des enfants, et on revient
toujours sur les mêmes questions, mais c'est vrai aussi, nous avons
réalisé auprès des Juges des enfants une enquête de manière à pouvoir
aussi, nous, essayer de cerner un petit peu, statistiquement, ce que
… pouvait … représenter la problématique sectaire dans le travail des
magistrats et dans le travail des éducateurs ; c'est vrai que cette
problématique est extrêmement marginale par rapport à l'ensemble des
autres problèmes que notre direction est amenée à gérer pour ces mêmes
mineurs : des problèmes de violence, des problèmes de déscolarisation,
des problèmes d'insertion professionnelle, des problèmes de difficultés
familiales et il y a aussi tous ces aspects là à prendre en compte … La
partie [qui intéresse la commission] qui est traitée
par les juges des enfants correspond à 0,14 % de l’activité du juge. » […] Madame SANCY « Oui, sauf que
en 2003-2004 lorsque on a mené cette enquête, on a recensé 192 dossiers
et pas un de plus ouverts pour une problématique sectaire et encore
direct ou indirect … il y avait même un certain nombre de dossiers pour
lesquels la problématique était indirecte … c'est-à-dire que l’on n’était même pas sûr qu’elle
avait une influence directe sur ce qui avait été mis en cause. Duvette A titre de comparaison … au
titre de l’enfance en danger, les juges des enfants sont saisis de
l’ordre de 120 000 … jeunes nouveaux chaque année. » Audition de Jean-Yves Dupuis
et Pierre Polivka, inspecteurs généraux de l’éducation nationale Jean-Yves Dupuis « . . . nous avons lancé,
Mr Polivka et moi-même, une enquête auprès de tous les Inspecteurs d’Académie
très rapidement, en prévision de notre passage devant cette commission.
Or pour l’année scolaire écoulée
nous avons ... les inspecteurs d’académie ou les recteurs, ont procédé
à 19 000 signalements … enfin disons ... 19 000 signalements
auprès des Procureurs de … qui semblerait montrer tout
de même que pour nos inspecteurs d’académie et nos recteurs, dans ce
domaine là, ce ne sont pas vraiment les sectes qui les inquiètent. » […] Jean-Yves Dupuis …l'activité de Audition de Françoise Le
Bihan, Directrice adjointe du service des Français à l’étranger « … Il y a deux cas, un cas qui a défrayé la chronique…
c’est le cas de madame Guettliff au Canada et de ses enfants, et un
autre cas dont je tairai le nom ; c’est le cas d’un père qui a
vu son enfant partir en Suisse, un enfant qui est
victime d’une secte … qu’on appelle, je ne sais pas si c’est
le nom de la secte, mais qui pratique l’instinctothérapie. … ce sont les deux seuls dossiers que nous avons actuellement
vivants où il y a un rapport
avec une secte et encore un rapport … Donc, dans la connaissance
des dossiers que nous avons actuellement en cours… Georges Fenech Vous avez uniquement ces deux cas, actuellement ?… Françoise Le Bihan Uniquement ces deux cas… […] … lorsque j’ai demandé au service de rechercher, de me faire
ressortir les dossiers qui pourraient intéresser … il y a probablement moins de cas qu'on ne pourrait
penser. » Audition
de Mr Leschi, Chef du Bureau central des cultes du Ministère de
l’Intérieur « …
[…] […] « … la stigmatisation de mouvements comme les
Loubavitch ou Les Frères de Plymouth risque de faciliter le passage
à l'acte de personnes qui auront bon jeu de se couvrir d'une bonne conscience
anti-sectes pour justifier leurs actes de malveillances ou antisémites.
A ce titre, nous voyons augmenter les agressions contre les Témoins
de Jéhovah. Autrement dit, je crains fort que cette stigmatisation,
ce type de dénonciation ne constitue à terme des troubles à l'ordre
public ou pour le moins, des manifestations d'intolérance à l'égard
de l'une des libertés les plus fondamentales de tout homme et de tout
citoyen, la liberté de conscience». Audition
de Etienne Madranges, directeur de la jeunesse et de l’Education
populaire au ministère de « Les signalements
qu'on aurait le plus, je dirai… ce sont des élus locaux. Alors, ce sont
des maires de communes rurales, ayant sur leur communes … alors soit
sous tentes ou alors dans un chalet... une école privée, peu importe
ou une colo... disant : « oh,
c'est bizarre on a vu des tentures, --- ou peut-être --- une procession.
Donc ils nous sollicitent ; immédiatement on diligente
une enquête, j'ai en moyenne
un cas par an ; donc cela fait
environ 2-3 cas depuis que je suis là ; là aussi l'inspection n'a rien
donné. Donc c'est difficile. » Alors la question se pose : cette poignée de parlementaires
alimentant ce mythe en multipliant les travaux parlementaires et les
déclarations publiques outrancières, agit-elle à des fins idéologiques
ou pour défendre des intérêts personnels à ce jour non révélés ? |
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